‹ Histoire de MontesquieuChapitre 197 sur 274 · Lettre de Montesquieu, 12 mars · texte numérisé non relu

Lettre de Montesquieu, 12 mars

4. SsiyovLX, Dix-huitième siècle ù V étranger, Paris, Didier;— GauU lieur, Etudes sur l* Histoire littéraire de la Suisse française ^ in-8. Genève, 1856.

entré chez moi et m'a parlé de Thonneur qu'on veut faire à moQ livre, en Ecosse, de l'y imprimer ^..

A la lecture des deux chapitres où V Esprit des Lois donnait aux Anglais un compte rendu de leur propre constitution si judicieux et si piquant, si vrai et si nouveau pour eux-mêmes, lord Chesterfield après l'avoir lu pour la troisième fois, écrivit à Guasco * :

C'est dommage que M. le président dé Montesquieu, retenu sans doute par la crainte du ministère, n'ait pas eu le courage de tout dire. On sent bien, en gros, ce qu'il pense sur certains sujets ; mais il ne s'exprime point assez nettement et assez fortement : on eût bien mieux su ce qu'il pensait s'il eût composé à Londres et qu'il fût né en Angleterre.

« Les papiers publics nous apprennent qu'on déchire « M. de Montesquieu en France^ disait une dame « anglaise. Que n'a-t-il écrit ici, on lui eût érigé une « statué ' . »

Enfin le succès allait venir à Montesquieu dans son propre pays.

Dès 1749, un conseiller au parlement de Dijon, publia V Esprit de /'Esprit des Lois : excellente brochure, qui se vendit à deux éditions et excita la curiosité en faveur du livre défendu.

1. HUl Burton, Life and correspondance of Hume, London, 1848, t. 1, p. 305 et 456.

2. Helvétius, De V Esprit, Londres, 1780; — Lettre de Montesquieu du 12 mars 1752, Discoun iv, ch. IV.

Page 1