‹ Histoire de MontesquieuChapitre 210 sur 274 · LE TRIBUNAL DB L'INDEX · texte numérisé non relu

LE TRIBUNAL DB L'INDEX

habileté et promit de donner une édition corrigée de son livre. La Sorbonne alors suspendit sa censure. Enfin Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, intercéda en faveur de Montesquieu, qui partit pour Bordeaux, abandonnant au prélat et aux docteurs la rédaction du traité de paix.

Mais le rédacteur janséniste des Nouvelles ecclésiastiques avait dénoncé Y Esprit des Lois à la Congrégation de V Index,

Il existe, sous ce nom, à Rome, une commission de théologiens, dits consulteurs, instituée par le Concile de Trente, nommée par le Pape et présidée par un cardinal. Son devoir est de dresser la Uste des livres contraires à la foi et dont la lecture est défendue aux catholiques, donec corrigantur.

Ce tribunal chargea d'examiner Y Esprit des. Lois \m de ses membres, appelé monseigneur Bottari, dont la droiture et l'érudition étaient connues. Aussitôt le duc de Nivernais*, qui était ambassadeur de France à Rome, et qui avait beaucoup vu Montesquieu chez madame de Rochefort à Paris, s'émut et chercha à empêcher que l'ouvrage de son compatriote et ami fut condamné.

Son premier soin fut de mettre dans ses intérêts un des membres les plus éclairés et les plus savants du sacré collège, le cardinal Passionei '^, qui était en général prévenu contre les ordres religieux. Avec cette re -

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