‹ Histoire de MontesquieuChapitre 216 sur 274 · LE PAPE ET L'ESPRIT DES 1.0IS. 29.J · texte numérisé non relu

LE PAPE ET L'ESPRIT DES 1.0IS. 29.J

venait d'écrire, le 28 septembre 1748, àTantiquaire Muratori * :

L'inquisiteur d'Espague a interdit les ouvrages de feu le cardinal Noris. Je lui ai dit qu'on ne devait pas censurer les livres d'un grand homme, quoiqu'il s'y trouve des choses répréhensibles et qui mériteraient d'être relevées dans un auteur vulgaire. Pour me faire mieux comprendre, je lui aï rappelé qu'on n'avait mis à Vlndex ni les Bollandistes, ni Tillemont, ni Bossuet, ni vous...

Au mois d'avril 1731, monseigneur Bottari, pour quelque motif qui échappe encore, fut remplacé par monseigneur Aimaldi, secrétaire des lettres latines et homme véritablement instruit, sur le compte duquel l'ambassadeur* écrivit à Montesquieu :

Je sais même qu'il est admirateur de votre ouvrage, et je le lui ai entendu dire publiquement dans le temps où il ne pensait pas être chargé de le rapporter. Outre cela, il est mon ami. Cependant il ne faut pas espérer que son jugement soit favorable, parce que la crainte de passer pour tolérant aura sur lui plus de force que sa propre opinion; mais il m'a promis qu'il procéderait avec beaucoup de circonspection, par où nous gagnerons encore du temps, et c'est tout ce que je puis.

Qu'allait-il résulter de ce procès intenté à Montesquieu? On se rappelle peut-être ce qui était arrivé en 1580, dans un cas pareil, à son plus illustre compa-

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