‹ Histoire de MontesquieuChapitre 245 sur 274 · LA VRAIE VIE DE MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

LA VRAIE VIE DE MONTESQUIEU

table vie d'un grand homme ne commence qu'à sa mort. Car le caractère le plus marqué du génie et sa puissance réelle est d'intéresser la postérité, d'agir sur le sort des peuples et de contribuer à leur civilisation.

Montesquieu posthume.

On ne sait si les querelles du parlement avec le clergé avaient absorbé toute l'attention, ou si les œuvres de Montesquieu étaient tombées en oubli, mais sa mort parait avoir passé inaperçue en 1753'.

D'ailleurs, il faut convenir que notre publiciste n'entra pas de suite dans la postérité. Sans doute les Académies* dont il était membre firent son éloge, les journalistes^ de sa connaissance annoncèrent à leurs lecteurs la perte qu'ils venaient de subir, et plus d'un enthousiaste^ composa des vers à sa louange.

1. Grimm et Diderot, Correspondance^ édit. Toarncux. Paris, Garnler, 1877, t. Il ; — Dizé, Vie de d*Arcei, an X, in-8. — Lellre de madame d'Aiguillon à Pabbê de Guasco, dans les Lettres familières de Montesquieu, édit. 1767« — Madame du Hausset, Mémiites, édit. Baudoin, in 8, 1823, p. 139.

?. Académie française; — Académie de Berlin; — Académie de Stanislas.

3. Fréron, Année littéraire^ 1755 ; — Mercure de France, ibid ; — Evening Posr, ibid.

4. Piron, OEuvres; — Ximénès, Essais de quelques genres divers de poésie; — Turben, Sur la mort de M, le président de Montesquieu, mon illustre protecteur. Toulouse, 1755, pièce; — BonneTal, Jnn^e

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