II INTRODUCTION
royauté assumait la responsabilité du gouvernement et que rÉtat c'était elle.
Peu à peu quelques familles nobles, instruites par l'exemple et désirant occuper leurs loisirs d'une façon élevée, prirent part au maniement des affaires; le mal ne parut pas trop encore.
Dans la troisième période, le pouvoir tomba entre les mains des classes riches qui, faute de traditions, eurent pour se guider l'étude de l'histoire, l'expérience des choses, des hommes et de l'argent.
Aujourd'hui, grâce à la suppression du cens, chacun est électeur et veut être député, sénateur, ministre, voire président de la République. Jamais la nécessité de connaître les questions sociales n'a été plus urgente; car le suffrage universel, sous peine d'être une force numérique, a pour condition préalable l'instruction primaire.
Cette étude nous permet d'avoir un jugement sur les institutions nationales, nous apprend l'importance de nos devoirs et de nos droits, nous empêche d'être le jouet des tyrans qui sont des sophistes et des sophistes qui seraient des tyrans, nous commande le dévouement à la patrie et nous enseigne l'amour intelligent de l'humanité.
Allons donc à cette école, et appliquons -nous à qui saura le plus vite le nouveau métier, le métier de citoyen.