‹ Histoire de MontesquieuChapitre 71 sur 274 · Mercure de France, septembre · texte numérisé non relu

Mercure de France, septembre

3. Œuvres de Montesquieu. Paris, Plapsao, 1796, 5 vol. in-4®, 4« vol. Anecdotes,

cent écus, répondit aussitôt le correspoindant. Ne vous pendez pas, mon cher Sully, et venez me voir. »

Cette bonne action, qui honore tant son auteur, n'a été révélée qu'après sa mort, par sa fille. Vous demandez d'où vient une telle discrétion de la part de Montesquieu? La réponse est peut-être dans cette observation de lui : a La timidité a été le fléau de ma

vie. * »

On aimerait à savoir que cette générosité a sauvé Sully, mais rien ne préserve un inventeur de son sort ; celui-là mourut, deux ans après, dans la misère, selon l'usage.

Cependant Montesquieu demanda et obtint un congé de l'Académie. Les difficultés furent plus grandes au Parlement. Ses collègues, pour le retenir sans doute, le chargèrent, comme on l'a vu, du discours de rentrée ; ils le prièrent de plus de remplir momentanément la place du premier président, vacante par la mort du titulaire. A quoi il obtempéra. Mais l'intérim ne pouvait être long. Voici la mercuriale inédite qu'il prononça en installant son successeur définitif. Elle fait partie de la bibliothèque Cousin et m'est donnée par M. Barthélémy Saint-Hilaire, qui malgré son talent, a peut-être un peu exagéré les emprunts que Montesquieu a faits à Aristote, son auteur favori^.

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