DISCOURS DÉ RÉCEPTION
parti de prévenir les tracasseries est toujours le plus prudent.
Cardinal de Fleurt^ » .
Après avoir lu cette lettre, c rAGadémie, assem-
c blée au nombre de sei^e, a procédé au second tour
< de scrutin pour l'élection d'un académicien à la
€ place de M. de Sacy, et M. de Montesquieu y a eu
c la pluralité des suffrages. » Je donne le texte de ce
procès-verbal, parce que le premier ministre écrivit à
son sujet, à l'abbé Dubos.
Marly, 8 janvier 1728.
ce ... Puisque rAcadémie a trouvé, Monsieur, que le registre disait tout ce qu'il fallait pour Félection de M. de Montesquieu, j'approuve que vous n'ayez point fait usage de ce que je vous ai marqué à cette occasion.
« Je vous prie de croire, etc.
Gard, de Flbury*. »
Enfin Montesquieu était de l'Académie; il ne s'en fallait plus que de la séance de réception qui fut fixée
au 24 janvier, tambour battant.
Son discours fut un véritable panégyrique de M. de
Sacy, de Richelieu € qui tira du chaos les règles de la
c monarchie, qui apprit à la France le secret de ses
« forces, à l'Espagne celui de sa faiblesse, ôta à l'Alle-
c magne ses chaînes, lui en donna de nouvelles,
« brisa tour à tour toutes les puissances. . . du cardinal
1 . Dupont White, Mélanges historiques , liuéraires et archéologiques. Beau vais, in-18, 1847, pp. Cl et 62.