MONTESQUIEU ET CHAUVELIN
Le trajet avait lieu à petites étapes. Les voyages, moins rapides, étaient plus instructifs : on observait et on causait le long du chemin*
Un jour, Montesquieu, découragé par les déboires qu'il avait éprouvés en France, écrivit au cardinal de Fleury et au ministre des a&ires étrangères, son ancien concurrent à T Académie, afin d'être nommé à quelque poste diplomatique ^ Il fit même renouveler sa demandé par l'abbé d'Olivet, auquel il mandait ; < Les « raisons pour qu'on jette les yeux sur moi sont c que je neisuis pas plus béte qu'un autre ; que j'ai € ma fortude faite, et que je travaille pour l'honneur, c et non pas pour vivre; que je suis assez socia* c ble, que j'ai beaucoup travaillé pour m'en rendre « capable. . . » On lui répondit d'une façon qui ne le satisfit pas^. Tant mieux ! Le plus habile traité diplomatique vaut-il le moindre chapitre de Y Esprit de$ Lois^?
Le 10 mai 1 728, Montesquieu fut à Vienne, La cour