Le 10 mal 1728. Voir sa Correspondance
2. M. Faogère, direeieur des archivea au miaiatère dea aflEkirea étrangères me fournit complaUamoient cette indication :
« le chargé d'affairet au minUtre^ 12 juin 1723, à Vienne.
c J'ai reçu la lettre dont il a plu à Votre Grandeur de m*honorer le 30 du mois passé, avec... une lettre pour M. le baron de Montesquieu que je lui ai envoyée sur-le-champ à Presbourg, en Hongrie, où il est depuis quinze jours... 9
3. Quos estime, etiamsi qui ipsi rempublicam non gesseriot, tamen quoniam de republica multa qucesierint ae scripserint, funetos esse aliquo reipubUeœ muoere. Cicero, de Republica, § vu.
de Charles VI était alors la seule de TAUemagne qui eût des goûts artistiques et littéraires. Le nouvel arrivant y fut reçu comme il le méritait et s'y plut comme il le devait. Ses principales relations furent les marquis de Breil et de Prie, les comtes d'Harrach, de Staremberg et Kinski, le prince de Lichtenstein, le duc Charles-Emmanuel, héritier présomptif du trône de Savoie, qui trouva peut-être dans ses entretiens avec notre voyageur Tidée de ses constitutions, et le médecin belge Van Swieten, censeur des livres de l'Autriche, qui devait empêcher V Esprit des Lois d'être défendu à Vienne*. L'oracle du pays était le prince Eugène, ancien français, aussi grand capitaine que grand politique. Montesquieu lui était recommandé par le duc de Bouillon ^ et avait écrit autrefois de lui dans un journal important^ : « Il y a des mérites qui « portent à l'émulation et qui ne sont pas au-dessus « de l'exemple ... Le prince Eugène a fait des généraux « en Europie... »
Les entrevues de ces deux hommes supérieurs furent fréquentes. Le Coriolan sans pitié demanda, une fois, à son interlocuteur, en quel état étaient les affaires de la Constitution en France. « Le ministère prend « des mesures pour éteindre peu à peu le Jansénisme. « — Vous n'en sortirez jamais. Le feu roi s'est laissé