‹ Histoire de MontesquieuChapitre 88 sur 274 · MONTESQUIEU ET CHESTERFIELD · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU ET CHESTERFIELD

« engager dans une affaire dont son arrière petit-fils « ne verra pas la fin *. »

De Vienne, Montesquieu passa en Hongrie, contrée riche et fertile, habitée par une noblesse « qui, dit-il^, « s'indigna contre TAutriche, oublia tout pour la défi fendre et crut qu'il était de son devoir de périr et de « pardonner, » et par des peuples semblables aux esclaves chez les Germains. D'après Montesquieu', « ils n'avaient point d'office dans la maison ; ils ren- « daientà leur maître une certaine quantité de blé, de « bétail ou d'étoffe : l'objet de leur esclavage n'allait a pas plus loin. » C'était la vie féodale du moyen âge avec son dévouement au souverain et sa langue latine. Il a écrit avec soin cette partie de ses voyages*.

Les événements politiques l'obligèrent de s'arrêterà Belgrade, en route pour la Turquie. Il rebroussa chemin et traversa l'IUyrie ^

A peine en Italie, le hasard mit sur ses pas un honmie qu'il avait peut-être connu au club de Y Entrer, sol, Mylord Chesterfield. Ces messieurs convinrent de voyager ensemble. Quoi déplus naturel? Ils étaient nobles, riches, à peine mariés, d'une érudition étendue, d'une conversation agréable, d'une politesse charmante, d'un caractère solide, plaisant et curieux.

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