‹ Histoire de MontesquieuChapitre 89 sur 274 · Ibid., \iy, XV, ch. x · texte numérisé non relu

Ibid., \iy, XV, ch. x

i . Éloge historique de M. de Montesquieu, infra»

5. Bezenval, Mémoires, Paris^ Duisson, 1805,in-8,3 foK, p. 187.

Lieur différence était dans leur nationalité, dont ils parlaient sans cesse, l'un vantant avec vivacité l'esprit de ses compatriotes ; l'autre, avec flegme, le bon sens des siens'.

On arrive à Venise, le lundi 16 août 1728.

Des notes bien intéressantes devaient lui avoir été fournies par les deux hôtes les plus originaux de cette ville, les hommes^ qui connaissaient tous les secrets économiques et militaires de l'Europe.

On sait que Law a créé le crédit dans le monde et qu'il a été ministre des finances dans notre pays. Il n'avait conservé de ce passé que le goût des spéculations et un diamant assez beau. Sa vie se passait à faire des combinaisons aux jeux de hasard, à engager son bijou en cas de perte, et à le retirer en cas de gain. Il accueillit, avec l'indulgence d'un inventeur, l'auteur des Lettres persanes^ qui avait été sévère pour lui^, mais il ne convainquit pas le futur écrivain de Y Esprit des Lois^ qui devait le traiter encore pluâ sévèrement*. Montesquieu lui demanda un jour « pourquoi il n'avait pas agi comme le ministère an- « glais à l'égard des CJiambres, songé à séduire les

1 . Diderot, Œuvres complète»^ Ed. Tournem. Paris, Garnier, 1876, in-8. Lettre à Mademoiselle Voland, du 5 septembre 17C2, t. XIX, p. 127; — Bezenval, Mémoires; — (Grosley), Nouveaux mémoires ou Observations sur Vllalie, Londres, 1764, in-I2, t. H, p. 67. — Lettre inédite de Grosleyà Desmarest, datée de Venise, 4 août 1758. (Cabinet de M. Truelle Sainl-Évron).

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