XVI INTRODUCTION
deaux, enfin les manuscrits d'un avocat au Parlement de Guyenne, nonmié Bernadau, qui avait gardé note de toutes ses conversations avec les contemporains de Montesquieu.
Mon cabinet contient ses éditions originales, parues soit en France, soit à l'étranger, dans lesquelles se trouve sa première pensée. L'amour de mon sujet m'a fait acheter aussi toutes celles qui ont suivi, de son vivant ou d'après sa dernière volonté, afin de me rendre compte des exigences de la censure à son égard et des progrès de son génie.
De plus, beaucoup de ses productions sont égarées dans des recueils avec lesquels elles n'ont aucun rapport. Une grande quantité de pièces et de lettres non imprimées sont dans des dépôts publics ou entre les mains de MM. Etienne et Gabriel Charavay, Boutron, Prosper Faugère, Victor Cousin, Boilly, Feuillet de Conches, Dambry, Philippe de Saint-Albin, Truelle Saint-Evron, Stozzi et le comte Sclopis. Je les ai réunies, et j'ai appelé inédits non-seulement tous les morceaux non imprimés, mais tous ceux qui, émanant de Montesquieu, n'ont pas encore été publiés dans ses œuvres.
Ce long travail de recherches, de promenades, de collation, de méditation, n'a été qu'un plaisir pour moi; car il me paraît qu'ainsi j'ai obtenu un Montesquieu véritable.