Eloge historique du 1/. de iFontexquieu, infr
3, Hamel, Histoire de Juilly. Paris, Douniol, 1870.
AU COLLEGE. i^
telligencé par un écrivain * qui a laissé de côté les dépenses du pensionnaire et qui s'en est tenu aux renseignements relatifs à l'écolier.
« J'écris toujours avec plaisir lorsqu'il s'agît de parler de notre cher élève, qui est, à son ordinaire, le plus joli enfaut du monde. S'il ne grandit pas beaucoup, il a une tenue et des manières qui le font aimer de tous ceux qui le voient. Je l'ai fait habiller de drap gris de fer, couleur assez à la mode et qui lui sied on ne peut pas mieux. Je ne vous dirai rien de ses études, sinon qu'il est allé à rhétorique tout comme il a fait dans les basses classes. (3 décembre 1709.)
« Notre cher disciple est en bonne santé. Je lui ai donné les neuf livres de son oncle. J'ai donné ordre à la corde pour qu'il puisse s*y brandiller. S'il ne tient qu'à cela pour le faire grandir, je vous réponds d'une belle taille. (iO février 1710.)
« J'ai donné les cent sols à notre disciple pour se réjouir un peu, ces vavances. Le révérend père supérieur doit vous écrire pour ses études. Tout le monde croit qu'il doit doubler sa rhétorique, n'ayant point le jugement assez formé pour la philosophie; on croit même qu'il y aurait du danger, aimant l'étude autant qu'il le fait. Il se roidirait coûtre une science qu'il ne comprenait point, ce qui le mettrait hors d'état de rien faire le reste de ses jours. 11 n'est point de lui comme ilu reste des écoliers : au lieu de le pousser, il faut l'arrêter; il ne quitterait jamais les livres, si on le laissait faire. On en a vu un exemple, cet été, dans le temps où il se préparait à soutenir ses auteurs. (13 décembre 1710.) »
. La Brède quitta Juilly peu après.