‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 201 sur 269 · APOTHÉOSE DE MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

APOTHÉOSE DE MONTESQUIEU

que la contre-partie des critiques qui avaient d'abord assailli ï Esprit des Lois. Des deux côtés, ce n'étaient que personnalités sans mandat, et avocats sans responsabilité. Des individualités autorisées allaient le juger.

U Esprit des Lois devant les autorités religieuses: l'Assemblée du clergé,

la Sorbonne et le Tribunal de Vindex.

On sait que le clergé de France tenait, tous les cinq ans, des assemblées générales pour traiter les questions intéressant la religion. Il y en eut précisément une en 17S0. L'évêque de Sens, Languet de Gergy, à qui ses ouvrages de controverse avaient acquis une grande considération, fut chargé par ses collègues d'y faire un rapport sur un livre protestant dirigé contre les a immunités ecclésiastiques. 9 II proposa d'examiner en même temps l'ouvrage de Montesquieu ; l'Assemblée s'y refusa. ^

Cependant la même année, le l ®' août, la Sorbonne* nomma des commissaires pour examiner l'Histoire naturelle et l'Esprit des Lois.

Buffon a dit ' comme il en usa avec cette espèce

t. Grimm et Diderot, Correspondance^ ubi supra, t. 1 ; — Dom Devienne, Histoire de Bordeaux, in-é®, 1771.

2, Voir Dom Devienne, Histoire de Bordeaux , in-4o, 1771; — Nouvelles ecclésiastiques du 23 janvier 1752.

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