Genève^ chez Burilloi el OU, 3 vol. in
3. Goslave Brunet, Discoars du 2 décembre 1847, à TAcadémle de Bordeaux, dans les Actes de celle Académio.
Montesquieu avait trouvé une de ses voies : Téconomie politique. Ce morceau le fit sans doute remarquer du club de YEntre-soly et lui attira l'estime de beaucoup de ses membres qui étaient de l'Académie française.
Comme on le voit, c'était un siège en règle. 11 avait déjà les gens 3e lettres par le moyen que je viens de dire, et la cour par mademoiselle de Clermont ; il ne lui restait plus qu'à faire partie du salon où se faisaient les élections de l'Académie, car il y en a toujours un.
La marquise de Lambert ' était la fille d'un maître en la Cour des Comptes de Paris, la bru du joli voyageur Bachaumont, la correspondante de Fénelon, l'auteur anonyme des ^4t;ts d'tme mère, et la veuve d'un lieutenant général des armées du roi, gouverneur du Luxembourg. A la mort de son mari, après avoir bien élevé ses enfants, l'idée lui vint, pendant les austé^ rites de Louis XIV et les orgies du Régent, pour lutter contre l'introduction du café et la passion du jeu, d'offrir l'hospitalité à la causerie bienséante, vive, juste, fine, ingénieuse, délicate, un peu cherchée, moraliste et littéraire. Elle était noble, riche, âgée, instruite. Son salon fut composé de gens de condition, meublé avec un luxe qui ne préjudiciait pas aux malheureux, gouverné avec le tact le plus expérimenté,
1. Née en 1647| morte en 1733. Vfreiire de France ^ 1733, Arliclu de Fontenelle ; — Journal de Barbier^ Paris, Gharpeniler, 1860, t. Ul, sur le lamberlinage.