MONTLDÇON ATT« XV* ET XVI* SIÈCLES
■ Im ehirrallM à beuh, qui évm du chsviux, mnleli ot sutras anfmaax do valAtures,
* u pr^nUnts i charrier te sable, la oliauN, les pierres, le bols et autres matériaux
< ndconairea pour l'édiltoe, votre Jusques aux femmes et enfaoLs qui s'efforçaient, c chacun selon son petit pouvoir, A porter le mortier et servir les massons.
■ Hais comme les fondements furent jetez et les murailles desjà un peu eslevées « hors de terre, le diable, ennemy de tout bien, alluma le flambeau d'envie en
■ l'entendement des moynas dn pHearé et parroehlaladefiatnt-PIerre qui estimèrent a que, par la dévotion et vie exemplaire de ces Douvaanx religieux si auslaire, leur « renommée serait du tout obaounie, lei «umoanas, offrandea, sépultures et autres « obvenliou qui loulniont vBPir I leur égllie toroient Tort dimiDuéi, d'où ils en « Hfltirotent un grand dôtriment ; el pour oe, ili l'opposoiont & U pounuite di ee t nouveau couvant. Mais aux bellei premières formilitai de juitiu on leur oppou Hna
■ de non roocroir j «ur quoy, ila ont recours i leur abbâo da Menât, rioterpallint de ic les autboriser on leur opposition et de se joindre avec eux en ceste cause ; mai lui
< et eux furent condamnez par sentence de justice. Et pour co. lesdits moynes « se résolvent d'empescher !a continuation de ce sainct œuvre par voye de tâict, ( assistez de leurs officiers, serviteurs et autre racaille de peuple, viennent la nuici ( avec pioches et autres outils et mirent par terre les murailles f^scheinent falctes
■ et continuèrent qnelques temps ce mauvais dessain ; de sorte qu'ils démolissaient
■ la nulet ee que les massons avolent hll la jour précédent : voyre mesma en plein ( rnidy, ils venoient aggresser les mauœuvrM qui y travail loient, dont las ouvriers
■ ëtoient OAntrainola de tenir lia irmaa euprài d'eux sur leur attelier pour ae déffen- « dre de si vîoliiu insullaa..,,
« Maît Dieu luggâra aux habitants la résolution de rapouswr ceite rorao par ( force et les armes de l'envie par les armes de xèle : entres autres les bouchon de t la ville ontreprindrenl caste défante de leur propre mouvement ; i ces fin», tontes
■ les nuicta ils dressoient un grand corps de garde bien armé auprài des nouvelles
< murailles, avec bonnes sentinelles qui empeschaient tous autrea d'y approcher.
* D'où est que, du depuis, les bouchers de Montluçan ont esté réputei pour princi-
■ paux protecteurs, voire bons bienhicteurs de ce couvent. A ces Ans, lesdits boa-
■ chers donnent i dtsner splendidement quatre fois l'année aux religieux et ont la ( seconde table dn réfectoire distincte pour eux d'avec lesdits religieux.
« Et si auparavant il y a eu entre quelqu'un d'eux aucun différend, ils s'assem-
* blont apréa la disné dans une chambre en 1| présence du P. gardien devant lequel H ils disputent leur cause aur laquelle le dit P. gardien donne aa sontanee, laquelle « Btt rKeue des parties oomme ai o'sitoit no arrest da parlemant.
Ainsi qu'on le yoit, le monastère des Cordeliers fut assez rapidement construit : la diapelle âdiflée la dernière, fut coosaorée le 17 ianvier 1453, 80U3 le vocable de Saint-Sauveur. Le père Fédéré qui l'a visitée dit ;
■ qu'elle était non voûtée de pierres, mais seulement lambrissée de bois, et néan- € moins fort Jolie. >
Il «joute que :
■ le monastère a trois dortoirs fort longs et peuples d'un grand nombre de cham-
I bres, mais fort étroit, et lesditps chambres petites. Le ctoistrc est fort plaisant, a
I deux coings duquel il y a deux fontaines venant de la colline du vignoble pour la
« commodité de la sacristie et du réfectoire. Il y a plusieurs beaux etgrands jardins
a et un spacieux verger peuplé de bons arbres de tous fruicts •.
Reconstruction de l'Eglise Notre-Dame. — En 1453, fut recoDStruile l'église Notre-Dame, sur l'emplacement même du premier édifice religieux édifié à Montluçon.
La première église était d'un style roman-auvergnat, dont le type est assez répandu dans notre pays. Sa tourseute se maintenait intacte etsans fissure, lors de la reconstruction de cellequi devait prendre sa place. Quand elle eut lieu, c'est-à-dire en 1453, on remarqua que les assises, de différentes couleurs, étaient un moyen d'ornementation, et l'on fit diversion avec la pierre rouge de l'église par un mélange de petits blocs de grés de deux teintes différentes, dont on voit encore des traces.
Cette variété de pierres rouges, dont il est fait ci-dessus mention, est analogue à celles que l'on retire des carrières de la Grange-Gareau. Les restes de l'antique chapelle que l'on rencontre aux environs de Tison, la vieille église de Passât, les maçonneries primitives deTEgliseSaint-Pierre contiennent de cette pierre rouge&tre.
Au-dessus de l'autel de l'église Notre-Dame, que recouvraient les plus riches étoffes et que surmontait un petit dais, une mystique colombe balançait une chaîne d'argent et servait de tabernacle, d'après la coutume d'alors.
Charlesl" mourut enl456,à l'âge de 56 ans, laissantonze enfants dont six garçons et cinq filles. Son fils aine, la comte de Clermont, lui succéda sous le nom de Jean II.
En 1465, noire duc prit part k la Ligue du Bien Public, qu'il avait organisée de concert avec le duc de Bretagne, Charles de Berry, Dunois, les comtes d'Armagnac et de Dommartin, contre Louis XI, roi de France.
Louis XI assiège Montluçon. — Le roi de France parti de Tours, marche sur Montluçon qu'il considérait comme la seconde ville du Bourbonnais et y mit le siège. La garnison était sous les ordres de Jacques de Bourbon, descendant d'une branche cadette de la maison de Bourtion- VendAme.
La ville ne pouvait tenir contre ses ennemis et, lassée de combattre contre son roi, après un jour et une nuit, dit Louis XI, elle se rendit.
La garnison obtint de sortir « sauve de corps et de biens ; s Jacques de Bourbon et ses hommes d'armes promirent seulement de ne plus porter les armes contre le roi. Les villes voisines, gagnées par la manière dont le roi avait traité la garnison de Montluçon, lui déléguèrent des députés pour implorer sa bonne grâce et sa pitié, ce qu'il leur accorda.
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