‹ Histoire de Montluçon, d'après des documents inédits. Annexes: Montluçon industriel, l'antique cité féodale transformée en ville industrielle, 1840; notabilités montluçonnaises; environs de Montluçon; étude sur NérisChapitre 15 sur 113 · MÉCANISME DE L'INSTALLATION DES CONSULS · texte numérisé non relu

MÉCANISME DE L'INSTALLATION DES CONSULS

i4S4. — « A tous.... Hélion Boudet, lieutenant de Monsieur le Chastellain de

• Montluçon, savoir faisons que par devant nous.... se sont présentez et comparus

■ en leurs personnes maislre Jelian Autort, licencié en lois, Gtibert Tixier, Jehan de « Lion et Guillemin Haignou, consullz de ladicte ville de Montlugon en l'année finit

■ a la feste de Toussains dernier passée. Leaquelx nous ont exposé en la présence

■ de Guillaume Des Cloux, Guillaume Cbarles, Simon Leboix et Guillaume Prugnaud, « que par l'advis et délil)ération de la plus saine partie des habitans de ladicte ville

■ pour ce assemblez en la maison du consolât d'icelle ville, lesd Des Cloux, Charles I Lebois et Prugnaud, ont esteuz pour estre consulta, de lad. ville pour ceste année « présente finissant à lad. festo de Toussains prochain venant. Pourquoi Icsd. Aulorl,

• Tixier, De Lion et Haignon les nous ont présenter pour y estre receuz comme il

< est accousiumé de foire en tel cas> Et auprès que nous leur avons fait faire le

• serment accoustumâ de faire, ilz ont été receuz par nous à estre consulz de lad.

• ville de Montluçon pour lad. année finissant à lad. feste de Toussains prochain t venant ; et ils ont prinsen eulx la charge pour lad. ville dont lesd. parties nous

< ont requis ces présentes que leur avons octroyées pour leur valoir en temps et

• lieu ce que de raison.

< Fait.... le sixiesme jour de novembre, l'an mil llll" LXIllI.

1490. — Ordonnance de Pierre, duc de Bourbonnais et d'Auvergne, rendtu à la >,oUicitation des consuls et habitants de Montluçon :

t Ordonnons que doresnavant les ouvriers et laboureurs qui voudront eulx louez

• et affermer pour cultiver et labourer et faire tes vignes et les laçons nécessaires & « icelles en noslre chastellenie de Montluçon, depuis le premier jour de novembre

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■ jusqu'au premier jour de mars seronl tenus entrer en besougne et commencer

< besougner à souleil levant et y labourer el besougner continuellement jusqu'au

■ souleil couchant ; et depuis le premier jour de mars jusqu'à la Toussains seront ( tenus entrer en besougnc à souleil levant et y besougner continuellement jusques ir à six lieures du soir, hormis les heures ordonnées pour prendre leurs reffections et n repas raisonnables ;elque nul desd. ouvriers et laboureurs ne pourra et ne luy sera

• permis prendre ni emporter desd. vignes aucun paisseau, broches, cosses, serments ni « autres bois ou choses queisconqnes sur peyne d'amende arbitrure i nous ou nos suc- « cesseura à applicquer contre cellui ou ceulx qui seront trouvez faisans le contraire.

1409. — Mandement d'Anne de France, duchesse du BourhonnaU, au Trétorier général de tel finances.

■ Elle rappelle que son mari par lettres patentes de novembre 1490, a octroyé

• aux habitante de Hontlugon, sur le revenu du grenier à sel de cette ville une

■ somme de 400 H t. par an, pendant 10 ans commençant le l"' octobre 1491, « pour les réparations de la ville, ce qui leur a permis de foire en cette ville « aucuns

< beaulx bolevards », mais en 1497, le paiement a été suspendu.

• Elle mande que le paiement leur soit continué aux termes des lettres de t 1490, pour les boulevards, porteaux, murailles et autres affairée de la ville, selon c ce qui sera ordonné par le capitaine de la ville ou son lieutenant. « Château de Moulins, 16 avril 1499, après Pâques ». (Archives de l'ÀUier, série E., Ville de Montlufon. Parckâmtn).

nos. — Lettres patentes de Pierre, duc de Bourbonnais et d'Auvergne, aux gens de ses compte*.

« En considération des pertes subies par les consuls, manants et habitants do a Montluçon i à canse de la mortalité qui a eu cours ceste année en lad. ville et « banlieuve ; il leur octroie « le tiers du droit de maille qui se prout sur le pain

• blanc vendu en lad. ville et franchise, à icellny avoir et prendre durant le temps > et terme de cinq ans prochainement venant, commençant au jour el dacte que nos I autres lectres et semblables octroy ont esté et seront expirées, et ce par tes mains <■ ou receveur du fermier desd. denins.... pour les deniers qui en viendront convertir ( et employer à la réparation des pons, murailles et ponrtaulx de lad. ville et non

■ ailheurs ■.

« CbAteau de Moulins, 14 janvier 1503 (v. st.) ».

12 août 1608< — ■ Nicolas Maignet, masson, reconnaît avoir reçu de Pierre « Pointe, licencié en lois, Loys Pinelle et Guyol Milet, consuls ceste présente année, « la somme de 290 B I. pour le prix foict à lui de abbattre et démolir les pilles

■ tombées du pontz de Montluçon et assembler la pierre et quartiers d'icelluy et B chaucé les fondemenU dud. pont. t 12 aoilt 1503 ».

{Archives de l'Allier, série E, Ville de Montluçon, Parchemin).

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