‹ Histoire de Montluçon, d'après des documents inédits. Annexes: Montluçon industriel, l'antique cité féodale transformée en ville industrielle, 1840; notabilités montluçonnaises; environs de Montluçon; étude sur NérisChapitre 51 sur 113 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

évolution économique contemporaine La Ville-Gozet

La Ville-Qozet, son origine. — Projet de réunion de la commone de Lavault-Sainte-Anne à Hontluçon. — Inondation. — Création d'emploi de ReceTsur municipal. — Les frères de la Doctrine chrétienne — Cours d'adultes. — Aliénation de l'ancien hospice. — Endiguement du Cher. — Projet d'un canal de jonction de la Dordogne au canal du Berry. — Marché de Commentry. — Travaux nécessités par l'agrandissement de la Tille. — Plaques des rues. — Commune de Blanzat. — La garnison. — Cherté du pain, secours aux indigents. — Ateliers ds charité. — Presbytère de Saint-Pierre. ~ Les fontaines, eaux de source et de minage. — Rapport de l'ingénieur Ceindre. — Etudes oomplémentaires sur la question des eaux. — Adoption du projet Renard. — Rapport de l'ingénieur Dupin sur les travaux de distribution d'eau du Cher.

La Ville-Qozet. — Son origine. — Nous sommes à 1840. A cette époque MontluçoD était toujours la modeste cité, somnolente, attendant avec calme les évéoements susceptibles de se produire, et qui ne tarderont pas du reste, & apparaître, de fa^n inatteodue avec une rapidité vertigineuse, car notre ville va avoir désormais les moyens de se transformer et de grandir ; sa fortune industrielle commence.

A cette époque le dénombrement officiel de la population était de &.200habilaot3environ, mais à partir de 1850 les chiffres de la population urbaine augmentent de façon progressive et ininterrompue ainsi que le démontrent les recensements suivants :

En 1851 Montlucon compte 8.805 habilanU ; en 1856 près de 12,000. La ville ne comprend encore qu'un seul canton. Mais entre 1856 et 1801 l'afflux de population est tel qu'il faut diviser la ville en deux cantons. Deux villes dès lors se développent côte & côte sur chacune des rives du Cher, l'ancienne et la nouvelle, à laquelle on donne un nom spécial :

la Ville-Gozet. Toutes deux croissent parollèlemeat et les chiffres du recensement donnent pourl'ensemble, les résultats suivants :

1861, 15.640 habitants ;

1872, 19.947 habitants ;

1876, 23,416 habitants ;

1881, 25.220 habitants ;

1886, 27.818 habitants ;

1891, 28.513 habitants ;

1896, 31.666 habitants;

1901, 35.095 habitants.

Il y a soixaale-cinq ans, un npmmé Gozet, tailleur d'habits, natif des environs, vint s'installer dans une petite échoppe, au coin du pont Saint- Pierre, à l'endroit indiqué par le point A du plan de Montluçon en 1800 ; un peu plus tard, le dit Gozet, ayant acquis de M. Jean Mage, propriétaire au Boueix, commune deTerjat, canton de Marcillat, une parcelle de terre d'une contenance de 13 ares, il s'y fît construire, exactement en face de l'entrée des Ateliers de constructions de la Compf^nie de ChÂtillon et Commeotry (anciens ateliers Poynot), après avoir franchi le passage â niveau, rive gauche, de la rue de la République, une petite boutique à l'usage de sa profession (I).

Ce modeste bâtiment, un peu transformé il y a trois ans, subsiste encore. Gozet, sans le savoir, planta le premier jalon du quartier ouest de Montluçon. Il en fut récompensé, car son nom, devenu populaire, fut donné parles habitants à la ville naissante qui se développa si rapidement, qu'elle devint bientôt, comme population, l'égale de l'ancienne ville et l'une des cités industrielles les plus florissantes de la France.

Projdt de réunion de la commune de Lavault-Sainte-Anne à Montluçon. — Dans la séance du 23 mai 1841, lecture fut donnée au eonseil, d'une lettre de M. le sous-préfet de Montluçon, en date du 19 mai, par laquelle, ce fonctionnaire demandait l'avis du conseil municipal, réuni aux habitants les plus imposés, sur le projet de réunion de la commune de Lavault-Sainte-Ânne à celle de Montluçon.

L'assemblée émit l'avis qu'il ne fut pas donné suite à ce projet, comme contraire aux intérêts de la commune de Montluçon. Les habitants les plus imposés se retirèrent après avoir signé.

Inondation. — Le 21 mai 1841, une crue du Cher causa de terrible?

(i) Ce derakr renseigne [ueat nous a éié fourni de Ta^on très précise par le I) M, Jean Mage, actuellement propriétaire au cliàteau des Boucheroux, ciniiuuD Lpyrat, prÈ;» Do ussac (Creuse), Ijls du vendeur.

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ÊVOLUTCON ÉCONOMIQUE CONTEMPORAINE. — La VILLE-GoZET 283

dég&t9, si l'on en juge par la délibératioa prise à cette occasion par l'assemblée commuDale, réunie extraordinairement le surlendemain.

« Le maire expose que l'inondation du 21 mai a laissé sans ressources plusieurs malheureuses ramilles, au secours desquelles it est ui^ent de venir ; qu'en outre, il est indispensable d'employer immédiatement des ouvriers & l'enlèvement des sables et graviers amenés par les eaux dans plusieurs endroits et entravant entièrement la circulation.

■ Le Ck>n8eil autorise son président à faire délivrer de suite, lé pain nécessaire aux personnes qui en auraient besoin, et décide qu'une souscription sera ouverte pour venir en aide aux habitants qui ont essuyé des pertes. II l'autorise, en outre, à employer les prestations en nature & la réparation des lieux dégradés par l'inondation •.

Création d'un emploi de Receveur manioipal. — C'est dans la séance du 4 juin 1848 que fut agitée pour la première fois la question de création d'un Receveur municipal.

Il érait dit dans l'exposé lait par un membre de l'assemblée : • que le revenu de la ville étant depuis plusieurs années supérieur à trente mille francs, la commune était dans le cas, d'après l'article 63 de la loi du 18 juillet 1837, d'avoir un Receveur municipal particulier > .

La question fut renvoyée à l'examen d'une commission, et le 18 du même mois, sur la proposition de cette commission, le conseil décida que la ville serait pourvue d'un Receveur municipal spécial, auquel il serait alloué le traitement flsé par les ordonnances des 17 avril et 23 mai 1839.

Mais le préfet de l'Allier, ne se montra pas favorable & cette création d'emploi. Le conseil prit alors, le 10 août 1842, une nouvelle délibératiou conforme à la première et dressa de plus, une liste de trois candidats propres à occuper cet emploi. Ce furent ; MM. André Denis, employé au bureau de la conservation des hypothèques ; Jean Lougoon, ancien huissier ; Pierre-Hippolyte Lagrave, employé de perception.

L'affaire fut portée devant le conseil de préfecture, qui rendit un arrêté déniant à la ville te droit d'être pourvu d'un Receveur municipal spécial.

Le conseil ne se tint pas pour battu, et le 19 novembre suivant, & l'unanimité, et sans discussion, il nommait une commission spéciale pour étudier la question et examiner s'il n'y aurait pas lieu de se pourvoir contre cet arrêté devant le Conseil d'État.

Le 3 décembre, sur avis motivé de la commission, le conseil décidait de soumettre la question au ministre.

Les Frères de la doctrine chrétienne.— L'installation à Montlucon des Fières delà doctrine chrétienne remonte & l'année 1843 ; ils firent

284 HlSTOTBE DE MONTLUÇON

leur début dans une vieille maison de la rue de la Presie, qui fut démolie pour faire place h l'école communale actuelle.

Jusqu'en 1853, l'école vécut de ses seules ressources ; mais à cette date, sur la demande qui lui en était faite, le conseil municipal proposait d'allouer & la Société de patronage des Frères une subvention de deux mille francs,àconditionqueradmini&tration municipale serait représentée dans la commission administrative de l'école par le maire etdeux membres du conseil. Cette subvention fut augmentée dans la suite, ainsi qu'il résulte d'une délibération en data du 18 novembre 1861, dans laquelle il est dit que depuis plusieurs années l'école des Frères est inscrite au budget pour une somme de cinq mille francset qu'en reconnaissance des services rendus par ses maîtres, elle sera déclarée communale. A cet effet, quelque temps après, sur la proposition du maire, le conseil vota l'acquisition par la ville de la maison occupée par l'école et son personnel.

Vingt ans plus tard, au mois de février 1881, le conseil municipal émettait le vœu que toutes les écoles publiques de la ville fussent confiées à des instituteurs laïques. Ce vœu ne devait pas tarder à se réaliser.

On lit en effet au registre des délibérations du conseil que, dans la séance du 4 septembre 1881, le président expose que : ■ parsuite du départ des Frères de la rue de la Presie, ces instituteurs devant fitre remplacés par un personnel laïque, des réparations locatives étaient indispensables s qu'en outre, une partie du mobilier scolaire étant la propriété des Frères, il était nécessaire de le remplacer dans le plus bref délai ». Dans ce but, M. le maire demande et obtient un crédit de quatre cents francs.

En quittant l'école de la rue de la Presie, les Frères allèrent s'installer dans la rue Racine, où ils fondèrent un établissement assez prospère qui subsiste encore.

Cours d'adultes. — Le 30 décembre 1843, le conseil municipal décida l'ouverture d'une classe gratuite d'adultes qui aurait lieu tous les jours pendant les mois d'hiver, et tous les dimanches pendant les autres mois. Une somme de trois cents francs fut en même temps votée comme traitement au directeur. Quelques jours plus tard, le 18 janvier 1844, il votait le crédit nécessaire à l'achat du matériel et à l'entretien de ce cours d'adultes.

Aliénation de l'attolan Hospice. — L'administration de l'Hospice pour faire face aux pressants besoins de cet établissement public résolut de poursuivre l'aliénation des b&timeats de l'ancien Hospice, occupés alors par la brigade de gendarmerie, et de tout ce qui en dépend.

L'assemblée communale, dans sa réunion du 4 février 1844, autorise le conseil d'administration de l'Hospice à poursuivre par les voies légales l'aliénation de l'ancien Hospice, situé en face du nouveau.

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HrsTOlBE DE MONTLUÇON

) Cher. — Les Quais. — Les crues du Cher, avant la oonstruci chemin da fer et l'établissement des levées, étaient parfois désas- I pour la ville de Montiuçon. Dans certaines inondatiooa ou a vu lonter jusqu'aux marches de l'église Saint- Pierre, et par conséquent r les rez-de-chaussée et les caves de toutes les maisons de la ville Aussi, depuis de longue années, les municipalités qui se succédèaient mis à l'étude des projets en vue de remédier à cet état de

: premier de ces projets remonte au i février 1844, mais pendant nps les efforts furent impuissants, ainsi qu'en témoigne une péti- I date du 29 avril 1860, par laquelle les habitants du Chfttelet ;odaient avec instance au conseil municipal de prendre des mesures 3S pour les mettre à l'abri des inondations, ou tout au moins à en îr les désastres. «

8 juillet 1865, le maire recevait une lettre ministérielle lui annonl'une somme de deux cent millefrancsétaitaccordée&la ville, par pour les travaux de défense contre les inondations.

Conseil, pour ne pas rester en arrière, décidait qu'il prendrait à ^e ie surplus des frais et votait des fonds pour procéder aux études înaires. Enfin, par sa délibération du 29 novembre 1866, il votait irunt de quarante mille francs pour contribuer à la dépense, în des années devaient s'écouler encore avant la réalisation du

pendant le 29 septembre 1871, le maire entretient à nouveau ses :es de la question d'endiguement du Cher, depuis si longtemps & ; il donne communication d'une dépêche ministérielle en vertu de e le MinistredesTravauxpublics se montre tout disposé, non seule-

réaliser la promesse de subvention faite en 1866, mais ft reprendre iction de cette affaire et à soumettre au Conseil d'Etat un projet de ayant pour but de déclarer l'utilité publique des travaux, utesles formalités préliminaires sont depuis longtemps accomplies, H. le maire.

La dépense est évaluée à trois cent mille francs, dont deux cent irancs pour l'Etat, cinquante mille francs k la charge des riverains lés et cinquante mille francs pour le compte de la ville qui devait, "e, prendre h sa chaîne le surplus des dépenses, quel que fût le auquel il s'élèverait >.

conseil approuve cet exposé et émet le vceu que les travaux de ornent soient commencés sans retard et exécutés pendant l'hiver,

procurer du travail aux ouvriers qui en manquent.

ixécution du projet subit encore de longs atermoiements. Nous

Qs encore en effet, k la date du 15 novembre 1881, au registre dea

Évolution économique contemporaine. — La Ville-Gozet ^87

délibérationa du coaseil, une lettre de M. l'iDgénieur Dupia relative aux études du projet et un vœu de l'assemblée municipale tendant au prompt achèvement de ces études.

Le conseil reçut bientôt complète satisfaction ; les travaux commencés peu de temps après, furent très rapidement exécutés, et l'on ne tarda pas à voir le Cher enserré entre des digues imposantes, réduit à l'impuissance de nuire, à la grande satisfaction des riverains et de la ville toute entière.

Projet d'un oanal de jonction de la Dordogue au oanal duBerry . ~ L'idée du projet de canalisation reliant la Dordogne au canal du Berry remonte à l'année 1844. Appelée à donner son avis, l'assemblée municipale émit la résolution suivante :

« Considérant que l'Oaost, le Sud-Ouesl et le Centre de la France manquent

■ absolument de voies économiques pour communiquer entre eux et avec les dépar- « Icments de l'fist et du Sud-Est ; que l'unique moyen de transport est le roulage, « qui nécessite des frais énormes, r« qui rend les relations rares et l'échange des

< produits des plus difficiles.

f Que si on jette un regard sur les contrées du Nord et du Nord-Est, notamment

■ sur les provinces d'au-delà de la Loire,, on est frappé de l'immense développement

• donné à l'agriculture, au commerce et à l'industrie par tes créations successives des « canaux et les améliorations sans nombre faites aux rivières navigables ; que tout en

< rendant justice aux idées généreuses des divers gouvernements qui se sont succédés f en France, on no peut s'empâcher néanmoins de penser que les contrées d'entre

• Loire et Garonne semblent avoir été déshéritées, puisque malgré l'importance de

■ leur population, la fertilité de leur sol et la ricbesse de leurs produits, elles n'ont a obtenu jusqu'à ce jour qu'une minime part dans les cinq cent soixante-deux millions

■ votés depuis ISil, pour la navigation intérieure.

( Que pourtant, il est démontré par tes études d'ingénieurs habiles, choisis et

• envoyés par l'Ëtat, que la Charente et la Vienne, la Dordogne, l'isle et le Thanrien,

< enrichis par leurs affluents ou continués par des cours d'eau réguliers et nombreul, « pourraient faire communiquer le littoral de l'Océan avec la haute et moyenne Loire

■ et ouvrir à la France centrale une ère de prospérité qui décuplerait ss richesse.

« Considérant que la ville de Montluçon, télé du canal du Berry, a le plus grand

• intérêt à la réalisation de ce projet ; qu'en effet, mise d'abord en communication

• avec Limoges, puis de ce point avec Àngouléme et ta Rochelle, par la Charente et

• ensuite avec Périgueux et Bordeaux par l'isle et la Dordogne, les terrains anti-

■ moniaux, les argiles réfraclaires, les marbres, les plâtres et surtout les denrées « coloniales lui arriveraient à bas prix ; et qu'en échange, elle trouverait un débouché I fructueux pour toutes les productions de son sol, principalement pour ses bois, ses t vins, blés, houilles, fontes, fers, verreries,

€ Qu'il est d'autant plus urgent de solliciter la prompte exécution de c«s Ira- ( vaux si ardemment désirés par les places de commerce du Centre et les ports de

■ l'Océan, que les bassins houiUers, dont ta richesse est immense, seront nécessai'

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;nt appelés à jouer un rôle prépondérant dans l'induslrie française, que depuis d'années, des usines de premier ordre se sont élevées dans ses murs, que Iros s'y élèvent encore et qu'il est facile de comprendre la grandeur de l'élan doit donner aux entreprises industrielles, le double avantage de trouver réunis m seul point et les matières premières de toutes fabrications et la certiludc e exportation économique.

Déterminé par ces motifs, le Conseil municipal émette vœu qu'un canal à de section soit ouvert entre Montluçon et Bordeaux cl passant par Limoges et pieux ; que d'abord la dépense sait portée sur la canalisation d'entre ces

villes, pour que l'on profite de la navigation sur l'isle, qui déjà se trouve en ité ».

émet également le vœu qu'uQ autre canal, aussi k grande section, Limoges à la Rochelle par Angoulâme et Rochefort. nomme une commission à l'effet de constituer un comité de cana* Q pour correspondre avec ceux de Limoges et Bordeaux et activer lar un concours réel etpermanent, la réalisation de projets si impor- K)ur les contrées d'entre Loire et Garonne.

charge son président de transmettre la présente délibëratioa au re des travaux publics, qui est prié de vouloir bien porter au budget 5, une somme suffisante pour commencer les travaux immédiate-

iarché de Commentry. — Le 20 juin 1844, le Conseil émet un vorable à. l'établissement d'un marché hebdomadaire réclamé par mune de Commentry et qui se tiendrait le jeudi de chaque semaine.

ravaux nécessités par l'agrandissemeut de la ville. — Dans ice du 20 juin 1844, le Conseil, sur la proposition de la commission Igel, et eu égard & l'accroissement de la population, à l'augmenta- I son commerce et de son industrie, vote en principe les travaux ts :

établissement de nouvelles fontaines au faubourg Saint-Pierre, croix de Bretonni, aux Cordeliers, avec réservoir de château d'eau ; jtruction d'un abattoir, d'une salle d'asile, de deux ponts pour !s sur i'Amaron à l'extrémité de la rue de la Presle et au faubourg tonni, la démolition de la porte Saint-Pierre et l'établissement

Ultérieurement, d'autres vœux analogues fui'ent émit et prës de soixante ans :, en 1900, un grand Congrus relatif à l'amélioration de nos voies de navigaunissait à JMontluçon, de nombreux délôgut^ de trente-trois Chambres de ce du Midi, du Sud-Est, du Centre, du Sud-Ouest et de l'Ouest de la France, par l'auteur de cet ouvrage : lesquels à l'unanimité, affirmèrent de nouveau la ■ de l'établissement d'un canal à grande section qui relierait la Loiro à- U

Évolution éconouiquë contemporaine. — La Ville-Gozet 289

d'un aqueduc qui conduirait au ruisseau les eaux de ia rue de la Gironde. Pour foire face à. toutes ces dépeases, le Conseil a recours à l'octroi, qui, est-il dit dans la délibération précitée, c ne frappe qu'une portion très restreinte des objets de consommation qui peuvent y être soumis, et que cet octroi, comparé à l'octroi des autres villes d'une importance pareille à celle deMontlucon, semble sans relation directe avec ses besoins.

« Considérant qu'en donnant à l'octroi une extension qu'il o'a pas aujourd'hui, celte imposition sera d'autant plus équitable qu'elle n'aura qu'un caractère provisoire de durée ».

Le conseil vote en conséquence toutes les sommes nécessaires pour l'exécution des travaux projetés.

Plaques des rues. ~ Le 8 février 1845, le conseil ordonna la pose dans les principales rues de la ville, des plaques indiquant leursooms et vola les fonds nécessaires h cet effet.

Communaux de Blanzàt. — Dans une de ses précédentes réunions, le conseil avait nommé une commission pour examiner la question de la vente des communaux do Blanzat.

Ou rapport de la commission, lu à la séance do 8 février précité, nous extrayons ce qui suit :

* Considérant que le village de Blanzat était autrefois une paroisae séparée et • distincte de la ville de Hontlncon ; que même il a été pendant quelque temps érigé « en commune ;

1 Considérant qu'aux termes des lois anciennes qui régissaient la ci-devant « province du Bourbonnais, ce village avait la libre propriété et jouissance de son

■ communal ;

« Considérant que la loi du 10 juin 1T93 lui a conservé tous ses droits et que la « législation nouvelle ne l'en a point dépouillé, qu'elle les a même sanctionnés par

■ les dispositions des articles cinq et six de la loi du 18 juillet tS3T sur les attribut tions municipales :

< La commission émet l'avis que le conseil municipal dans ce silence gardé par « la section de Blanzat à demander la vente de son communal, qu'il y a lieu de t passer i l'ordre du jour,

La Oamison. — C'est en 1845, le 3 décembre, qu'il fut pour la première fois question au conseil municipal de demander l'établissement d'une garnison à Montluçon.

Le maire, en effet, exposait à l'assemblée ■ que la population attirée dans la ville par les nouveaux établissements industriels et surtout par la navigation sur le canal du Berry nécessite une surveillance spéciale, à laquelle la police municipale, malgré tout son zèle, ne pourra bientèt plus

subvenir, la gendarmerie ne pouvant elle-même l'assister qu'accidentellement & raison de la faiblesse numérique de la brigade.

< II propose, en conséquence, de faire au gouvernement la demande d'une compagnie d'infanterie pour tenir garnison dans la ville, et de la loger dans les bâtiments du Château, à la place de la justice de paix, au< dessous du prétoire du tribunal de première instance.

■ Le conseil ajourne l'examen du projet de son président à la formation du budget, et délibère en même temps, qu'eu égard aux désordres incessants qu'occasionne l'absence d'un règlement pour la police du port, l'autorité supérieure sera invitée de rechef à vouloir bien pourvoir à ce qu'exigent les circonstances. ■

Trois ans plus tard, le 29 juin 1848, le Conseil municipal, invité à délibérer à nouveau sur la question, décide que vu l'impossibitité où se trouve la ville, par suite de la situation critique de sa caisse municipale, d'approprier et de meubler de lits sulUsants, un local assez vaste pour contenir une garnison, même de la plus minime importance, malgré les avantages que pourrait en retirer la commune, celle-ci ne peut accepter lea arrangements proposés-par le ministre de la guerre.

Le 9 novembre suivant, le maire entretint l'assemblée de l'offre qui lui avait été faîte d'envoyer des troupes à Montlu^n et demanda son avis sur le choix qui lui était laissé de recevoir de l'infanterie ou de la cavalerie.

Le Conseil estimant qu'en l'absence de bâtiments communaux assez spacieux pour loger un grand nombre de militaires, et convaincu à l'avance qu'on ne pourrait détacher d'un régiment, moins de deux compagnies d'infanterie pour les lui envoyer, préfère recevoir un détachement de cavalerie qui sera moins nombreux et que la ville pourra établir en caserne, sans avoir recours au Ic^ement chez l'habitaot.

Montluçon, reçut en effet, en ces temps de troubles, à diverses reprises, des détachements militaires, en vue d'assurer le maintien de l'ordre qui, grâce à cessages précautions, ne cessa pas de régner dans notre ville.

La municipalité sentant de plus en plus pour Montluçon le besoin d'une garnison permanente, en Tit de nonveau la demande, et dans la séance du 26 juin 1849, elle décida qu'une souscription serait ouverte dans tous les quartiers de la ville et que le produit en serait affecté à l'appropriation des premier et second étage du Château. Celte souscription fut si fructueuse, que le maire, dans la séance du 14 juillet, put annoncer à ses collègues, que, pour peu que les dons volontaires continuent à s'accroître, l'aménagement de la caserne serait peu onéreuse pour la caisse municipale, et l'assemblée chargea son président de faire connaître au préfet le désir du Conseil, d'avoir une garnison provisoire de deux compagnies.

Le 30 mars 1850, l'assemblée délibèrent encore sur le même objet,

Évolution économique contemporaine. — La Ville-Gozet 29l

constate que « depuis longtemps l'opinion publique s'est prononcée pour l'établissement d'une garnison à Montiuçon, que le besoin s'en fait de plus en plus sentir après les troubles qui ont agité récemment t'arrondissèment ;que, d'autra part, d'après le recensement de 1848, la population s'est accrue rapidement, elle est déjà de huit mille quatre cent trente individus, dont près de trois mille appartenant exclusivement à la classe ouvrière ; que cet accroissement rapide, prendra nécessairement un nouvel essor, dès que l'efTervescence politique, calmée parla sagesse et l'énergie du gouvernement, aura permis & la conliance de renaître.

Enfin, dans la séance du 27 avril suivant, le maire communiqua au conseil une lettre du sous-préfet lui annonçant la prochaine arrivée à MontluçOQ de quelques compagnies d'infanterie qui devronty tenir garnison et l'invite à prendre les mesures nécessaires pour pourvoir ccovenablement au logement de cette troupe.

Cependant la garnison ne vint pas, car, deux ans plus tard,<à la date du 8 mai 1853, le conseil, sur la proposition de son président, décida de renouveler et de continuer les démarches nécessaires en vue d'obtenir une garnison permanente, en s'engageant à faire toutes dépenses utiles pour l'appropriation du Gb&teau et de ses dépendances.

Cette nouvelle demande n'obtint encore aucun succès auprès de l'administration, ainsi qu'en témoigne la réunion du conseil du 9 juin 1858, au cours de laquelle le maire communique & l'assemblée une lettre de la chefferie de Moulins, lui annonçant : < qu'il serait possible que son Excellence le ministre de la guerre envoyât un bataillon d'infanterie en garnison à MoDtlucon, et demandait quels seraient, dans cette hypothèse, les bAtiments communaux que la ville de Montlucon pourrait céder temporairement & titre gratuit, au département de la guerre >.

Le conseil accueillit favorablement cette nouvelle et décida que la garnison serait logée dans les bâtiments du collège que l'on ferait approprier pour la circonstance.

Mais revenant bientôt sur cette décision, le conseil prit, k la date du 14 octobre suivant, une délibération en vertu de laquelle lea divers services judiciaires, installés au Ch&[eau, seraient transférés dans d'autres locaux, à savoir : la justice de paix et son grelTe, au premier étage de l'aile gauche de l'Hôtel-de- Ville ; le tribunal dans la partie de l'ancienne maison conventuelle de Saint-Maur, que lui affectera le département.

Ces translations effectuées, le Château devenait complètementlibre; aussi le conseil terminait sa délibération en émettant l'avis ■ qu'il y a lieu de mettre gratuitement & la disposition du département de la guerre, les bâtiments du Château qui appartiennent â la ville, laquelle s'engageâfaire à ses frais toutes les dépenses d'appropriation pour transformer ces bâti' ments en caserne d'infanterie.

Le 30 novembre de la même anoée, le maire fit coDDaitre au conseil que, par dépèche du 24 courant, le Général commaudant la subdivision de l'AJIier lui annonçait qu'il avait lui-même re^u avis du Général commandant la division, que la garnison de Montluçon, rixée d'abord à deux cent trente hommes, recevrait dans les premiers jours de janvier une augmentation de cent cinquante hommes, au minimum ; il le priait en conséquence, de foire mettre sans délai, & ta disposition du département de la guerre, les locaux nécessaires pour assurer le logement de cette augmentation de la garnison ô la caserne du Château.

Toutefois ce n'est qu'au cours de l'année 1859, que notre ville reçut sa garnison, ainsi qu'on en peut juger par la délibération du Conseil, en date du 15 juillet 1860, dans laquelle il est dit :

< Que les bâtiments du Château, convertis en caserne, sont depuis plusieurs mois, occupés par un détachement du 30« de ligne ; qu'il est constant aujourd'hui, qu'au point de vue de la salubrité et de l'hygiène, ces bâtiments réunissent toutes les conditions désirables, et que la magnifique esplanade sur laquelle ils sont élevés, est assez vaste pour en permettre l'agrandissement.

a Considérant que les cinq compagnies qui y sont logées, ont déjà rendu et rendent chaque jour, par leur présence, d'importants services & la cité ; mais qu'au milieu d'une population turbulente, dont le chilTre tend sensiblementà s'accrottre, l'etTectif d'un bataillon tout entier doit, à une époque plus ou moins éloignée, devenir indispensable.

c Considérant que dans son état actuel, la caserne ne pourrait rece* voir ce bataillon, et qu'il y aurait opportunité dès & présent à songer à l'agrandir.

ir Considérant que la ville de Montluçon a déjà consacré plus de trente mille francs à son appropriation et que le budget communal est hors d'état de s'imposer de nouveaux sacrifices. Emet le vœu que la caserne soit agrandie aux frais de l'Etat, de manière â recevoir un bataillon complet d'infanterie *.

Et l'année suivante (1861), le Conseil fit gratuitement abandon à l'Etat, des bâtiments, du mobilier et de l'esplanade du Château, se réservant seulement la possession de l'horloge avec droit de circulation pour l'employé chargé de son entretien.

Mais survintlamalbeureuse guerre de 1870; la réorganisatiooderarmée s'imposa, de nouveaux services furent créés, et lacaserne, bien qu'agrandie, se trouva insuffisante, lorsqu'au ministère de la guerre, on songea à fôire de Montluçon le chef-Iicu d'une subdivision territoriale.

L'assemblée municipale fut donc, au cours de l'année 1874, saisie d'une proposition d'agrandissement de lacaserne. émanant du ministre de la guerre.

ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE CONTEMPORAINE. — LA Vlt-LE-GOZET 293

U s'hissait d'adjoindre une aile aux casernements existants, de manière à ce qa'ils puissent recevoir environ mille hommes et les accessoires d'un dépflt de régiment, la dépense devant s'élever à cent quaranteet-un roiUe francs, dont quarante mille francs seulement à la charge de la commune.

Le Conseil, après avoir délibéré, accepta ces propositions et donna même pour mission à son président, d'exprimer à l'autorité militaire son vif désir d'avoir un régiment entier à Montlucon, sauf à contribuer dans des conditions h débattre aux dépenses que nécessitera son installation.

Enfin, le 29 octobre 1874, le président informe l'assemblée que l'autorité supérieure lui a foit parvenir l'avis d'avoir à s'occuper sans retard de présenter les conditions de la convention à intervenir entre l'Etat et la ville pour l'agrandissement de la caserne, et le 6 novembre suivant lecture fut donnée au Conseil du projetde traité à intervenir entre le ministre de la guerre et la ville. '

Ce traité est ainsi conçu :

« L'an t874, le 7 novembre.

« Entre le chef du ^nie représentant le département de la guerre et le maire < de la ville de HonLluçoii, dûment autorisé par la Rommission municipale, dans sa

* délibération du 6 novembre 1874, il a été exposé et convenu ce qui suit :

■ Dans la répartition des troupes sur le territoire du 13° corps d'armée, la ville

* de Monllucon a été désignée pour recevoir le dép6t et un bataillon actif d'un

• régiment d'inlanterie.

« L'Etat se charge de tous les traVaux et constructions nécessaires à l'inslallation

* de la garnison.

K De BOQ côté, la ville, dans le but d'assurer un prompt achèvement de ces « travaux, s'engage :

■ D'one part, à mettre i la disposition du département de la guerre, à titre do « subsides, une somme de quarante mille francs ;

« D'autre part, A avancer & l'Etat le surplus de la dépense totale évaluée k « cent quarante et un mille francs, maïs sans que cette somme puisse âtre dépassée,

■ chacune de ces sommes devant être versée suivant des termes A débattre ultérieu-

■ rement et sous réserve que si le chiffre de la dépense prévue n'atteignait pas cent « quaranle-el-un mille irancs, le subside de quarante mille francs serait diminué

■ proportionnellement ; la somme de cent quarante -et- un mille francs devant eirc

• ifiéctée non seulement aux travaux de consiruclion, mats encore A l'acquisition

■ d'un champ de tir de cinq A six cents mètres de portée A établir dans la banlieue t de la ville, et au dégrèvement d'une servitude exercée sur l'esplanade du Château, « dont une partie est actuellement occupée par les bâtiments du casernement, par f une maison ayant une sortie ; sur cette esplanade, la ville entend se décharger de H toutes poursuites, soit A l'amiable, soit par voie d'expropriation forcée, soit pour ( cause d'utilité publique relative, soit au dégrèvement de la servitude sus-mentionn<?e,

■ de même aussi que de toute responsabilité vis-A-vis des propriétés dont la situation

• pourrait être modifiée.

ïGoogIc

2M Histoire de MontluçoN

* La ville s'engage également à abandonnera l'Etat pour l'exécution des bAlif menls à constralre, en rue de l'augmentation de casernement et i l'extension à « donner A la cauT du quartier, la jouissance de l'esplanade toute entière dn Ch&teau, « dont la ville s'est réservé une partie comme promenade, dans l'acte de cession du 1 3i mai 1862, et i lui en taire gratuitement l'abandon aux mêmes conditions que les

■ meubles et immeubles mentionnés sur le dit acte, c'est-i-dire que si le gouverne- « ment cessait d'affecter le ChAteau et ses dépendancesau casernement de la garnison,

■ la ville rentrerait immédialemeut en possession de tous les immeubles et de tout le t mobilier par elle cédés à l'Etat, sans pouvoir, toutefois, prétendre à aucun droit sur

• les constructions que l'Etat aurait fait élever, lesquelles constructions sont expres-

■ sèment réservées au profit de l'Etat, mais devront être exclusivement réservées à « un service public

• De son celé, l'État s'engage, après avoir foit établir, d'après les projets admis

■ en principe, des grilles d'entrée à l'extrémité de la rue du Chftieau et en haut de

< l'escalier du Darot qui donne accès i l'esplanade, i faire afficher dans le poste

> de police du quartier, une consigne permanente, en vertu de laquelle les habiUnls

■ ou étrangers ne pourront entrer dans le quartier pour jouir du coup d'œil qu'offre « l'esplanade, sans la conduite d'un homme de garde, de huit heures du matin A sept

< heures du soir, du premier mai au premier octobre et de huit heures du matin A

• cinq heures dn soir, pendant les sept antres mois de l'année, sous réserves tonte-

■ fois que cette tolérance pourra être suspendue dans le casd'ahus dftment constatés

• et dans des circonstances exceptionnelles par le commandant d'armes, qui donnera I avis de cette suspension au maire et des molib qui l'ont provoquée et rendra

■ immédiatement compte à l'autorité militaire supérieure, des mesures qu'il aura

• prises pour assurer la police du quartier.

Il est entendu également que l'Etat dégage complètement sa responsabilité vis*

> à-vis du département, et qu'en aucun cas, ni de jour ni de nuit, l'autorité militaire 4 ne pourra entraver le service de la prison civile, dont l'entrée se trouvera enclavée f dans le quartier et qu'une consigne sera donnée A cet effet au chef de poste de police

■ du quartier et des cartes signées du commandant d'armes délivrées au gardien de

■ la prison et A ses agents.

I La somme A payer par la ville A titre d'abonnement annuel pour les frais de ( casernement, qui est actuellement de deux mille francs pour une garnison normale

■ de six cents hommes, est fixée invariablement pour une garnison normale de neuf I cenU hommes, en tenant compte du sacrifice que s'impose la ville de Montluçon,

• pour la réorganisation du casernement, A la somme de deux mille trois cents francs « et la durée de l'abonnement sera de vingt-cinq ans, A partir du premier janvier « 1873.

« Toutes les clauses et conditions de l'acte de cession du 31 mai 186i, sont B maintenues en tant qu'elles ne sont pas abrogées par la présente convention.

*.Le chef du génie accepte, au nom du département de la guerre, les offres « laites par la ville aux conditions ci'dessus indiquées :

■ 1" Le subside de quarante mille francs ;

a 3° La jouissance de toute l'esplanade du ChAteau.

» Il donne acte de l'engagement qu'elle prend d'avancer A l'Etat, le complé' » ment de la dépense prévue, soit cent un mille francs.

yGooglc

ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE CONTEMPOHAINE, — La VlLLE-GoZET 295

( Toutes les (|ue«tiORa relatives à l'nvance de cent un mille francs et i son « remboursement seront réglées de concert entre les ministres de l'inlérieur, des « finances et de la guerre, par l'acte approbatirdes mesures financiâres volées par le « Conseil municipal sous la. réserve de la sanction législative.

« L-es nouvelles constructions appartenant en totalité à l'Etat, comme il est dit « ci-dessus, il en aura l'entretien à sa charge, sous réserve de la nue-propriété du « mI qui apparUeat à la viHe et lui est oonservé.

• La présente convention devra Aire soumise i l'approbation des ministres de • rintérieur et de la guerre- Celte lecture ne souleva que de trôs courtes observations, à la suite desquelles, & l'unanimité, la commission municipale adopta le projet présenté et autorisa son président h limiter sur ces bases.

Le 17 novembre 1874, le président de la commission fit connaître & ses collègues les dépôches qu'il avait échangées avec le ministre au sujet de la question du casernement.

Après une longue discussion, l'assemblée autorise son président à élaguer, conformément à la demande du ministre de la guerre, du traité par lui conclu, le 7 de ce mois, les clauses k la jouissance de l'esplanade du Ch&teau et au fonds d'abonnement, qui avaient été l'objet de deux stipulations précises.

Elle lui impose toutefois l'obligation de défendre énergiquement les intérêts de la ville pour le règlement définitif de ces deux questions, ainsi réservées, et de leur donner, autant qu'il lui sera possible de le faire, une solution coDcomittante à la rédaction de l'acte nouveau modifié.

Comme on le voit, la caserne, même après son agrandissement, ne peut recevoir que raille hommes au plus. On eût désiré mieux et avoir un régiment complet ; aussi, le 3 mars 1896, le conseil municipal adopta le projet d'Installation d'un régiment à Montiuçon, à condition que le vieux Château ferait retour à la commune.

Trois ans plus tard, au mois d'août 1899, la question de l'augmentation de la garnison étant de nouveau agitée au conseil, il fut décidé qu'elle serait soumise à un référendum. Le vote eut lieu le 2 septembre suivant, et les électeurs par 2360 voix contre 2440 et 14 bulletins blancs ou nuls, c'est-&Hlire & 80 voix de majorité, se prononcèrent contre l'augmentation. C'est, selon nous, un fait regrettable. Mais en présence d'une si faible majorité, et d'un si grand nombre d'abstentions, nous pensons qu'il n'y a pas lieu de renoncer complètement au projet. Nous faisons des vœux pour qu'il soit repris à bref délai par la municipalité. L'arrivée d'un régiment complet dans noire vieille cité donnerait un nouvel essor à l'industrie du bâtiment, au grand profit du commerce et de la classe ouvrière, & qui elle assurerait du travail pour de longues années.

Cherté du pain. — Le i6 novembre 1846, le maire exposa que le prix élevé deagrains pendant cet hiver, l'obligeait à fixer le prix du pain suivant les mercuriales ; il ajouta qu'il y avait lieu de craindre qu'il n'arrivât h un taux que ne pussent supporter qu'avec peine les classes laborieuses et principalement la classe indigente, si elles doivent surtout rester sans ouvrage pendant la saison rigoureuse.

Il fut décidé sur le champ, qu'il serait accordé aui indigents et ouvriers nécessiteux, un dégrèvement sur le prix du pain, & partir du premier décembre. La commune devait pourvoir au paiement, à ses frais, de la différence du prix réduit avec celui de la taxe. Le pain de première qualité était exclu de toute faveur. Le pain de marine devait être livré par le bou. langer au prix de quarante centimes le kilog et le pain bis à raison de vingt-cinq centimes.

LTne somme de dix mille francs, prise sur les excédents hbres du budget, fut affectée à cette dépense.

Le conseil se divisa en quatre commissions qui alternaient chaque semaine et furent chargées de tous les détails relatifs & cette décision.

11 fut pareillement décidé que des bons de dégrèvement seraient déli- vrés chaque sentaine, & raison de sept cent cinquante grammes par jour, et par homme et cinq cents grammes par femme ou enfant au-dessous de

Ateliers de Chariti. — Le 6 février 1847, le maire fit connaître au conseil que l'Etat accordait à la ville une somme de quatre mille francs pour l'ouverture d'Ateliers de Charité; de sou côté, la commune vota un crédit de douze mille francs et décida que les travaux seraient portés d'abord sur le Foirait pour niveler et continueraient ensuite par radoucissement de la pente de la rue du Chftteau et de l'avenue qui conduit à l'esplanade du Chftteau.

Presbytère de Saint-Pierre. — Le 3 m^ 1847, l'assemblée vota l'acquisition des deux maisons de Mademoiselle Boisrot, rue de ta Poterie, et destinées à servir de presbytère, moyennant la somme de quinze mille cent-vingl-cinq francs, payable par sixièmes.

Les fontaines. — Au commencemenl du siècle dernier, on l'a vu, deux sources seulement, celle de la rue de la Fontaine et celle des Forges, alimentaient d'eau potable la ville de Montluçon.

Ces sources, très abondantes, purent être divisées en plusieurs embranchements, que l'on utilisa pour la création de nouvelles fontaines dans différents quartiers de la ville.

La source de la rue de la Fontaine alimenta les fontaines de la place et du faubourg Saint-Pierre ; ta source des Foires entretint les fontaines

ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE CONTEMPOBAINE. — La ViLLE-GOZET 297

de la rue de Bretonni et de la rue Porte des Forges. Cette dernière fontaine a été supprimée au cours de l'année 1903.

La source de la rue de la Fontaine, dite source Noire-Dame, aune origine très ancienne, ainsi qu'en témoigne un intéressant exposé de la question par M. Weiss, architecte- voyer :

« La plus ancienne fontaine de Montiuçon, dite de Notre-Dame, située place de la Fontaine, semble dater des premiers siècles de notre ère, ou tout au moiosdu commencement du moyen-ftge. Elle est alimentée par la mère-fontaine sise en amont sur le bord de la rue des Conchea, & trois mètres vingt en contre-bas de la chaussée. L'altitude d'émergence de la source est à la cote 222,47 et celle des jets de la fontaine & 215,43.

t La conduite d'amenée, àpartir delà mère-fontaineemprunte,3urun faible parcours, la rue des Ck)nches, pénètre ensuite, sur la gauche, dans des propriétés privées, passe fous les b&timeots de l'Ecole Supérieure et le boulevard Carnot, traverse en siphon l'ancien tossé d'enceinte et se dirige vers la place de la Fontaine, i>ar la propriété de M. de Chabrillan.

■ Cette conduite est tormée d'un tuyau en poterie émaillée de dix centimètres de diamètre intérieur, lequel tuyau est renforcé par une maçonnerie, dont l'épaisseur varie suivant les altitudes.

I Quant à l'origine de la source, on ne possède qu'une description de la première et mère-BOurcedes fontaines de la ville de Montlucon, portant la date du 22 juin 1616 et indiquant la direction d'une partie de la conduite d'adduction, où ila été fait quelques réparations, à la suite desquelles nos fonlaines jettent maintenant c les pîin cors d'eau ■■

« En 1896, OD mita jour dans la rue des Conches, à cinquante ou soixante mètres en aval de la mère-fontaine, un bassin construit en matériaux couleur brique.

> L'examen de l'enduit en ciment et du béton, dont la composition est sensiblement pareille aux matières employées aux travaux de captage des sources thermales d'Evaux-les-Bains (Creuse), ne laisse aucun doute sur l'âge de ce bassin, qui doit remonter ji l'époque gallo-romaine.

> Mais comme ledit bassin, où les habitants allaient puiser l'eau, était trop en vue et à la portée de tous, afin que l'eDDemi ne put affamer le pays, les défenseurs de la cité ont dû le dissimuler, après avoir établ' préalablement celui connu aujourd'hui sous le nom de mère-fontaine, et l'accès en était défendu par deux portes placées à plus de quatre mètres en contre- bas du sol qui le couvre ou du niveau des jardins voisins.

■ A première vue, on hésite à faire remonter à uneépoque aussi lointaine des travaux de cette nature, étant donné qu'il n'existe peut-être guère d'exemple que les Romains ou Gallo-Romains aient établi des conduites en siphon. En eftet • Néris • était alimenté en eau de source potable par une conduite k pente régulière, qui suivait toutes les sinuosités

S98 Histoire de Montluçon

du terrain ; partant i des Grosses Gouttes >, à Virlet (Puy-de-Dâme), le parcours total est de trente-quatre kilomètres, tandis qu'à vol d'oiseau, il n'en existe que dix-huit. En siphonaat, on aurait pu réduire la longueur de la conduite de près de seize kilomètres, mais on ne disposait pas alors de tuyaux résistant ft des pressions très considérables.

a On doit admettre que la conduite d'amenée de Montluçon a été établie à une date postérieure à celle de Néris, puisque déjà on ne craignait pas de faire supporter une charge de plus de dix-huit mètres à des tuyaux en poterie. Il convient cependant de faire remarquer qu'on avait eu le soin d'augmenter la résistance de la conduite, en posant les tuyaux dans des massifs de maçonnerie, dont les épaisseurs sont en rapport avec la pression à supporter.

a Quant à l'e-nplacemeat de la source, dont te débit est invariable, même à la suite des périodes de grande sécheresse, ce qui Eàit supposer qu'elle est le trop-plein d'une nappe souterraine, on ne connaît que ta direclion de la conduite d'adduction entre tamère-fontaine et l'intersection de la rue des Conches et la route de Paris. Au-delà nulle trace, parce que à l'époque, on avait intérêt à dissimuler aussi bien les travaux de caplage et d'adduction, qne le bassin de réception.

■ Il y a quelque temps, des ingénieurs hydrologues ont été appelés à donner leur avis sur l'origine des eaux de la source, et comme il arrive, hélas, assez fréquemment en cas analogue, l'un admet comme vraisemblable qu'elles proviennent du quaternaire existant au-dessus des argiles tertiaires qui forment les bas-coteaux de Montluçon, et l'autre semble persuadé qu'elles sont fournies par de petites sources captées dans le terrain primitif entre Chàtelard et Montplaisir >.

Quoiqu'il en soit, il y a cinquante ans, si l'ancienne ville avait déjà quelques fontaines d'eau potable, le quartier neuf, dit d'Outre-Cher, en était absolument dépourvu. C'est pourquoi la municipalité voulant remédier à cet état de choses, fit faire à diverses époques, notamment en 1860 et 1861, des études sur le territoire de la commune de Domérat, en vue d'amener de l'eau dans la ville nouvelle. De ces études il résulta que la source de Crevallas pouvait être utilisée. C'est elle, en effet, qui alimente actuellement encore la fontaine située en face de la gendarmerie.

Toutefois la ville était encore bien insuflisamment pourvue d'eau potable. Le conseil s'en préocupa, et en 1897, il décida que les sources des Conches seraient captées et réunies en un réservoir suffisant pour alimenter les principaux quartiers de la ville. Le travail fat entrepris et donna les résultats prévus ; aujourd'hui la ville possède donc un grand nombre de fontaines versant l'eau de source à ses nombreux habitants.

La distribulion d'eau du Cher dans toutes les rues de la ville et chez

Évolution économiql'k contempobainr. — La Ville (Iozrt 290

les habitaDis est égalemeat de date assez récente. Les premières éludes sérieuses faites à ce sujet datent de vingt-cinq ans k peine.

Nous allons donner à cet égard tout ce que nous avons trouvé au registre des délibérations du conseil municipal.

Projet d'adduction d'eau ménagère à Hontluçoa. — Rapport . de l'ingénieur Coindre. — Dans ia réunion du 19 juillet 1879, l'assemblée communale eut à s'occuper de différentes questions fort importantes, dont voici les principales :

Conduite d'eau. - Résumé du Rapport de l'Ingénieur Coimlre. — « Le mouvement ascendant delà population permet de compter sur des accroissements ultérieurs.

tLapppulation actuelle est de 22. 743 habitants; les prévisions admissibles ne doivent pas s'étendrtf à une population supérieure à 38.000 âmes. Il est raisonnable de prendre comme base des calculs une population de 30.000 habitants. L'alimentation actuelle de la ville est noloirement insufHsante. L'examen des volumes d'eau nécessaires aux divers services publics et privés, amène & Hier & cent cinquante litres par habitant, la quantité d'eau à fournir par jour. C'est la quantité adoptée pour la plupart des villes munies de distributions complètes. Ce chiffre permettrait pour 38.000 habitants de disposer de cent-dix-neuf litres par jour et par habitant. Ces bases amènent à capter et à distribuer 4.500 mètres cubes par jour.

t H n'existe pas, dans les environs, de sources qu'on puisse capter et

amener économiquement k Moatlucon. La dérivation pure et simple des

' ruisseaux, ne fournirait pas en été, le volume suffisant. La dérivation du

Cher serait coûteuse et l'eau pourrait être insuffisante ; cette rivière ne

pourrait donner de l'eau en été et créerait des diflicultés avec les usiniers.

1 Un réservoir àNéns,sur le ruisseau de Sain t-Jean, serait trop coûteux et un réservoir à Ch&telard serait insuffisant. Reste deux solutions :

tA, Etablissement en aval du moulin de la Vernoille, sur le ruisseau des Etourneaux, d'un grand barrage en maçonnerie permettant la création d'un réservoir d'une capacité telle, que le service de la ville, k raison de 4.500 mètres cubes parjour,Eeraita8SuréeD tout temps.

( B. Etablissement de machines élévatoires à Lavautt-Sainte-Anne, refoulant les eaux du Cher jusqu'au point d'où elles pourront être distribuées dans la ville, et création sur le ruisseau de Désertines, d'un réservoir d'appoint, au moyen d'un barrage, près de Châtelard.

< Les deux projets donnent k peu près lieu à la môme dépense ; mais l'élévation par machines coûtera cent mille francs de plus, si on capitalise les frais annuels d'exploitation. Les eaux ont des qualités analogues, elles sont très pures. Le service du canal du Berry ne paraît pasdevoirs'opposer

à l'établissement du réservoir de la Veraoille. La première des dewx solutions parait donc préférable & la seconde.

c Le réservoir caplera les eaux d'un bassin de deux mille trois cent soixante-et-un hectares, il aura une capacité de trente-quatre mille huit cents mètres cubes et la retenue d'eau sera de quinze mètres de hauteur. . Le barrage sera exécuté en maçonnerie. La conduite d'amenée des eaux aura environ quatre kilomètres de longueur ; elle sera exécutée en ciment dans les parties sans charge et en fonte dans les parties formant siphons.

9 Un réservoir de distribution.d'une capacité de quatre millecinq cents mètres cubes sera établi aux Guineberts et un autre d'environ mille huit cents mètres cubes aux Cordeliers. Les deux réservoirs seront construits en maçonnerie, moitié en déblai, moitié en remblai, et seront couverts. Les conduites en ville desserviront le mieux possible toute la population agglomérée dans les limites de l'octroi. Des études de détail soumises au conseil permettront de fixer les positions et la forme des bornes-bouches, fontaines, etc. Les travaux sont estimés sept cent mille francs. Un projet ne donnant que cinquante litres d'eau par jour et par habitant a été étudié et comparé avec le projet complet ; on arrive à une dépense de six cent mille francs.

c II est donc préférable d'adopter le projet complet.

t D'ailleurs, il est entendu que les sources qui alimentent actuellement la ville seront conservées et continueront à être utilisées. On étudiera de près ultérieurement les tarifs d'abonnements & adopter.

.' 1" Réservoir de la Vernoille 215 628

[ 2° Conduite d'amenée H5 861

Détail des dépenses < > Réservoir de distribution 9d 442 '

/ 4° Conduite en ville 352 770

[ Somme à valoir d6 298

< Nous demandons que ce projet soit voté par le conseil et soumis ensuite à l'examen de l'administration supérieure ».

Le conseil décide l'exécution de ce projet, qui sera préalablement soumis au conseil général des ponts et chaussées et rote les huit cent mille francs demandés.

Il décida, en outre, que le rapport Coindre serait imprimé aux frais de la ville.

Etudes oomplémentaires sur la question des eaux. -~ Dans cette même séance, le maire exposa que, dans l'intérêt de la ville, il avait cru devoir demander pour le projet d'alimenlation d'eau présenté par M. Coindre, l'avis de M. Alphand, Ingénieur en chef de la ville de Paris, qui a bien voulu se charger de l'étudier ; mais au préalable, ce dernier s'est réservé la hberté de faire visiter Montluçon et les endroits Indiqués pour

ÉVûLUnON ÉCONOMIQUE CONTEMPORAIPIE. — La VitLE-GoZET 301

lesprises d'eau. A cet effet, il a désigné M. Renard, ingénieur hydraulique, qui est veau passer ici deux jours, pendant lesquels il a puisé tous les renseignements qui lui ont paru nécessaires.

Le conseil aura donc, sur ce grand travail, qui doit entraîner une dépense de huit cent mille francs, l'opinion d'hommesdont la compétence ne saurait être mise en doute ; ce sera une garantie pour nous tous et aussi pour les contribuables, dont l'argent sera utilement employé.

Projet Renard pour alimenter la ville d'eau potable. — I^ 25 février 1880, le maire exposa que depuis longtemps, une des plus grandes préoccupations de l'administration et du conseil était de voir la ville pourvue d'eau potable. Divers projets ont donc été élaborés :

Le premier, de M. Guillaume, consistant dans la dérivation du Cher, à 18 kilomètres en amont de la ville.

Le deuxième présenté par M. Coindre, Ingénieur des ponts et chaussées, consistant en un barrage de retenue.

Le troisième, de M. Renard, sous la direction de M. Alphand, consistant à élever les eaux du Cher au moyen de pompes à feu.

H. Radoult de la Fosse, Ingénieur en chef du département, sur l'invitation du maire, assiste à la séance & l'effet d'émettre son appréciation sur chacun des projeta.

Le premier est écarté eu raison des difficultés d'exécution et des indemnités considérables à attribuer aux usiniers, au nombre de quatorze.

Le projet Coindre est très complet et remarquablement étudié ; il donnerait toute satisfaction, sans lé doute possible de l'altération que pourraient subir les eaux, sous l'intluence du dessèchement de l'étang pendant les grandes chaleurs.

Le troisième est reconnu très complet, mais fort dispendieux, les eaux seraient de bonne qualité, d'après l'analyse faite dans les grandes Écoles de l'État.

II ne fait qu'une critique, en raison du point de prise d'eau.

Cet exposé terminé, le conseil adopte, en principe, le projet Renard, sous contrôle des dépenses par le Service des ponts et chaussées, qui sera chargé de le modifier ou de le compléter, à la condition expresse que la somme de huit cent quarante mille francs prévue ne sera pas dépassée.

Le conseil adopte, en outre, les propositions de M. Renard, formulées dans sa lettre du 15 février, tendant à alTecteren bloc, à titre d'honoraires, la somme de deux mille francs, dans le cas oîi il ne serait donné aucune suite au projeL S'il y est donné suite, ta dite somme de deux mille francs resterait & valoir sur les honoraires, comptés à raison de soixante-quinze centimes pour cent du montant total des estimations.

Bapport de l'Ingénieur Dupin sur les travaux de distribution d'eau du Cher. — It est doaoé lecture du rapport suivant de U. l'Ingé- Dieur ordinaire.

■ Les travaux de distribution d'eau de Honlluçon ont (ait en 1880. l'objet de ■ (rois adjudicatioDH ayant pour but :

• Premier lot, onvraj;e de ntafonnerie ;

• Deuxième lot, canalisation en ville ;

• Troisième lot, machines élévHloires ;

• Ces travaux sont aujourd'hui terminés. Le total dos dépenses se décomposait c comme suit :

•r Premier lot. - Entreprise, rabais dédnit . . 33.t.66< .*» )

■ — Régie 96.600 > )

« Deuxième lot. — Entreprise, rabais déduit . . 399.395 il

« - Régie K.m ao)

t Troisième lot. — Enlreprisa, mhais déduit . . 88.300 > ) — Régie Î.M8 > ]

Total 800.995 73

■ Comme il n'a été dépensé qne 760.131 Si

< Il reste à dépenser « 863 89

( Ainsi, nous avons réalisé sur les dépenses autorisées, une économie de 40 863

« francs, 89, qu'on pourra utiliser en travaux de paracbèvement au printemps. Mais

■ la ville a utilisé une portion des crédits mis ànotre disposition, pour faire la<%à un

■ certain nombre de dépenses étrangères i la question des travaux :

« Salaire des employés du service des eaux et entretien des machines, pendant

« Acquisition de terrains 37.851 46$

« De telle sorte que la dépense réellement Taite pour les travaux ne s'élève « qu'à 760.131 81.

« La somme totale dépensée est eepeadant de 803.801 63.

■ Enfin, il y a lieu de tenir compte des honoraires des Ingénieurs, calcntés sui-

■ vant le tarif réglementaire, soit 9.S38 05

< Total déHnitir dépensé 813.0» 68

• Or le montant des dépenses autorisées n'est que de 600.995 73

« U ville doit donc faire face à un supplément de 19.016 95

* occasionné par un prélèvement sur les crédits de construction d'une certaine E somme, destinée i faire face à ces dépenses non prévues an projeL

■ Les modilications introftuites par nous dans la répartition des dépenses auto- 1 risées, tiennent à des nécessités qui se sont produites en cours d'exécution.

• En résumé, les travaux sont terminés dans de bonnes conditions et nous » demandons que M. le maire veuille bien faire approuver par son conseil, le chiffre « définitif des dépenses ■.

> Signé : DUPIN >.

ÉVOLUTION ÉCONOHIQUB CONTEMPORAINE. — La ViLLE-Gozet 303

Le projet Renard prévalut et c'est gr&ce & sod application que l'eau du Cher a pu être distribuée à profusion dans la ville entière. Les travaux furont exécutés sous la direction de M. l'ingénieur Dupin, qui s'acquitta de sa tâche, à la satisfaction générale. Le conseil lui vota des remerciements, après avoir entendu lecture du rapport précité.

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