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ARCHÉOLOGIE : ENCEINTE

existe dans le Mémorial des nobles, aux archives de la commuLe.

Les argentiers comprenaient les artistes travaillant l'or et l'argent. Il ne peut être question que des artistes appelés d'abord dauradors^ aneliers et plus tard argentiers. La fabrication des argentiers de Montpellier était célèbre dans le Midi. Le maître général des monnaies sous Charles V, par une ordonnance de 1365, dispensa les argentiers de Montpellier de la taxe imposée par ordonnance royale aux argentiers des autres villes.

Les fondeurs appelés SenJierrs cenerii dans l'idiome roman n'ont jamais eu beaucoup d'ouvriers à Montpellier.

Le Thalamus renferme un grand nombre de renseignements sur ces artisans, etil nous a paru utile de donner ces indications, trop sommaires peut-être, avant l'étude sur les anciens monuments de leur ville, atin de montrer qu'elle en était leur valeur, tout en regrettant que les révolutions, les changements successifs et les reconstructions aient fait disparaître des œuvres d'une réelle valeur artistique.

Enceinte. — L'existence d'une première enceinte antérieure à celle dont nos boulevards marquent le tracé et qui fut construite au xni^ siècle vient d'être établie dans une publication récente (i).

Elle avait pour point de départie Porche d'Obilion, située au carrefour de la Grand'Rue et de la rue de la Loge, suivant ensuite la rue Jacques-Cœur, la rue de la Monnaie, une partie de la rue de l'Aiguillerie, jusqu'à son intersection avec la rue neuve de la Corraterie, la rue Fournarié, la rue de la Vieille-Intendance, contournant la place de la Canourgue; de cet endroit au Porche d'Obilion, les jalons font défaut.

La seconde enceinte fut construite sous les Guillems, dans les commencements du xiii'' siècle. Les

(1) Recherches to^ographiqttes sur Monipellier, par L. Guiraud.

assisses se composaient de blocs de pierre de taille en bossage.

Le mur d'enceinte en 141 1, avait 1.757 créneaux II portes, 25 tours rondes ou carrées; sa longueur était de 3.888 mètres. Les rues étaient fermées par des chaînes en fer; l'une d'entr'elles a conservé jusqu'en 1853 le nom de la rtie de la Cadène (actuellement rue Montels).

C'est surtout à la Tour des Pins que l'on peut examiner les époques différentes, faciles à reconnaître à la disposition de l'appareil.

Ce n'est qu'en 1363 que l'on agrandit les fossés; on fit pratiquer un mur de ronde tout autour et en deçà des murs d'enceinte. Les démolitions toutes récentes des maisons de la rue des Carmes, pour l'agrandissement de l'Institut de physique, ont mis à découvert une étendue de remparts sur lesquels reposaient les murs des façades postérieures des maisons bordant le boulevard Henri IV.

Dans la remise de l'auberge de la Rochelle, au boulevard Ledru-Rollin, l'épaisseur du rempart est de deux mètres.

Sur la droite de la porte de la Blanquerie, au-dessus d'une maison, apparaît un fragment des remparts, dans lequel est encastrée une sculpture représentant, dit-on, les armoiries de la commune clôture.

On voit encore quelques fragments des remparts dans la cour de l'auberge du Chapeau-Rouge.

La Tour des Pins. — Etait désignée autrefois sous le nom de Tour des Cochons. Elle est située sur le boulevard Henri-IV, en face de Tune des portes d'entrée du Jardin des Plantes. Elle sert aujourd'hui de dépôt aux riches archives de la ville. Son isolement des autres constructions et le square qui l'entoure augmentent encore la curiosité qui s'attache à ce monument du moyen âge, intéressant spécimen de cette époque à Montpellier.

Au-dessus de Tinscription, qui rappelle le sou-

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