‹ Histoire de MontpellierChapitre 27 sur 145 · DE LA SEIGNEURIE DE MONTPELLIER AU ROI PHILIPPE DE VALOIS · texte numérisé non relu

DE LA SEIGNEURIE DE MONTPELLIER AU ROI PHILIPPE DE VALOIS

Vente de la seigneurie au roi de France. — Vente du poids et leude-mage au pape-. — Sympathie des habitants pour leurs anciens seigneurs. — Vente de la baronnie de Montpellier en 1395. — Confirmation des privilèges de la Avilie. — Serment de fidélité des Consuls.

C'est environ six mois avant sa mort, le i8 avril 1349, ^^^^ signé le contrat de vente de la seigneurie de Montpellier. Dans cet acte, qui est transcrit dans le Grand Thalamus^ le roi de Majorque déclare expressément que « se trouvant sous le coup de nécessités graves et innombrables, auxquelles il ne peut faire face qu'en aliénant son patrimoine, il a cru devoir adopter cette détermination en faveur du roi de France, son très cher ami, de qui il tient les domaines dont il s'agit à foi et hommage. En conséquence, après mûre délibération, il vend et transporte à Philippe et à ses successeurs sa ville seigneuriale et sa chatellenie de Lattes, avec leurs droits, territoires, districts et appartenances, pour le prix de 120.000 écus d'or, monnaie de F'rance (i .200.000 fr.) payables, le premier tiers le 15 juin suivant, le second tiers le jour de l'Assomption de la même année, et le dernier tiers à la Saint-Jean 1350. »

En même temps Jayme III aliénait au pape Clément IV, la rente des poids et leude-mage de la ville au prix de 4.000 florins d'or (48.000 fr.)

MontpelUer conserva toujours un sympathique

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souvenir de ses anciens et derniers' seigneurs. Cette famille n'avait pas abdiqué complètement tous ses droits par Pacte du i8 avril 1349. La baronnie de Montpellier n'avait pas été comprise dans la vente. Ce n'est qu'en 1395 qu'Isabelle de Majorque céda et transporta ses droits sur cette baronnie moyennant la châtellenie de Galargues et 1.200 livres de rente.

Les consuls, après avoir obtenu la confirmation de leurs privilèges, prêtèrent serment au roi entre les mains de l'évêque de Noyons. La protestation des i consuls est remarquable, en ce qu'ils déclarent, que 1 la posture qu'ils ont tenue à genoux, n'est point un ' hommage, mais simplement un serment de fidélité qui ne peut donner aucune atteinte à leurs privilèges.

C'est donc à la fin du xiv® siècle que cessent les rapports directs de la maison royale d'Aragon avec la commune de Montpellier.

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