‹ Histoire de MontpellierChapitre 38 sur 145 · MONTPELLIER SOUS LE RÈGNE DE LOUIS XVI · texte numérisé non relu

MONTPELLIER SOUS LE RÈGNE DE LOUIS XVI

Modification à l'organisation municipale (1771-1774). — Joseph II, empereur d'Allemagne, visite Montpellier en 1777. — La commune, à l'occasion de la naissance e u Dauphin, dote huit jeunes filles (1781). — Lancement du pr mier ballon à Montpellier (1783). — Arrivée à Montpellier de cent quinze français rachetés au roi d'Alger (1785 . — Plusieurs individus accusés de vol de vases sacrés à Montagnac, sont condamnés au bûcher (1785). — Arrêt du Conseil du roi sur l'élection consulaire (1787). — Les négociants et les capitalistes de la ville s'associent pour fournir du blé à la ville. Le corps des marchands offre vingt mille livres. — Réunion des Trois Etats du pays de Languedoc en 1789.

Un édit de 1771 ramenait les municipalités sous le régime des offices et instituait à Montpellier des offices de premier consul, maire, et deuxième consul, lieutenant de maire, mais en conservant provisoirement les fonctions de maire au s'" de Cambacérès.

Un arrêt du 27 octobre 1774 modifia encore l'organisation municipale en réduisant à quatre années les fonctions de premier consul-maire, à trois celles de lieutenant de maire, à deux celles des autres consuls, renouvelables par moitié. Le maréchal de Castries, gouverneur de la ville, choisissait les nouveaux consuls sur une liste de dix-huit candidats, présentés par des électeurs que désignait le Conseil de Ville.

En l'année 1777, Joseph II, empereur d'Allemagne, arriva à Montpellier sous le nom de comte du Nord, il partit le lendemain de son arrivée, après avoir visité les curiosités de la ville.

La commune, à l'occasion de la naissance du Dau^

sous LE RÈGNE DE LOUIS XVI (1774)

phin, en 1781, dota huit jeunes filles pauvres et donna un festin et un bal aux nouveaux mariés.

En 1783, Chaptal lança, à Montpellier, le premier ballon, en présence des seigneurs des Etats.

Le 25 août 1785, arrivèrent à Montpellier cent quinze français, rachetés par le roi à Alger ; on les logea aux casernes et le surlendemain on fit une procession en leur honneur.

Le 16 septembre de la même année, Jacques Soulairol et Guillaume Brunei, convaincus d'avoir profané et volé les vases sacrés de l'église paroissiale de Montagnac, furent conduits devant l'église Notre- Dame. Après leur avoir fait faire amende honorable, on leur coupa les poings et, de là, on les amena sur le Champ-de-Mars, en face de la croix de laMission, où, revêtus de chemises soufrées, ils furent brûlés, et leurs cendres jetées au vent. Le lendemain, Julien dit Bouleguet, natif de Canet, complice des précédents, subit le même sort. D'autres complices, furent exécutés en effigie. L'année suivante, Bernard Crévassas, reconnu aussi coupable du vol de Montagnac, subit le même supplice.

En 1787, un arrêt du Conseil du roi régla que l'élection consulaire serait faite par le Conseil politique, renforcé de vingt quatre habitants choisis parmi les plus imposés, lequel présenterait, pour chaque place, une liste de candidats au maréchal de Castries, qui choisirait et nommerait lui-même les consuls.

Le 13 janvier 1789 eut lieu la dernière réunion des Trois-Etats du Languedoc sous la présidence de Mgr Dillon, archevêque de Narbonne.

MONTPELLIER PENDANT LA RÉVOLUTION

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