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LA CHARITÉ A MONTPELLIER

Institutions charitables de Montpellier. — Maladrerie de Saint- Lazare. — Hôpital de Saint-Guilleni. — Hôpital de Saint-Esprit. — Hôpital de la Porte d'Obilion, de Lattes, de Notre- Dame et de Saint-Eloi. — Hôpital et cimetière de Saint-Barthélemy. — Hôpital de Sainte-Marie ou Saint-Martin des Teutons.

— Hôpital Saint-Maur ou des Trinitaires. — Hôpital de la Magdeleine. — Hôpital Sainte-Marthe — Hôpital de Saint-Julien de Tournefort. — Hôpital de la Cliarité ou delà Miséricorde. — Hôpital Saint-Jaumes ou Saint-Jacques. — Hôpital ou commanderie de Saint-Antoine. — Hôpital du Grand-Saint-Jean.

— Hôpital de Gautier Compaigne et de Saint-Martial. —

— Hôpital des Pestiférés. — Hôpital des Petites-Maisons. — Hôpital Général. — Pains de la Charité (Las Caritais). — Dames du Dimecre (mercredi).

L'héroïsme chrétien appliqué au soulagement des maux et des infortunes n'a nulle part ailleurs produit plus de merveilles qu'à MontpelHer.

Chaque maison religieuse, chaque monastère avait son hospice. La pureté du ciel et la salubrité du climat entraient sans doute pour quelque chose dans cette multiplication des maisons hospitalières, mais l'esprit de charité y avait de beaucoup la principale part.

Maladrerie Je Saini-Laiare. — Montpellier commençait à devenir un centre important aux premières

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années du xii® siècle lorsque fut établi, près l'ancien pont de Castelnau, une léproserie, genre d'établissement fort commun en France, cette maladie ayant été importée par les croisés au retour de la Palestine. Dans les dernières années du xvii® siècle, les bâtiments tombèrent en ruines, la cloche fut emportée, les terres et les vignes voisines devinrent incultes et l'on fut obligé de murer la porte de l'église, afin qu'elle ne servit pas de retraite aux vagabonds.

Hôpital de Saint -Guillcm. — Fondé par les premiers seigneurs de Montpellier dans le faubourg du Coureau, à l'extrémité de la rue Saint-Guilhem.

Il fut démoli lors des troubles religieux de 1562.

Hôpital de Saint-Esprit. — Fondé par Guillem VIII au faubourg du Pila Saint-Gély. Il fut comme le précédent démoli en 1362.

Hôpital de la Porte d' Obilion^ de Lattes^ de Notre- Dame et de Saint-Eloi. — Cet hôpital désigné sous ces divers noms s'ouvrit dans le faubourg de Lattes en 11 83. Son fondateur Robert Pellier l'établit pour y recevoir les malades et les pauvres passants. Il prit plus tard le nom de Nolre-Dame-des-Tables et au XV® siècle celui de Saint-Eloi.

Il fut transféré d'abord rue de l'Aiguillerie, mais les locaux étant insuffisants, il occupa ensuite l'emplacement de la vieille Ecole Mage. Les vieux actes l'appellent tour à tour Hôpital Robert, du nom de son fondateur, Hôpital Notre-Dame, à cause d'une chapelle de ce vocable abritée dans ses murs. La dénomination d'Hôpital Saint-Eloi lui est venue de la petite église invariablement annexée à cet édifice (1600). Après son transfert àrhôpitaLsuburbain (1891), les bâtiments devenus libres ont été appropriés pour l'installation des Facultés.

Hôpital et Cimetière de Saint-Barihélemy. — La rue Saint-Barthélemy indique l'emplacement de cet hôpital et de son cimetière où fut enterré, en 1192,

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