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LA CHARITÉ AU MOYEN AGE

Placentin, le fondateur de l'Ecole de Droit de Montpellier.

Hôpital de Sainte-Marie ou Saint-Martin des Teutons. — Cet ordre, puissant en Allemagne au xiii» siècle, fonda cet hôpital afin de faciliter aux pèlerins de leur nation le voyage de Saint-Jacques en Espagne. Il occupait toute l'île en face de l'hôtel du Tapis- Vert.

Hôpital Saint-Maur ou des Trinitaires. — Conformément au premier esprit de leur Ordre, ils faisaient trois portions de leurs biens : la première, pour l'entretien de l'hôpital ; la seconde, pour eux, la troisième, pour la rédemption des captifs.

Hôpital de la Magdeleine. — Un particulier de Montpellier, Pierre Causiti, fonda cet établissement en 1328. Son emplacement se trouvait entre Saint- Guilhem et le faubourg de la Saunerie.

Hôpital Sainte-Marthe. — Il occupait l'emplacement de l'Hôtel du Tapis-Vert et fut fondé par Pierre Gros habitant de Montpellier, en 1370. C'était un hôpital pour les femmes ; il était aussi « destiné à l'éducation et à la sûreté des filles pour les élever et pour garantir leur pudicité du naufrage jusqu'à ce qu'on trouva à les colloquer. » Epargné en 1S62, les protestants le démolirent, lorsqu'ils eurent à se prémunir contre les différents sièges dont ils furent menacés.

Hôpital de Saint-Julien de Tournefort. — Cet hôpital portait le nom d'un marchand de Montpellier, nommé Guillaume de Tournefort qui le fonda vers 1400. Il hébergeait les voyageurs qui allaient à Rome ou ailleurs, bien portants ou malades. Il occupait l'emplacement compris entre le cours Gambetta et la rue du faubourg de la Saunerie.

Hôpital de la Charité ou de la Miséricorde. —- Dans les premières années du règne d'Henri I V ( i ^96), on acheta plusieurs maisons à l'extrémité du fau~ bourg du Pila Saint-Gély. Les pauvres orphelins

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trouvèrent dans cet hôpital un asile et une éducation conforme à leurs aptitudes. On envoyait les enfants de la Charité, avec des troncs portatifs, où les personnes charitables jetaient leurs aumônes, et pour exciter la charité les enfants en chantant disaient une formule et ils recommençaient à tour de rôle.

Autrefois les jeunes filles, dans plusieurs quartiers de la ville, la tête couronnée de roses, et tenant sur leurs genoux une corbeille remplie de fleurs, se plaçaient devant une table, ornée de chandeliers, de vases et de bouquets. Ses amies, une tasse à la main allaient nu-devant des passants leur demandant de donner un sou à la pauvre fdle de mai (Maïa), afln de lui permettre de se marier.

Hôpital Saint-Jaiimes on Saint-Jacques . — Un habitant de Montpellier, Guillaume de Pierrefixe, de retour d'un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, fonda cet hôpital en 1220 en faveur des pauvres gens qui entreprendraient ce pèlerinage. Il le fit bâtir, hors des murs, entre la porte du Peyrou et la porte des Carmes, en dehors de la commune-clôture et presque au point où aboutit la rue J.-J. -Rousseau. Cet hôpital eut le sort des autres bâtiments du faubourg. Il fut démoli en 1622.

Hôpital ou Conimanderie de Saint-Antoine . — Etabli en faveur des personnes exposées au mal des ardents. L'acte de fondation de cette maison remonte a 1320; il était situé dans le faubourg de Nîmes. Les bâtiments ont seuls existé jusqu'en 17S0.

Hôpital du Grand-Saint-Jean. — C'était un ancien domaine des Templiers. Il occupait un vaste terrain qui a retenu sa dénomination actuelle.

Hôpital de Gantier Coinpaigne et de Saint-Martial. — A l'usage des voyageurs malades ou blessés. Il fut établi en 13 10, dans le voisinage du couvent des Dominicains.

Hôpital des Pestiférés. — On acheta, en 133 1, un vaste bâtiment entre les portes des Carmes et de la

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