‹ Histoire de MontpellierChapitre 50 sur 145 · LA CHARITI^, AU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

LA CHARITI^, AU MOYEN AGE

Blanquerie. La ville le transforma plus tard en cimetière ; il était encore affecté à cet usage en 1848; on l'appelait alors le Jardin du Milanais. Depuis quelques mois on y a établi un jeu de boules.

Illpital des Petites-Maisons. — C'est en l'année 1716 que le Conseil de ville jugea bon d'enfermer les insensés qui couraient la ville et qui y causaient souvent du désordre. Cette maison se trouvait enclavée dans l'ancien hôpital Saint-Eloi.

Hôpital Général. — La déclaration du roi Louis XIV pour rétablissement d'un hôpital général à Montpellier n'eut lieu qu'en 1673. On choisit l'emplacement de l'ancienne communauté des Carme?. Aujourd'hui c'est un asile pour les vieillards et les orphelins.

Le jour de l'Ascension se faisait une large distribution de pain au profit des indigents, d'où est venu le nom de las Caritats] il en est fait mention en 12 19 dans le testament du drapier Jean Lucien où cet excellent bourgeois lègue annuellement deux cents pains à la Charité de sa ville natale pour le jour de l'Ascension. En 1464 cinq ou six mille personnes participaient à cette distribution.

Il y avait enfin un système régulier de quêtes afin de répondre aux diverses éventualités. Un certain nombre de dames et peut-être aussi d'hommes, allaient de maison en maison, tous les mercredis, demander pour les pauvres. L'argent recueilli de la sorte composait un fonds commun que l'on répartissait ensuite selon les besoins entre les établissements à secourir. L'œuvre constituait une manière de congrégation dite des Dimecres ou mercredi à cause du jour de la semaine affecté à la collecte.

Page 1