ENSEIGNEMENT
Premières écoles en 1242. — Ecole Mage (1461). — Instruction littéraire-artist que-scientifique. — Faculté des Arts, statuts (1742). — Collèges : de Valmagne (1Î63), de Saint-Germain (1364), de Mende (1369), de Saint-Ruf (1370), de Gérone (xv« s.), Bresse ou Pezénas (1342-1349). — Ecoles mixtes de théologie, belles-lettres. — Destruction des collèges. — Régents nommés k l'Ecole Mage, — Henri IV prescrit l'enseignement des arts libéraux, etc. — Cazaubon. — Translation dans Tîle Cezelly (actuellement le lycée). — Classe des abécédaires (statuts de 1608). — Organisation de l'Académie Montpelliéraine de philosophie et de théologie. — L'évêque directeur et conservateur du collège (1615-1618). — Les Jésuites mis à la tête du collège (1629). — Durée de leur enseignement. — Leur expulsion en 1762. — Frères de la vie commune. — Le collège pendant la Révolution. — Générosité du maire Durand. — Réorganisation de l'Instruction primaire publique et gratuite (1792). — Ecoles chrétiennes, — Nomination d'instituteurs. — Etablissement de dix écoles primaires. — Ecole centrale.
Faculté de Médecine. — Son origine. — Enseignement libre. — Statuts de 1220. — Bulle de Nicolas IV (1229). — Université de Montpellier. — Professeurs. — Chaires. — Son instalhition dans les bâtiments du monastère de Saint-Germain. — Son enseignement.
Ecole de Droit. — Fondation (1601). — Les premiers professeurs.
— Elle est placée sous la dépendance des évêques de Maguelone.
— Faculté de théologie. — Causes de sa décadence. — Henri IV relève l'école. — • Supprimée par la Révolution. — Rétablie en
Les premières écoles furent établies à Montpellier en 1242. L'enseignement primaire, ainsi que partout
ailleurs, était donné par des régents qui recevaient une rétribution minime de la commune et des élèves.
La première mention qui soit faite d'un régent public de grammaire est de 14 12. Il donnait ses leçons dans un local loué par la commune moyennant les gages accoutumés de sei\e livres tournois par an. A partir de 1446 le traitement est de trente livres tournois.
La commune en 1461 acheta un local situé au coin de la rue de l'Université et de \z rue de l'Ecole Mage (schola Major), sur l'emplacement de la chapelle de l'ancien Hôpital Saint-Eloi.
Cet établissement fut soigneusement aménagé : et comprenait entre autres deux grandes pièces capables de contenir 1500 personnes. L'une, la plus grande, était la salle ordinaire des cours ; elle était meublée d'une chaire, du haut de laquelle le magister lisait, avec marchepied et banc^ autour, et d'autres bancs affectés aux enfants. L'autre, la chambre du maître, contenait également une chaire, une table haute et plusieurs bancs. Au-dessus de la porte était une belle cloche.
Tout maître ès-arts ayant la science pour enseigner pouvait ouvrir des cours libres, quelque chose d'analogue comme un pensionnat.
L'enseignement secondaire n'existait pas à proprement parler au moyen âge. Les Facultés de Droit, de Médecine et de Théologie avaient chacune une existence à part ; mais pour les Lettres et les Sciences, il n'y avait pas deux sortes d'enseignement.
L'instruction littéraire, artistique et scientifique, comprenait la connaissance des Sept Arts Libéraux, le irivium (grammaire, rhétorique et philosophie), le quadrivium (arithmétique, géométrie, musique et astronomie). L'ensemble de ces cours formait la Faculté des Arts.
La création de la Faculté des Arts est antérieure à 1242, une bulle épiscopale de cette ^nnée prouvant