TOPOGRAPHIE
le Lez, déjà relié aux faubourgs de Nîmes et du Pont-Juvénal , et le Merdanson que quelques personnes écrivent à tort Verdanson. Ce ruisseau est plutôt un torrent restant à sec la plus grande partie de l'année.
La place de la Comédie occupe l'emplacement d'un bastion de défense élevé pendant les guerres religieuses du xvi*^ siècle.
Sur le milieu de cette place s'élève le groupe des Trois-Grâces, d'Antoine.
Voici, à gauche, le nouveau théâtre, inauguré le i'^'" octobre 1883; en face, la rue de la Loge ; sur la droite, l'Esplanade. Dans le fond, à travers les arbres, on aperçoit la Citadelle avec les bâtiments de la Caserne du génie et plus près la gare de Palavas.
Le boulevard Victor-Hugo, autrefois boulevard de la Comédie, occupe l'emplacement de l'ancien fossé de l'Arbalète, où les habitants de la ville allaient se livrer à l'exercice de ce jeu.
Au commencement du boulevard de l'Observatoire s'élève, sur l'emplacement de l'ancienne tour Babotte, la Tour de l'Observatoire, d'où les savants du siècle dernier faisaient leurs observations. C'est du balcon qui donne sur le boulevard qu'eut lieu la première descente en parachute. Derrière la halle circulaire est située la petite place de la Croix de Fer.
Nous trouvons ensuite, sur la droite de ce boulevard, la rue des Etuves, où les barbiers étuvistes tenaient autrefois maison de santé et de plaisirs ; et dans cette rue, l'église des Pénitents bleus, qui renferme un Christ colossal en marbre blanc; à l'extrémité de la rue de la S lunerie, l'église Saint- Denis construite en 1699 P^^* d'Avilerdans un champ où furent pendus 63 prisonniers de l'armée protestante du duc de Rohan (1628).
Cette église est aussi située près de la route de Toulouse et de l'ancien Cours de la Reine, plus tard Cours-la-Reine, établi au siwclé dernier en imitation
de celui de Paris, et où se donnaient les rendez-vous des hauts personnages et des précieuses de la ville. C'est de ce côté, à l'extrémité de la rue Chaptal, que l'on a construit la gare du chemin de fer d'inté rêt local.
Le boulevard Jeu-de-Paume était en vogue au xviii*^ siècle. Les comédiens forains dressaient leurs tréteaux en cet endroit, et Molière y joua ses premières œuvres.
Le boulevard Ledru-RoUin (autrefois boulevard Saint-Guilhem) conduit au Peyrou , une des plus belles promenades de France, remarquable par ses dispositions architecturales et la statue équestre de Louis XIV et l'aqueduc.
En descendant par la place d'Aviler, on voit, sur la gauche, à l'entrée du faubourg Saint-Jaumes, la porte d'entrée principale du Jardin des Plantes, fondé par Henri IV, en 1^93 ; plus bas, sur la droite, les bâtiments de la Faculté de Médecine et la Tour des Pins, seul vestige des anciennes fortifications; au bas du boulevard Henri-IV, l'Hôpital Général. Là commence le boulevard Louis-Blanc auquel fait suite le boulevard Bonnes-Nouvelles, ainsi désigné en souvenir d'une chapelle bâtie un peu plus haut en l'honneur de la délivrance de la France par Jeanne d'Arc, et au lieu même où le courrier qui apportait l'annonce de ses victoires était descendu. On a placé, en 1894, sur lu façade du Lycée, une plaque en marbre portant cette inscription :