EN LUI DONNANT CE LIVRE
De ce doux rossignol, mon frère, à toi les chants ! Tristes comme son cœur ils vibraient sur la lyre ; Mais, voyant que le monde apprenait à maudire,
Lui, qui n’était qu’amour, s’éloigna des méchants.
Et pour les fuir, hélas ! il dut quitter la terre Où les échos n’avaient pour lui qu’un ris moqueur. Emportant vers le ciel, dans les plis de son cœur,
Un nom tout parfumé d’amour1 et de mystère.
Frère, quand la douleur en passant sur ton front Brisera ton espoir, fleur à la frêle tige,
Songe au doux rossignol qui dans le ciel voltige,
Lis un de ses beaux chants : tes plaintes cesseront ;
Tes plaintes cesseront en y voyant, poëte,
Ce que pour les écrire il dut verser de pleurs,
Car la lyre où n’est pas la corde des douleurs.
Quels que soient ses accords, est toujours incomplète.