‹ Histoire de N.S. Jésus-Christ, exposition des saints évangiles (volume 2)Chapitre 26 sur 69 · II · texte numérisé non relu

II

charpentier de Nazareth. Telle était cette situation pleine de doutes et d'incertitudes, et telle qu'il ne s'en vit jamais ailleurs qu'à Jérusalem. Voilà pourquoi Notre-Seigneur, élevant la voix, au milieu du Temple de son Père , répond par une aftîrmation directe de sa divinité : a Vous savez qui je suis ! Vous savez d'où je viens! Mais je ne viens pas de moi-même. Celui qui m'a envoyé, et que vous ne connaissez pas , celui-là est la vérité ! Moi je le connais, parce que je procède de lui , et c'est lui qui m'a envoyé. » Procéder de la vérité, c'est-à-dire de Jéhovah, c'était descendre de Dieu même. La foule ne se méprend point, comme les sophistes de nos jours , sur la portée de celte parole. Elle se soulève contre ce qu'elle croit un blasphème. Mais l'heure de Jésus n'est pas encore venue , et l'effort de tant de bras hostiles est paralysé par une puissance souveraine. Cependant un grand nombre de Juifs sont amenés à la foi : «Le Christ lui-même, disent-ils, pourrait-il faire plus de merveilles que n'en accomplit cet homme?» L'évidence des miracles, annoncés comme le signalement divin du Messie , tranche à leurs yeux toutes les difficultés , et produit la conviction dans leurs âmes.

Le Sanhédrin 12. « Or, coutinuc Ic tcxtc sacré, les Pharisiens et les

envoie des . ^ .

soldats pour Pnnces des prêtres, mform es de ces rumeurs, envoyèrent

s'emparT de

Jésus, des gardes pour se saisir de la personne de Jésus. Il dit à ces officiers : Je serai encore un peu de temps parmi vous, ensuite je retournerai à Celui qui m'a envoyé. Vous me

chercherez alors, mais vous ne me trouverez plus, et vous ne pouvez venir où je suis. — Les Juifs l'entendant parler ainsi se disaient entre eux : Où ira-l-il donc, pour que nous ne puissions pas le trouver? Yeut-il se rendre parmi les Hébreux dispersés dans les diverses contrées du monde? Se fera-t-il le docteur des Gentils? Que signifie cette parole : Vous me chercherez sans pouvoir me trouver, et vous ne pouvez venir où je suis'? » Les officiers des Princes des prêtres et des Pharisiens n'osèrent pas exécuter l'ordre qu'ils avaient reçu. En approchant du Sauveur, ils le trouvèrent instruit de leur mission , comme s'il avait été présent au conciliabule qui venait de se réunir contre lui. Et cependant Jésus n'avait pas quitté les parvis du Temple; il n'avait pas interrompu sa prédication au peuple. La narration évangélique repose 'ainsi sur un substratum continu de miracles, dont les plus frappants sont parfois les moins aperçus. Le rationalisme ne semble pas même avoir soupçonné celui-ci. Il s'est débarrassé des prodiges de guérison par la fameuse théorie « du contact d'une personne exquise. r> Mais il passe sous silence ce phénomène, assez remarquable pourtant, des gardes apostés par les Princes des prêtres et les Pharisiens, dont le bras déjà levé s'arrête soudain à la voix de Jésus. « Son heure n'était pas venue, » dit l'Evangéliste. Est-ce que cette argumentation aurait paru à nos sophistes conforme « aux règles de la logique « Joan.vn. 30-31.

aristolélicienne? » Quoi donc ! Jésus était-il le maître du temps, le roi des heures et des siècles? L'Evangile l'affirme, et l'Eglise catholique le croit. Mais le rationalisme moderne prétend le contraire. Qu'il veuille donc nous expliquer comment Jésus hsait dans le plus intime des cœurs, et pénétrait, à distance, à travers les portes fermées du Sanhédrin, tous les conseils de fureur et de haine dirigés contre sa personne! Qu'il nous dise pourquoi les gardes s'arrêtent devant la majesté désarmée du Sauveur! Enfin qu'il nous donne une raison naturelle de cette prédiction maintenant réahsée, du Sauveur aux Juifs : « Vous me chercherez et vous ne me trouverez plus. » Depuis dix-huit cents ans les fils de Jacob cherchent le Messie sur toutes les plages de l'univers. L' ont-ils trouvé? Le trouveront-ils jamais, en dehors de Jésus de Nazareth, qu'ils ont crucifié ?

13. « Au dernier jour de la fête des Tabernacles, qui en ollycrtel'Tr ^st Ic plus solcnucl, rcprcud l'Evangéliste , Jésus, debout "'i/eau^de^ia' SOUS Ics portiqucs du Temple, disait à haute voix : Si quelsiioé. qu un a son, qu il vienne a moi, et qu il boive. Quiconque croit eu moi, verra des sources d'eau vive, selon l'expression de l'Ecriture, jaiUir de son sein! — Or, il voulait parler de l'Esprit, que reçoivent ceux qui croient en lui. Car, à cette époque, l' Esprit-Saint n'était pas encore donné aux fidèles, parce que Jésus n'était point encore entré dans sa gloire '. « Le huitième jour de la solennité des Taber- ' Joan., vil, 37-39.

Les sources

nacles, tous les Hébreux quittaient les tentes de feuillage, à l'ombre desquelles ils venaient de passer une semaine, en souvenir du séjour de leurs aïeux au désert sous les pavillons de Moïse. La multitude tout entière, réunie sous les Portiques du Temple, assistait au sacrifice du matin; ce jour-là, nul autre qu'un Juif ne pouvait prendre part à la solennité, et le Parvis des Gentils restait vide. Après l'immolation des victimes sur l'autel, un prêtre, désigné pour cet office, se rendait à la source de Siloë, où il puisait trois mesures d'eau vive, dans une coupe d'or. Précédé des lévites, il revenait au Temple par la porte de l'Eau, la même par laquelle Notre-Seigneur fit lui-même son entrée triomphale. 11 était reçu au son des trompettes sacrées, et montait à l'autel. Aux deux angles étaient disposées deux coupes d'argent, l'une vide, l'autre remplie de vin. L'eau de la coupe d'or était transvasée dans la coupe vide , puis mêlée au vin de la troisième. Cependant le peuple, portant à la main des palmes, des branches de myrte et de figuier, défilait processionnellement autour de l'autel, en chantant les hymnes de délivrance. Quand V Alléluia, qui terminait chacune des strophes alternées par deux chœurs de musiciens, se faisait entendre , tous les rameaux étaient agités et élevés en l'air, avec des acclamations joyeuses. Après le défilé, le prêtre offrait une libation, sur l'autel du Seigneur, avec l'eau de Siloë mêlée de vin; et le peuple assemblé chantait d'une seule voix ces paroles du prophète Isaïe :

230 HrSTOlRE DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.

« Vous puiserez avec allégresse aux sources du Sauveur '. » Telle était la cérémonie solennelle qui rappelait aux Juifs les sources miraculeuses ouvertes par Moïse au désert; les fontaines et les palmiers d'Elim; les tabernacles d'Israël et les pavillons de Jacob, salués jadis par le fils de Béor, enfin les grappes de raisin rapportées par les envoyés du grand Prophète, en témoignage de la fécondité de la Terre- Promise, où les enfants d'Abraham devaient échanger Teau des torrents pour le vin qui réjouit le cœur de l'homme. L'époque de la fêle des Tabernacles était celle où l'on venait de recueilUr, sur les collines d'Engadd, et de Jéricho', le fruit de la vigne. La reconnaissance pour les bénédictions du Très-Haut se mêlait ainsi aux traditions séculaires de l'histoire nationale. Chacun des fils d'Abraham rapportait à sa demeure et conservait toute l'année lesLulahim, ou rameaux delà fête des Tabernacles. Telles furent les circonstances au milieu desquelles le divin Maître, faisant allusion à l'eau de Siloë offerte sur l'autel du Temple, et aux paroles prophétiques d'Isaïe, s'écriait : «Quiconque croit en moi, verra des sources d'eau vive jaillir de son sein. » Les usages et les cérémonies hébraïques servent ici de commentaire à l'Evangile. Le Sanhédrin 14, c< Parmi la foule qui avait entendu ses discours,

et Nicodème. . . i. .

conlmue samt Jean , les uns disaient : C'est vraiment un Prophète! D'autres : C'est le Christ! — Mais, reprenaient * Isaï., XII, 13.

quelques autres, est-ce que le Christ doit venir de Galilée ? L'Ecriture n'enseigne-t-elle pas que le Christ sortira de la race de David, et de la cité de Bethléem, où naquit David? — Il s'éleva donc une discussion parmi le peuple à son sujet. Quelques-uns voulaient se saisir de sa personne; cependant aucun n'osa porter la main sur lui. Les gardes envoyés par les Pontifes et les Pharisiens revinrent donc à leurs maîtres : Pourquoi ne l'amenez-vous point? demandèrent ceux-ci. — Les soldats répondirent ; Jamais homme n'a parlé avec la puissance de cet homme ! — Quoi ! s'écrièrent les Pharisiens, vous aurait-il séduits vous-mêmes? Est-ce qu'un seul des princes d'Israël, ou des Docteurs, croit en lui? Toute cette populace, qui l'admire, n'entend rien à la Loi; c'est une troupe de maudits! — Or, Nicodème, celui qui était venu précédemment la nuit s'entretenir avec Jésus, assistait à cette réunion des Pharisiens. Notre Loi, dit-il, permet-elle de condamner un homme, avant de l'avoir entendu lui-même, et de s'être enquis impartialement de sa conduite? — Les Pharisiens indignés lui répondirent : Et vous aussi, êtes-vous devenu Galiléen? Etudiez les Ecritures. Vous y verrez que le Prophète ne doit pas sortir de la Galilée. — Le conseil fut levé ensuite, et chacun retourna en sa demeure ^ »

i 5. La préoccupation universelle des Juifs, celle du pro- Bethléem et

Nazareth.

chain avènement du Christ, et l'étude de tous les carac- * Joann., vu, 40 ad ultim.

tères messianiques indiqués par le Testament Ancien, se manifestent avec une remarquable énergie dans ce double dialogue du Sanhédrin et du peuple. La multitude, à qui les Docteurs infligent le reproche d'ignorance, sait pour-, tant, à n'en pouvoir douter, que le Christ prorais par les Prophètes doit venir de Bethléem. Le texte de Michée a vulgarisé celte notion , qui a revêtu dans tous les esprits le caractère d'une certitude dogmatique. Les Pharisiens, malgré leurs dédains affectés, n'ont pas à ce sujet une autre croyance. Ils renvoient Nicodème aux Ecritures, pour se convaincre que le Prophète ne saurait venir de Galilée. Mais la discussion qui s'élève parmi la multitude a un aspect plus particuUèrement intéressant, au point de vue de la critique moderne. Comment, disent les rationalistes, pouvait-on soulever l'objection de Bethléem, s'il eût été de notoriété pubhque que Jésus était né en cette ville? La polémique engagée par les Juifs sur ce terrain, prouve péremptoirement que le récit évangélique de la naissance à Bethléem est une interpolation apocryphe, inventée après coup pour les besoins de la cause. — C'est là un des arguments les plus chers à l'école de nos sophistes. Nous l'avons déjà rencontré, à propos de la vocation de Nathanaël, nous le retrouverons à l'occasion du titre de la Croix, inscrit par Pilate. Il importe donc de le discuter ici et d'en faire res-

' Mich., V, 2.

sortir, par le texte même]; de l'Evangile, l'incroyable inanité. La foule qui entourait Notre-Seigneur au Temple était composée de Juifs venus de tous les points du monde pour assister à la fête nationale. Elle se composait à la fois des habitants de Jérusalem, des Hébreux fixés sur le sol de la Palestine, des pèlerins d'origine juive, établis dans les autres contrées de l'univers, et compris sous la dénomination officielle de Juifs de la dispersion ; enfin des prosélytes, c'est-à-dire des étrangers convertis à la foi mosaïque. Or, les détails particuliers de la naissance de Jésus-Christ à Bethléem ne pouvaient évidemment pas être connus de toute cette foule , de provenance et de patries si diverses. Nos rhéteurs font ici le même paralogisme qu'ils reprochent à juste titre aux historiens du siècle de Louis XIV, lesquels'] nous représentent la cour de Clovis sous les traits de celle de Versailles. Ils raisonnent comme si les Hébreux, assemblés sous les portiques du Temple pour la fête des Tabernacles, avaient pu, dès ce moment, lire l'Evangile de saint Matthieu et de saint Luc, et y apprendre que Jésus-Christ était né à Bethléem. Dans la réalité, l'épisode de Bethléem , aujourd'hui d'une notoriété universelle, n'était alors connu que d'un fort petit nombre de témoins. Un Prophète, réunissant en sa personne les caractères messianiques de puissance surnaturelle et d'enseignement divin, surgissait tout à coup au sein du peuple juif. Toutefois il sortait de Nazareth en GaUlée,

23i HISTOIRE DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.

après trente ans cV obscurité, dans les labeurs d'une condition où il avait gagné à la sueur de son front le pain de chaque jour. La Galilée, patrie de son adolescence, n'était pas le pays où il était né. Mais, à l'exception de ses proches, qui pouvait le savoir? Un quart de siècle s'était écoulé depuis la mort d'Iïérode. L'épo([ue de la naissance de Jésus-Christ dans le Prœsepium de Bethléem n'eût pas même été remarquée par la nation, sans l'arrivée des Mages à Jérusalem. Le massacre des Innocents, qui la suivit de près, avait dû complètement faire perdre toutes les espérances provoquées par cet incident extraordinaire. Vingtcinq ans de silence sont quelque chose dans la vie d'un peuple; et lorsque le Sauveur, quittant l'atelier du charpentier Joseph, se manifesta sur les bords du Jourdain et du lac de Tibériade,à moins d'une révélation particulière, nul ne pouvait lire sur le front du divin artisan de Nazareth : Celui-ci est né àBethléem ! Pour bien comprendrel'absurdité de l'hypothèse rationaliste, il suffit donc de se placer avec elle sur le terrain qu'elle s'est choisi. Comment la multitude juive, qui avait vu s'écouler à Nazareth les vingt-cinq premières années de la vie de Jésus, aurait-elle pu, sans un miracle, donner à Jésus un autre nom que celui de Nazaréen? Comment, sous le silence et l'obscurité de cette vie cachée, la multitude juive aurait-elle pu , sans un miracle, deviner les réalités divines? Comment enfin, quand toute la GaUlée parlait de son compatriote Jésus de Nazareth, la multitude

juive aurait-elle pu, sans un phénomène d'incroyable perspicacité, savoir que Jésus n'était pas Galiléen? L'erreur des Juifs était, disons -le, très-naturelle d'une part, et vraiment providentielle de l'autre. Il fallait que le Christ fût mis à mort; les Prophètes l'avaient annoncé. Mais, comme dit saint Paul, «jamais les Juifs n'eussent crucifié le Roi de gloire, » s'ils avaient tous clairement distingué l'auréole divine qui l'environnait. Le mélange de lumière et d'obscurité que nous signalons ici est le trait le plus caractéristique de l'œuvre de notre rédemption. Le méconnaître serait renverser toute l'économie du salut. Cependant pourquoi une discussion s'élève-t-elle parmi la multitude? S'il ne se fût pas trouvé, au Temple de Jérusalem, des témoins qui affirmaient la naissance de Jésus à Bethléem , la controverse eût été impossible. Nul n'aurait pu, au terme des prophéties messianiques, songer à attribuer au Sauveur le titre de Christ. Et pourtant le texte évangéhque est formel. « Un grand nombre crurent en lui, » dit saint Jean. Par conséquent, un nombre considérable de témoins racontèrent que le Galiléen Jésus était né, sous l'empire de circonstances exceptionnelles, dans la cité de David. Ils rendirent compte de cette anomalie apparente entre le texte formel des prophéties et le titre de Nazaréen universellement attribué à Jésus. Ce que Marie avait fait aux noces de Cana, en faveur de Nathanaël et des premiers disciples, se reproduisit sous les portiques du Temple, et l'unité mer-.

veilleuse de l'histoire évangélique éclate ainsi, à travers tous les sophismes et toutes les arguties sous lesquels on prétendait l'étouffer.

La montagne 16. Le dcmier jour de la fête des Tabernacles, le peuple

des Oliviers.

La Prière, qui avait passé la semaine sous des tentes de feuillage, rentrait , après le sacrifice du soir, dans l'intérieur des maisons. Le texte sacré fait allusion à cet usage national, en disant : « Chacun revint à sa demeure. » Mais le divin Maître, ainsi qu'il le disait lui-même, « n'avait pas où reposer sa tête. » U sortit donc de Jérusalem et passa la nuit sur la montagne des Oliviers. Cette colline s'élevait à une demi-lieue de la ville sainte, au milieu de la plaine du Cédron, avec ses bois de citronniers, de grenadiers, de figuiers et de palmiers. Du sommet, la vue domine la cité de David et les campagnes d'ITébron. Là , sous un bouquet d'oliviers, était située la grotte de Gethsémani, à quelques pas du village de Bethphagé. Tel était l'asile où Notre-Seigneur avait accoutumé de passer les nuits en prière. L'hospitalité que Bethléem avait refusée au Dieu de la crèche, était également déniée par l'orgueilleuse Jérusalem au Dieu du Calvaire. « Jésus se retira donc sur la montagne des Oliviers, » dit l'Evangéliste. — a Quand il eut terminé sa prière, un de ses disciples lui fit cette demande : Seigneur, apprenez-nous aussi à prier, de même que Jean l'a fait pour ses disciples. » Jésus leur rappela alors les paroles de l'O raison Dominicale, telle qu'il en avait précédemment donné

la formule, dans le Sermon sur la montagne, et il ajouta : « L'un d'entre \ous a un ami qui vient frapper à sa porte au milieu de la nuit, en criant : Mon ami, prêtez-moi surle-champ trois pains. Un hôte, qui m'est cher, arrive chez moi d'un long voyage, et je n'ai rien à lui servir. — De l'intérieur on lui répond : Ne m'importunez pas ainsi. La porte est fermée , mes enfants sont au lit avec moi ; je ne puis me lever en ce moment et vous donner ce que vous voulez. — Cependant si l'autre persiste à frapper, je vous dis qu'alors même que cet homme ne se lèverait point, par déférence pour un ami, il se lèvera du moins pour se soustraire aune importunité, et il donnera ce dont l'autre a besoin. Moi aussi je vous dis : Demandez , et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; qui frappe voit la porte s'ouvrir. Quand vous demandez du pain à votre père, vous donne-t-il un caillou? Quand vous lui demandez un poisson, vous donne-t-il un serpent, ou un scorpion pour un œuf? Si donc, tout méchants que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père céleste donnera-t-il son Esprit de bonté à ceux qui le lui demandent ' ! »

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