‹ Histoire de NancyChapitre 107 sur 642 · Voir le titre exact dans Beaupré, p. 2A · texte numérisé non relu

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8. Discours des cérémonies ^ honneurs et pompe funèbre faits à l'enterrement du Très Hault

Prince Charles 3 du Nom,

9. De vita et miracuUs... beati Bernardi. (Beaupré, p. 24 1.)

10. Qaœ primuni solennius in urbem Nanceium ingredienti Ilenrico II Duci Lolharingiic... Cives adornabant, etc. (Beaupré, p. 2^3.)

II. Jacob Frant^ois. (Beaupré, p. 245.) L'abbaye devait posséder quelques beaux manuscrils. Le duc Henri II acheta, le 3 décembre 1616, aux religieux pour 800 fr. une vieille Bible * escrite à la main sur du vélin et enluminée ». (Lepage, /. c, p. 208.)

une nouvelle industrie méritait d'être signalée, encore que l'entreprise péricliter assez vite. II nous faut dire aussi qu'au début du x vu* siècle se tei d'.ms le vallon de Clairlieu, le jour de l'Annonciation (25 mars), une f( annuelle assez animée. Le m en appartenait à l'abbé en qualité de seign haut justicier' et il prélevait une pièce sur toutes les marchandises qu étaient exposées.

Mais bientôt survint la terrible guerre de Trente ans, qui accumula ruines en notre province. Les religieux furent frappés par la peste ou m rurent de faim, puisque les gens de guerre avaient dévasté tous leurs bie L'abbaye fut pendant quelque temps vide, et, quand elle chercha à reconstituer, le supérieur, dom François Breflaut, s'adressa' non pas à V baye de Bithaine qui, elle, aussi, était ruinée, mais à une autre abb cistercienne, celle de Morimond', une des quatre filles de Ctteaux. Morim< envoya quelques sujets en 1662, et elle garda jusqu'à la Révolution 1 sorte de prééminence sur Clairlieu. A inten-alles plus ou moins éloigi l'sd^bé de ce monastère faisait faire des visites de la maison de Clairlieu.

Quand, après le traité de Ryswick, Léopold rentra dans ses Éu Tabbave était dans une situation très triste. Elle était réduite à l'ah à un religieux et à quelques serviteurs laïques. Léopold, qui, par édit i4 mars 169g, avait prescrit une réforme des maisons de Ctteaux, songe transférer le couvent de Clairlieu dans Nancy même. Une réunion géuéi des abbés cisterciens de Lorraine eut lieu dans la capitale, et la translal fut décidée. Tous les revenus de Clairlieu, moins 2,000 livres, devaient ( consacrés au nouvel établissement. Les abbés de Morimond, de Vill Bettnach, de Sturtzelbronu, de Haute-Seille, de Freistroff et de Vamevi s'engagèrent à fournir une somme assez considérable chaque année; emprunt devait fournir le reste*. Mais survint bientôt la guerre de la sud sion d*Espagne, la nouvelle occupation de Nancy par les troupes françai: et le projet de transfert fut entièrement abandonné. Au xvin* siècle, l'abh ne fit que végéter. Les revenus qu'elle possédait encore furent absorbés d'interminables procès ^ ; et certes elle tira médiocre bénéfice de certj personnages que le souverain y faisait enfermer par lettres de cachi 1/abbaye n'existait déjà pour ainsi dire plus quand sunint la Révoluti

1. Ce droit était pourtant contesté à l'abbé par M. de Hemîoourt, seigneur de Villers. Le du Lorraine soutenait au contraire Tabbé. H, 484-

a. La lettre de dom François Breffaut dans Lepage, L* Hôtel de la Monnaie (3f. S. A, L., : p. 117).

3. Morimond, ferme de la commune de Fresnoy, C4inton de Monrigny-le-Roi, Langres, Haute-M^

4. Sur ce pn^jet de transfert, voir H, 4^i- Villors-Bettnach, canton de Vig^-, Metz, Moselle; H. Seille, commune de Cirey ; FreisiroflT, canton de Rouzt>nrilIe, Thtonville, Moselle ; Vaniéviller Worschwiller, aujourd'hui en Bavière rliénanc.

r>. Voir sur leurs procès avec M. de Mahuet, comte do Lupoourt, au sujet de la censé de Bf les deux faclums de la bibliothèque de la ville, n^ 7471 et 747a du Catalogue (vers 1790); si pnx*ès avec Gabriel l*ien\>n, vicaire de Puli«jny. «jui prétendait à la cure d'AutPcy, les n«» 6900 et (1773 et 1773). eJc.

Cl. Voir les curieuses mentions tirées de Pinventair^ de Clairlieu. H, 4^0 (Lkpaoe, o. L, p. laa

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