‹ Histoire de NancyChapitre 156 sur 642 · Comptes de cette année, B · texte numérisé non relu

Comptes de cette année, B

a. Comptes de cette année, B, 72^7.

3. Comptes de cette année, ibid., B, 7260. Ils sont restés sans doute en fonctions dans l'intenalle de i53a à i54i.

4« B, 725 1. Il ne s'agit pas ici des comptes de la ville, mais d'un impôt «extraordinaire levé par les deux coimnis pour le paiement des mortes-payes. Le compte est intitulé : « Premier compte que rendent Girard Oudet et Adam de Bazien demeurans à Nancy tant en recepte comme en despense des deniers par eulx receuz des mannans et habitans dudict Nancy et faulbourrj Sai net-Nicolas pour la solde et payemens des mortepayes ordonnez a la garde des portes et guets du dit Nancy. De l'ordonnance de Madame (^Christine de Danemark) et Monseigneur de Vauldemont et ce pour les moys de décembre, janvier, febvrier et mars i55i, apvril, may, juing, juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et décembre i552, que sont treize mois a raison de trois gros par mois. • Ce document très important, qui nous donne la topographie de Nancy en i552, a été publié par M. Lepage, /. S. A. L., t. II et III (i853-i854)) pp* i46 et ai6. Les deux bourgeois qui lèvent ces deniers s'appellent \tsdeux de la ville.

5. Les commis s'appellent même en un seul mot : « deude ville ». Le compte de cette année, B, 7253, porte coomie titre : 1 Deuxième compte que rendent honnestcs hommes Claudin Thomas dis le Koy, Laurent Laiiement et Claudin Barrois esleuz deudeville de Nancy, y demorans, de la recepte des deniers appartenans a la dicte ville et de la despense foumye par iceulx pour les réfections, nécessitez et firais communs de la dicte ville b. Nous avons encore « le compte que rendent Pierre Arnault et Claude Simon esleuz et nommez par la commune de Nancy a lever et recepvoir les solz ordonnez sur chascun condoict du dit Nancy b du i" mai 1571 au dernier avril 1672, B, 72.55; mais ces deux personnages ne portent que le titre de comptables ; ils ne sont pas deux-de-ville.

7. Et encore il semble qu'il ne faille pas compter le prévôt au nombre des quatre.

8. Les commis touchent chacun 26 francs et le receveur 5o ; ce qui fait une dépense annuelle de i5o francs. (Lepags, LeM Archives de Nancy, t. Il, p. 1H9.J

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suite très souvent l'assemblée générale des bourgeois. Ainsi le 28 février 1687, le comte de Salm, gouverneur, enjoignit de la part du duc au prévôt et aux deux de la ville de faire élire par la feauté des personnes pour lever et distribuer l'aumône des pauvres'. Quand la Ville-Neuve eut été construite à côté de la Ville- Vieille, cette organisation primitive ne suffit plus. Le 5 janvier i594> Charles III décida que douze bourgeois formeront le conseil de la ville et que les commis exécuteront leurs délibérations. En même temps, il donna sur la cité des droits considérables au gouverneur militaire.

L'église de Saint-Evre a été jusqu'à la construction de la Ville-Neuve le siège de la communauté de Nancy. Là se tenaient les assemblées générales des bourgeois. Les échevins, sans doute dès l'origine, se réunirent à la maison du Change où ils sont demeurés. Quant aux commis de la ville, il leur fallait bien trouver un local. Ils siégèrent d'abord, ce semble, dans une salle du clocher de Saint-Evre où, pendant longtemps, furent gardées les archives municipales ^ Mais la chambre était étroite, mal commode; vers 1692, on leur donna une maison située au Haut-Bourget ', dont l'emplacement précis est difficile à déterminer. Quand la constitution municipale fut modifiée en 1694, quand aux commis se furent ajoutés douze conseillers, l'on se réunit dans la maison d'école que la ville avait acquise du chapitre Saint-Georges depuis 1576*, dans une rue à laquelle une enseigne d'auberge — un Maure jouant de la trompe — a valu le nom curieux de Maure-qui-Trompe. Cette maison était située derrière le chevet même de Saint-Evre, bien au centre du vieux Nancy. A côté se trouvait le Somerhouse où étaient logés les échelles et les seaux de cuir bouilli qui devaient servir lors des incendies ^ Cette installation de rhôtel de ville fut toute provisoire. Ace moment même la Ville-Neuve s'élevait et la municipalité acheta un magnifique hôtel que venait de construire à la fin du xvi* siècle Jean Vincent, trésorier général de Lorraine, entre les rues des Ponts et des Quatre-Églises. Elle s'y installa vers 16 10 avec la prévôté et le tribunal des échevins ^. Ce nouvel Hôtel de Ville sera témoin de bien des scènes ou tragiques ou amusantes qui seront racontées au cours de cette histoire; là s'est concentrée la vie de Nancy de 1 610 à 1761. L'école et ses maîtres demeurèrent installés rue du Maure-qui-Trompe ; on donna une partie

1. Lepage, Les Archines de Naicy, t. IV, p. laa. Le mot feauté a ici le seos d'assemblée générale et non de tribunal chargé de prendre connaissance des anticipations d'héritages et de chemins. Voir sur les feautés en ce dernier sens, Bonvalot, Les Feautés en Lorraine^ Paris, Larose et Force!, 1889, et Ch. Goyot, Des Faultés ou feautés lorraines dans le /. S. A. L., 1891, avril.

2. Dans le compte de Christophe Ceintrey, receveur des rentes de la ville de Nancy de iSSg, A. B.. B, 7396, il est question de diverses réparations « à la chambre du clochier où les quatre de %nlle s'assemblent pour les affaires d'icelle •. Cf. les extraits dans Courbe, Les Rues de Nancy, t. H, p. 3i. En i6o5, les titres de la ville y étaient encore gardés. (Lepage, Les Archives de Nancy, t. II,

3. Compte du receveur de iSga-iSgS dans Lepage, ibid,, t. II, p. 191.

4. Lepage, Les Communes de la Meurthe, t. II, p. i5a. Cf. infra^ p. 23i. En 1594* on fait des réfections à cette maison d'école, pour servir aux douze conseillers établis dans la ville de Nancy. (Lepage, ibid,^ t. II, p. 19a.)

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