Nous ignoroDE ce qu'est devenue celle italuette
3. OviuE, XélamorpÂotu, II, 1 15. Nous reproduisons cette ïlatuelle d'aprèji uu dessia de H. Aucuin La Mearihe, dans la Lorraine îllailrée.
I^. MuiH-e lorrain. Monuments ancien*, n** ago et a^.
DÉCOUVERTES A LANEUVEVILLE. 7
frustes ; un troisième représente Mercure ; un quatrième, une femme nue jusqu'à la ceinture ; autour de son bras s'enroule un serpent, consacré aux divinités qui apportent aux hommes la guérison'. Voilà pourquoi il est permis d'identifier la stèle avec Hygie, la déesse de la santé'. Une statue à peu près analogue se trouve au Musée de Berline Toutes ces trouvailles en supposent d'autres qui ont échappé à l'attention des archéologues. Il est permis d'en conclure que sur le territoire de Laneuveville il y avait un centre d'habitations assez important à l'époque romaine. Et, dès lors, ce nom de Laneuveville paraîtrait singulier pour une localité si ancienne, si nous ne savions que, près du village moderne, s'élevait, au début du moyen âge, une localité nommée Arrentière avec sa banlieue distincte*. Avec les débris d'Arrentière s'est construit le village nouveau, comme avec ceux de Scarpone le bourg de Dieulouard. Si nous passons au nord de Nancy, nous pouvons signaler d'autres vestiges romains. Tout Nancéien connaît le joli chemin qui, par les bois, mène à Liverdun. Au delà de la ferme Saint-Jacques, on descend par un sentier rocailleux, abrupt; on franchit le ruisseau de Belle-Fontaine, puis on remonte de l'autre côté sur un nouveau plateau. La vallée que l'on suit à ce moment a reçu le nom de Noirval. Or, au Noirval, on a trouvé divers bas-reliefs romains ^ Ce sont des stèles funéraires; l'une d'elles, en mauvais état, est conservée au Musée lorrain*. On y a ramassé aussi diverses variétés de poterie samienne. Pourquoi donc ces ruines au milieu de la forêt? Observons bien le sol et nous aurons l'explication. Il est jonché de scories de minerai. Ici des Romains ont exploité le fer que notre contrée produit en si grande abondance. La flore de cette vallée nous fournit une autre preuve de l'occupation romaine. On y rencontre en efljet une plante médicinale, Yeuphorbe-épurge, qui provient du Midi de l'Europe et qui, selon toute vraisemblance, a été importée par les conquérants en ce coin, où elle s'est développée?. — De l'autre côté de la Meurthe, en bas de la côte de Bouxières-aux-Dames, vers la route qui se dirige sur Lay-SaintrChristophe, on a trouvé des traces d'un autre établissement métallurgique gallo-romain. Des fouilles ont même mis à jour une énorme masse de fer pesant environ 600 kilogr. *. Un peu plus à l'est.
I. Trois de ces stèles sont conservées au Musée lorrain sous les n«* 273 (Mercure), a^o (Hygie), 973 biê (pièce fruste). Sur l'ermitage de Sainte-Valdrée, voir J. Rkkauld, L'Ermitage de SeUnte- Valdrée dans les M, S. A. L., 1874; a* édition dans les Promenades historiques aux environs de Nancy, Nancy, 1882; Lepage, Les Communes de la Meurthe, art. Sainte^VaHrée ; notre étude sur Pierre Séguin (Jf. A. S,, iSgg, p. igo).
a. Toutes les antiquités trouvées à Laneuveville sont décrites par Heaulieu, De V Etn{Uacement de la station romaine (TAndesina, Nancy, Grimblot, i84g (tirage à part des M. A. S.),
3. S. Rsnf ACH, Répertoire de la statuaire grecque et romaine, t. II, p. 3oo. Musée de Berlin, n9 597.
4. Sur Arrentière, voir Lepage, Les Communes de la Meurthe^ art. Arrentière; du même, Note sur une ancienne localité détruite près de Laneui^eviUe-devant- Nancy (Journal de la Meurthe, septembre i852).