R. GuÉRiif, Le Noirval (J. S. A. L,, 1866, pp
6. Elle est donnée souvent pour une représentation de Mars. Elle figure au Catalogue du Musée lorrain de Lucien Wiener, sous le n* 238 des Monuments anciens.
7. Goimnunication orale de M. Fliche, professeur à l'École forestière.
8. Blbicher et J. Beaupré, Matériaux pour l'histoire de la métallurgie en Lorraine, dans les M, S. A. L„ 1896, pp. 5-16.
8 raSTOIRE DE NANCY,
sur la liauteur où s'élève le hameau de Blanzey, avec sa vieille église si curieuse, on a découvert un autel, sans aucune inscription, qui est aujourd'hui au Musée lorrain, monument élevé selon toute apparence par des ouvriers à quelque divinité minière, comme Hercules Saxsanus'.
En résumé, au sud de Nancy, sur le territoire de Laneuveville, existait autrefois un centre romain ; au nord, les Romains exploitaient le minerai de fer que renferment les collines voisines. Il faut donc admettre que le territoire où s'élèvera Nancy était sans cesse traversé pendant la période romaine. Pourtant, sur notre banlieue, on n'a point encore ramassé, à notre connaissance, d'antiquité bien caractéristique de cette époque. Le Journal dn libraire Nicolas signale bien la découverte, le g février 1 741, de nombreuses monnaies impériales dans le canton de Nabécor' ; mais ces monnaies peuvent parfaitement avoir été apportées à Nancy longtemps après la chute de l'Empire.
Ainsi, Nancy ne paraît pas avoir été un centre de population à l'époque romaine. Il semble qu'alors, comme précédemment, la banlieue reste vide d'habitations. Certains auteurs n'ont pas pu se résigner à ce que notre ville de Nancy, si grande dans l'histoire, ne remonte même pas à Constantin, et ils ont appelé à la rescousse un document cartographique ancien, fort vénérable, la Table de Peutingery dont nous reproduisons un fragment. Nous partons de la vieille ville de Divodurum, le chef-lieu de la cioitas des Medioma^ trici (Metz). Elle est appelée sur la carte Divo Darimedio Matricorum, et est marquée par une vignette représentant deux tours reliées ensemble. Au delà de Metz, nous franchissons la rivière Moselle et, à i4 lieues gauloises, soit 3i kilomètres — la lieue gauloise représentant 2 kilomètres 222 mètres — nous arrivons à Scarponna ; k 10 lieues plus loin, nous rencontrons Toul ; puis, visiblement, sur le tracé, à côté du chiffre XV, un nom a été oublié : celui de Solicia (Soulossc), près de Neufchâteau ' ; plus loin, à 7 lieues, on trouve Noviomagus, qu'il faut identifier avec Nijon, au sud de Neufchâteau*. La route se continue ensuite jusqu'à Andemantunum ou Langres. Entre Toul ou Soulosse et Nijon se détache un chemin secondaire qui nous conduit à une vignette. Cette vignette, sur la Table de Peutinger, désigne les établissements de bain, les villes d'eau, qui étaient si fréquentées par les Romains, et où toute la société oisive allait se traiter pendant les vacances et surtout s'amuser. Au-dessus de la vignette a été écrit un nom propre dont les premières lettres sont assez indistinctes ; on peut lire : Andesina ou Indesina, ou encore Lindesina^y suivi du chiffre XVI. La route qui se détachait de la voie principale et aboutissait à Andesina avait 16 lieues gauloises, soit 35 kilomètres et