‹ Histoire de NancyChapitre 218 sur 642 · Accordé par le pape Paul V, G · texte numérisé non relu

Accordé par le pape Paul V, G

7. De nombreux factums dont la bibliorjraphic est diiTlcile à établir furent c<Hnposés par les deux partis. Voir Lepage, L et Ll.

8. Voir Journal du libraire Nicolas dans les M. S. A. !.., 18419, pp. a6a-263.

UNION DE SALNT-GEORGES A I^ IMUMATULE. 2 25

comme Nancy ne pouvait renfermer deux chapitres séculiers. Pour rendre de l'éclat au culte, il fallait en supprimer un, ou du moins les réunir tous deux eu un corps. Tout naturellement, ce fut la collégiale Saint-Georges qu'on sacrifia. L'église Primatiale, la cathédrale actuelle, venait, après toutes sortes de vicissitudes, d'être achevée. Le moment où le nouveau temple pourrait être bénit approchait. Il fut décidé que, le jour de l'inauguration, les deux chapitres seraient réunis. — Stanislas prononça l'union de Saint-Georges et de la Primatiale le lo septembre 1742; il assigna aux dignitaires de Saint- Georges et aux chanoines leur rang dans le nouveau chapitre uni ' ; peu après, l'aboé de Vence, prévôt de Saint-Georges, ordonna de transporter à la nouvelle église partie du mobilier de son église ; le 3i octobre, il dit pour la dernière fois la messe à Saint-Georges et consomma les saintes espèces. Le i*' novembre, les chapitres se réunirent pour la première fois dans la Primatiale, bénite par le grand doyen, M. de Bouzey*; il y eut pendant un certain temps une distinction entre les chanoines de Saint-Georges et les chaaoines de la Primatiale ; mais, au fur et à mesure des décès, et de la nomination de nouveaux chanoines, cette distinction s'effaça. Avec les derniers dignitaires de Saint-Georges furent supprimées les dignités elles-mêmes dont ils étaient revêtus. Ainsi l'on reconnaît encore pendant une certanie distance deux ruisseaux qui ont mêlé leurs eaux dans un lit commun ; puis ces eaux se confondent.

Le chapitre de Saint-Georges, à l'origine, devait (Hrc composé de vingt chanoines. Le 24 décembre i34i, le grand prévôt Malieu pria le duc Raoul « peires, patrons et fondeire de l'englise », en signe de reconnaissance pour tous ses bienfaits, d'accepter une place de chanoine, d'en toucher les fruits, et, toutes les fois qu'il sera à Nancy, de pai'ticiper aux distributions K Raoul accepta en son nom et en celui de ses successeurs +. Tous les ducs de Lorraine ont ainsi été chanoines à Saint-Georges; Stanislas devint chanoine de

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