‹ Histoire de NancyChapitre 235 sur 642 · Lepage, p. 194. Sur ces personnages, cf. infra · texte numérisé non relu

Lepage, p. 194. Sur ces personnages, cf. infra

7. Le sens de ces derniers vers est : 11 a péri plutôt des fatigues de la guerre (fue de mort naturelle. Celle inscription a été donnée assez inexactement par Liox:<(ois, t. 111, p. 2S5 ; elle a été reproduite

Le monument a été transporté au xvni* siècle à la Prima tiale, près de la porte d'entrée de gauche, où il a été détruit sous la Révolution.

Plusieurs prévôts du chapitre furent aussi enterrés à la collégiale, et même des roturiers obtinrent, contre écus sonnants, pareil privilège'. Au xvir* siècle, l'église était un véritable cimetière et contre chaque pilier étaient accrochées plusieurs épitaphes.

A la collégiale Saint-Georges se rattachent des institutions politiques de la LoiTaine, des croyances religieuses et même, jusqu'à un certain degré, le développement commercial et industriel du duché et de la ville de Nancy.

Quand Raoul fonda cette collégiale, il décida : « Nous volons que nos successours dus de Loherraine et marchis, sitost comme il enterront en la dicte ville de Nancey en lour première venue, aillent droict en la dicte englize et facent solempnel sarmant qu'il tanront et warderont les liberteiz et les franchizes données a la dicte englize par nous ou par aultres et toutes les autres chouzes dessuis dicte sens nulle enfreinte. Et volons ausi que li chevaulx suis quoy li dux soirat en sa première venue, quant ilz enterrai en la ville de Nancey, soit acquis à la dicte englize et aulz chanoinnes^. » Aux termes de cet acte, les ducs sont simplement tenus de jurer d'observer les privilèges du chapitre de Saint-Georges. Nous pensons qu'après l'achèvement de l'église, le duc Charles II a prononcé, à son avènement, un pareil serments Mais quand René I" acquit le trône de Lorraine, ce serment va prendre une extension beaucoup plus grande. La nomination de ce prince au duché était contestée ; une guerre civile menaçait d'éclater. Les grands profitèrent des circonstances pour faire reconnaître, en face des droits du duc, leurs propres droits et ceux du clergé, qui leur était allié. Lorsque René I'% en rannée i43i, fit son entrée à Nancy, il se rendit à Téglise Saint^Georges, alla devant le grand autel, jura de maintenir les privilèges du chapitre, mais aussi de « bonnement entretenir les droictsde Loheregne et le bras séculier*». La

telle quelle par Lepage, pp. KjVilH ; ^^ P^u près (elle quelle par AvQViy, Monographie de la cathéfinale, p. 2a8, et par le Corale de Ludhes, Histoire d'une famille de chevalerie lorraine, 1. 1, p. 179. M. LÉo?( Germain a re<^u une co{>ie plus exacte trouvée dans la coUectioD de Théodore-Henri Weltcr qui vivait à la liu <lu bièclo dernier : il a publié celte copie avec d'heureuses coirecUoiis. Vépitaph (le Nicolas de Ludj'es (J. S. A. L., iSyf), p. Gi).

1. Lepaoe, pp. iy3-nj6, éuumère quel<|ues-uucs des personnes enterrées à Saint-Georges. Lioic50is ne donne que (jueliiues épitaphes, l'église étant détruite au moment où il écrivait son histoire de Nancy-

2. Charte de fondation, traduction française contemporaine. (Lepagk, p. Vni.)

3. Nous rappelons «{u'ù ravènemcnt du duc Jean I^^^ l'église Sainl-Georges n'était pas achevée.

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