I. Lbpage, Le» Communes de la Meurthe, t. II, p
3. Comptes de i465-i466 aux A. 0., G, Ci5. « Item Guillaume Parue et sa femme sur leur maison séant en la rue sainct George au bout devers la porte sacrée entre la maison Thomas Moitier et messire Jehan Willaume, XV sols. » Courdk, Les Rues de Nancy, III, p. a43» et Auguin, La Meurike, dans La Lorraine illustrée, p. 898, ont voulu que ce nom de porte Sacrée soit l'ancien nom de la porte de la Craffe, cl nous nous étions d'abord rangé à leur avis. Mais, dans ces comptes de 1 465-1 466, les deux portes sont mentionnées comme distinctes. « Item, les enffans Âlison femme Mare sur leur partie de maison que fut Jehan GodefTrin le charpentier séant près de la porte de la Crafle entre la maison Jehan Merlier et Jehan Mesme, II sols VIII gros. •
3. Cité par le chanoine de la Primatiale, dans dom Calmet, Notice de la Lorraine, t. II, p. 8.
206 fflSTOIRE DE NANCY.
Bourgeois et du Petit-Bourgeois. Ces vocables, qu'on voit apparaître dès le XVII' siècle, ne présentent absolument aucun sens'.
A quelle époque exacte du règne de Jean I*** eut lieu cet agrandissement de Nancy? Sûrement, il est antérieur au mois de décembre 1882, où nous trouvons une mention de la nouvelle porte *.
Cette porte conduisait, du côté de Saint-Dizier, dans un canton qu'on appelait les Bordes. Là on avait dressé des huttes en planches où, en temps de peste, se retiraient les malheureux atteints du fléau ; en temps ordinaire, les bordes couverts d'arbres formaient une promenade où venait s'amuser la jeunesse les dimanches. Un dimanche de l'année i453, jeunes filles et jeunes gens qui s'ébattaient furent surpris par un orage épouvantable, et la foudre qui tomba produisit les effets les plus étranges. Les uns revinrent le cou tordu ; d'autres avaient leur épée fondue dans le fourreau qui était demeuré intact, ou les pieds brûlés dans les souliers qui n'avaient eu aucun donmiage. Le plus à plaindre était un armurier « qui eut l'empreinte du diable au dos, si horrible à voir que chacun se signait » '. A cause de ce voisinage, la porte prit au début le nom de porte des Bordes; ainsi elle est nommée dans un document du i4 décembre 1882^. Bientôt après, dans une pièce du 5 février i4o5, la porte s'appelle « porte de la Craif »5 et, un peu plus