‹ Histoire de NancyChapitre 370 sur 642 · Chronique de Lorraine, p · texte numérisé non relu

Chronique de Lorraine, p

5. René II, comme nous l'avons dit plus haut, p. ^19, revint à Strasbourg après la bataille de Morat (fin juin et début de juillet).

0. La Chronique l'appelle Harnexaire. Sur lui, LppAr.F, Commentaires, p. m.

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voisinage des remparts. Puis, au lendemain mutin, le capitaine et les Bourguignons furent faits prisonniers pendant l'ofTice. Harnescher menaça de couper la tête au chef, s'il ne donnait l'ordre de rendre le château. Il fallut bien se résigner et la garnison bourguignonne se retira avec ses bagages. Les jours suivants, les habitants d'Arches, de Saint^Dié, de Remiremont reconnurent l'autorité de Harnescher '. Les Bourguignons étaient chassés des hautes vallées de la Mcurthe et de la Moselle, et René II y était redevenu souverain. Plus tard, Varin Doron, qui avait rendu un si grand service à René II, demanda simplement pour lui et ses descendants une petite place de sergent ou d'appariteur au bailliage d'Arches *. La place fut en effet occupée aux xvii* et xvni* siècles par plusieurs familles qui descendaient de Doron par les femmes : les Chevalier, les Mion, les Dubois 3. On prétendit que les habitants du village voisin de Laveline assistèrent Doron en cette expédition et qu'en récompense ils furent tous anoblis par René II ♦. Qu'au xvi* et au xvn* siècle les manants de Laveline aient eu titre de noblesse et que leurs filles aient même eu pouvoir de le transmettre, le fait est entièrement certain. Mais jusqu'à présent rien ne prouve que cette noblesse leur ait été conférée après les guerres contre les Bourguignons; ils pouvaient bien avoir reçu ces privilèges en d'autres circonstances 5.

Par la prise de Bruyères et des locaHtés voisines, les Lorrains avaient remporté un grand avantage. Mais les places d'Épinal et de Mirecourt empêchaient encore la communication entre Bruyères et Vaudémont. Mirecourt ne tarda pas à leur être rendue. Sans cesse harcelée par Petit- Jean et ses compagnons, la garnison fit demander au sieur de Bièvres à Nancy la permission de se retirer àEpinal. Un messager nommé Hugo apporta, avec cette permission, l'ordre au commandant d'Epinal de recevoir les troupes de Mirecourt. On partit donc en grand secret de Mirecourt à minuit ; et le matin à l'aube on fut devant les remparts d'Epinal. Mais ici se passa une scène lamentable. Malgré le commandant bourguignon, les habitants d'Epinal refusèrent d'ouvrir les portes à ces soldats : a Nous n'avons plus de vivres, disaient-ils, pour nous-mêmes ; comment nourrirons-nous ces 4oo nouvelles bouches? » Les quatre gouverneurs de la cité, Parisot Gérard, Henri La Valle, Nicolas de Toul et Claude Poiresson^, crièrent du haut des remparts à ces

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