‹ Histoire de NancyChapitre 371 sur 642 · Chronique de Lorraine, pp · texte numérisé non relu

Chronique de Lorraine, pp

2. C'est Nicolas Rémi qui le premier donne ce détail, Discours des choses adueruies, p. 54-

3. Cf. Texcellent article de H. Lepage, Varin Doron de Bruyères et les gentilshommes de Laveline, M. S, A. L., 1877, pp. 4^7 et ss.

4< DoM Calmet, Notice de la Lorraine, t. I, p. G22.

5. De celte noblesse subsistent encore deux familles : celle de Rozières et celle de Voinesson. Les armes de ces familles sont « de (jueulcs, à deux épces d'argent, emmanchées d'or, mises en sautoir, et un râteau, la tète en bas, mis en pal d'argent, liés d'un cordon d'or; au chef cousu d'azur, chargé d'une levrette d'argent, colletée d'or; pour cimier, une épée de l'écu ». Râteau, épée et levrette seraient l'emblème de la profession des habitants de Laveline, de leur exploit guerrier et de leur fldélité envers le duc. Voir l'article cité de Lepage.

6. Leurs noms en tète des comptes d'Épinal pour i^'jô (n. st. 147O). Archives municipales CC. 19. (Ch. Ferry, Inventaire historique des archives anciennes de la ville d'Épinal, t. III, i, p. 117.) A noter

soldats de s'en aller x)ii ils voudraient. Ces malheureux, malgré tous les avertissements, se logèrent dans les faubourgs, les uns en celui de Rualménil, les autres, après avoir franchi la Moselle, en celui d'Ambrail. Mais, la nuit suivante, Raoul Harnescher, prévenu, arriva avec i ,4oo hommes. Il fondit sur le faubourg d'Ambrail, tua un grand nombre de Bourguignons, fit encore davantage de prisonniers. Les Bourguignons couraient effarés çà et là, presque nus, se heurtant contre les remparts de la ville qui ne s'ouvraient point. Les survivants franchirent la Moselle, se joignirent à leurs compagnons qui, au faubourg de Rualménil, avaient échappé au danger; et tous ensemble allèrent grossir la garnison de Nancy. M. de Bièvres montra contre les habitants d'Épinal une grande colère '.

Pourtant, les Lorrains éprouvèrent aussi, dans cette lutte de partisans, quelques échecs. Un jour, quelques-uns d'entre eux se trouvaient au village de Villacourt^, appartenant à Henri de Neuchfttel. Les seigneurs de Bayon, Perrin et Evrard de Haraucourt, tout dévoués aux Bourguignons, et les habitants de Chfttel accoururent pour les surprendre, et les poursuivirent jusqu'à l'abbaye de Belchamp^ Les fugitifs s'enfuirent dans la tour; on les enferma et on les contraignit à se rendre. Menés à Chfttel, ils subirent, sans nul doute, de très mauvais traitements. Mais cet échec exaspéra ia colère des Lorrains. Les garnisons de Vaudémont, de Mirecourt, les soldats qui se trouvaient à Ville-sur-IlIon ^ sous le commandement du seigneur du lieu, Collignon de Ville, se réunirent et résolurent de s'emparer coûte que coûte de Bayon. Ils formèrent bientôt une armée de t,5oo hommes que dirigea le bfttard de Vaudémont, ayant sous ses ordres les plus vaillants des officiers : Jean de Bron, les deux frères Ferri et Henri de Tantonville, Gratien d'Aguerre, Pierre et Vautrin du Fay, Gérard d'Ayvillers et un capitaine gascon, nommé Fortune. N'ayant point d'artillerie, ils résolurent de prendre Bayon d'assaut; ils appliquèrent les échelles, montèrent avec courage et pénétrèrent dans la place. Fortune leur montrait le chemin. La ville fut ainsi prise; on y trouva de l'or et de l'argent et une grande quantité de blé. Perrin et Evrard d'Haraucourt furent menés prisonniers au chftteau de Vaudémont^. Fiers de ce succès, les Lorrains résolurent de reprendre par les mêmes moyens Lunéville. L'armée grossissait en route. Tous les seigneurs du voisinage en qui battait un cœur lorrain, ceux même qui auparavant s'étaient déclarés pour la Bourgogne, se joignirent à la troupe ; c'étaient Jean de Savigny, seigneur de

parmi les dépenses de cette année 147O : « 100 florins d'or donnés à M. de Biërres, gouyemeur de Lorraine, pour trouver manière que n'eussioQS que ung petit de garnison icy. •

I. Chronique de Lorraine, p. aia-aa5. Cf. Laphevote, Notice hiMtoriçae 9ur la ville de MirecoaH, ^f. s, A. L., 1877, pp. 59-61.

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