‹ Histoire de NancyChapitre 417 sur 642 · Nu lobent got · texte numérisé non relu

Nu lobent got

der hats getan, er wolts nit ungerochen Inn, fsin anslag im gefelet hat umb sine groszen tnissetat ; iviitiven und weisen macht er vil, darumb ich in nit klagen will.

U. Les gravures de l'exemplaire de Bâle sont : Charles le Téméraire, avec son sceptr«, assis sur son trône. — Deux guerriers armés, l'un avec l'écusson bourguignon, l'autre avec récassoo lorraio aux tnt» alérions. — Le siège de Ncuss. — L'exécution de Pierre de Hagenbach à Brisach. — Le siège d'Hén-

DOCUMENTS ALSACIENS SUR lA BATAILLE DE NANCY. 47^

sons. Le récit d'Erhart est en général très animé. Sans doute, il y a dans l'œuvre nombre de chevilles et de passages forts lourds, mais le ton s'élève

ige d'Erhnrl Tusch. [mhlié l'i Slrsgbourg ei

parfois jusqu'à la véritable poésie, par la force même de la haine que l'auteur porte au duc de Bourgogne. Comme il se réjouit de sa mort! Comme il exalte

court. — Charles le Téméraire sur son Irùnc. — La balaille de Grandson. — L'exemplaire de la Biblîuthèquc nationale conLient 6 gravures seulement : Cliarles le Téméraire avec son sceptre. — Deux guemera annés. — Charles sur son trône, — Bataille de Nancy. — Bataille de Grindson. — Batailti' de Morat (celle dernière gravure unique).

1 . La scène se passe au ponl de Bouiiêres. Les BourguiynoDS, couverts de la croix de Saint-André EODl repousses par un bataillon de Suisses, dont l'clendard porte l'oun de Berne. A droite, un Suisse plonge son épre dans la gorge de Charles le Téméraire.

le meurtrier, en proclamant bienheureuse celle dont les entrailles l'ont porté et dont les mamelles Font allaité ! L'historien recueille en son ii\Te bien des traits précieux'. D'autres récits en vers ont paru la même année à Strasbourg et nous prouvent combien cet événement est devenu populaire '. On trouve aussi quelques fàixs à glaner dans la célèbre Reimchronik sur Pierre de Hagenbach'. L'auteur, qui écrivait en 1480, a voulu sans doute avant tout décrire les méfaits du bailli bourguignon, exécuté à Brisach. Mais il ajoute aussi le châtiment qui frappa le maître devant les murs de Nancy. Ce sont là des poésies populaires ; mais les humanistes se mirent auissi de la partie. Le recteur de l'école de Schlestadt, Louis Dringenberg, mort en 1490, fit chanter à sa Muse, en une courte pièce, la mort du duc de Bourgogne : a De occubitu ducis Burgundix ^ d^ et l'un de ses vers est devenu populaire :

In rebas Gransen, grege Marihen, corpore Santé s,

prototype du dicton allemand qu'on trouve pour la première fois chez Hans Rudolf Grimm ^ :

Bei Granson dos Gut; Bei Murien den Mut ; Bei Nancy da* Blat.

(A Grandson le bien, à Morat le courage, à Nancy la vie.)

Déjà le célèbre Wimpheling avait donné l'exemple à son maître et avait chanté la bataille de Morat où s'était distingué le duc René II 7. Sans doute,

1. L'œuvre de Haks Erhaht Tusch a été reproduite par Emood Wendling et Auguste StOberdaojt VAUatia, 187&-1876, pp. 343-45 1. Nous tentons d'après celte édition une traduction du passage qui concerne spécialement la bataille de Nancy. Voir Appe/idice, Notre traduc:ioaest parfois coojecturale. Le défaut complet de ponctuation rend l'intelligence du texte très difficile.

2. Ch. Ncrlovoer, Deux pamphlet* contre Pierre de Higenbach dans les Mélanges Julien HavH. Paris, Leroux, 1896, pp. 549-560, a attiré l'attention sur un de ces récits dont un unique exemplaire nous est connu à la Blbl. nationale. (Réserve, Lb<%37). Le volume renfenne en partie les mèm» gravures que l'œuvre de Hans Erharl Tusch : Exécution de Pierre de Hagenbach. — Siège de Neuss. — BaUille d'Héricourt. — Portrait de Charles le Téméraire. — Les batailles de Grandson, Morat et Nancy. — Procession à Strasbourg. — Ces images ont été coloriées à la main. Voir Appendice, Ce curieux volume a été signalé par Hain, n« 8345.

3. MoifE, Quelleneammlung zur badischen Geschichte, t. III, pp. 1 83-434*

4. Celte pièce et celle de Wimpheling ont clé publiées par Metcr von Knonau, Anzeiger flr Schweiteritche Geschichte, 1873, p. 3i5.

5. Ce vers est cité par Jacquks Trausch, comme faisant partie d'une épitaphe composée à Strasbourg pour le duc de Bourgogne, éd. Dacheux, p. 27. Driroejcbcro l'a-t-il copié ou l'épitaphe le lui a-t^elle emprunté ? Le vers qui pi écéde est dans l'épitaphe :

Oppida trina tibi, Dax Carole, dira fuere ; Et (Uns Dringenberg :

Oppida sunt tria, qusB sibi tune damnosa faere.

Les vers sont cites Kouvent avec cette variante :

Praelia trina tibi, dtuc Carole, dira fuere. Divitiis Gransen, grege Murten, corpore Nanci. Cf. Mercure de France, juin 1749* p> 75. Des vers à peu près semblables, mais assez inoompréhensibles, se trouvent dans un ms. de la un du xvi* siècle à la Bibl. lainte-ftanaTiéTa, n« a5ai, ^ i3o v*.

6. Kleine Schweizer Chronika, 1723. Cf. Th. vg.n Liebe.xau, Anzeiger fàr schweizerische (?aëchichte, 1879, p. 161.

7. Meyer von Kno.nau, /. cit. Cf. Ch. Schmwt, Histoire littéraire de tAlsace, p. 10, n. a3. WmiMiKLLNfi célèbre le duc René :

Summis conatibus audax.

Sur un poème de Wimpbeliro, à propos de la mort de Pierre de Hagenbach, cf. WATTs.'imACi dans la Zeitschrift fur die Geschichte der Obersteins^ L XXII, p. Sgo; Cn, NuiLiiioca, /. c.

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