‹ Histoire de NancyChapitre 452 sur 642 · I . Chroniques de Mete, éd. de Huguekin, p · texte numérisé non relu

I . Chroniques de Mete, éd. de Huguekin, p

a. Chronique de Lorraine, p. 3o8. La description de la chambre funéraire est très loogae et minutieuse dans Jean de Rote que suit Jean d*Auct.

3. Ici Pierre de Blarru place dans la bouche de René II une assez longue haraogue; il atteste le ciel qu'il n'a fait la guerre au Téméraire que parce qu'il y était contraint (éd. Sghots, t. Il, p. 177)* Cette harangue est reproduite dans Jean d'Aucy. Nicolas Rémi, p. i34f est beaucoup plus sobrr. Voici son récit, p. 1 34 : « Le duc René y vint aussi quelque temps après : et ayant prias sa main droicte, dict ces mots la larme à l'œil : « A la mienne volonté, beau cousin, que Tostre malheur et le c mien ne vous eut reduict icy en cest estât. » Puis lui donna de l'eau béniste et se prosterna devant un autel là dressé, oii il demeura en prière environ un quart d'heure. » Les paroles attribuées par René II sont à peu près reproduites de même par A. Roland, La Guerre de René II contre Ckarlet le Hardy, p. 335. Le récit qui est devenu classique, qui est répété notamment par Dom Galmct et Dioot, est emprunté à la Chronique de Jean de Roye, éd. B. de Mandrot, t. II, p. 4* : * Et y vînt îlec le veoir ainsi appareillé le dit monseigneur de Lorraine, vestu de dueil et avoit une grant bariie d*or venant jusques à la seinture, en siyniûcacion des anciens preux, et de la victoire qu'il aToit sur loi eue. Et à l'entrée dist ces motz, en lui prenant l'une des mains de dessoubs ledit poêle... « Vos amcs ait Dieux, vous nous avez fais mains maulx et douleurs >. Sur ce point, Jean d'Auct suit Jean de Roye, f^ 355 : « Le duc René en habit de dueil et ayant une barbe faicte de fil d'or, fort loogiir avecq ses gens pareillement en habit de dueil, sortit devant le monde et veint en la sallette oà. estoit le dit seigneur. » La 1^ édition de la Chronique scandaleuse avait paru vers 1491» la seconde peu après en i5oo; Jean d'Aucy connaissait l'ouvrage. Son dire ne confirme pas celui de Jkak de Rote; il le reproduiL II n'y a donc de ce récit qu'un témoignage, celui d'un auteur étranger qui s'est souvent trompé sur les événements de Lorraine. Comme ce récit est assez singulier, cooune du reste les auteurs lorrains sont muets sur cette barbe d'or, nous le tenons jusqu'à nouvelle preuve pour non fondé. Le manuscrit de Jean de Roye a été copié et interpolé au début du xvi* siècle par un serviteur de la maison de Chabannes, Jean Le Clerc. Cf. Jules Quicherat, Un mamucrit interpolé de la Chronique scandaleuse dans la Bibliothèque de l'École des Chartes, 4® série, l. I (i8S5), p. »3i et 4i2, et II (18ÔO), p. a43 et 556. Jean le Clerc a aussi orné son manuscrit de nombreuses mbiatun^s. Nous publions d'après ce manuscrit (Bibl. nationale, fonds Clairambault, n* 481, au fd. 447) la scène où Rf^né II est représenté avec celte barbe d'or, devant le cadavre de Charles le Témérairv. C>tt<' gravure n'ajoutr rien à rauthcnticitc de l'histoire.

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