‹ Histoire de NancyChapitre 492 sur 642 · I . ËUGEifE SoiL, Lee tapieseriee de Tournai, etc., p · texte numérisé non relu

I . ËUGEifE SoiL, Lee tapieseriee de Tournai, etc., p

a. M. JuBiNAL a pris Vasthi pour Eslher malgré la légende et a écrit : c Dans Texpression de son visage, il y a déjà quelque chose de cette langueur que donnèrent à leurs madones, au siècle suivant, les grands génies de la peinture italienne, m

3. Sur les mérites de la tapisserie flamande, voir EuokNE MuifTz, La Tapisserie (collection Quantin), p. 160. M. MuNTZ reproduit l'un des pans de la tapisserie de Nancy.

4. EuG. SoiL, /. /., p. a4o. La tapisserie avait à l'origine six pièces. Pasquier Grenier était le père de Jean. Ces tapisseries d*Asnière* ornèrent la salle de banquet, lors du mariage de Gharies le Téméraire avec Marguerite d'York à Bruges, en i468. Guiffrey, Histoire de la tapisserie, p. 8a.

5. La tapisserie d'Assuérus et de Vasthi fut coupée en deux pièces.

6. Nous ne savons pas à quelle date précise ce don a été fait par les ducs à l'Hôtel-de-Ville.

(ce sont nos cinq pièces de la Condamnation de Banquet et les deux d'Âssuérus et Vasthi ').

Quand l'ancien hôtel de ville eut été démoli par Stanislas, le nouveau ne se trouvant pas encore prêt, on transporta les tapisseries à l'hôtel de Craon, sur la place de la Carrière, où l'on venait d'installer la Cour souveraine. On les déposa d'abord au yrenier, puis l'on en orna la salle d'audience. Probablement alors on a voulu rejoindre les pièces séparées de la Condamnation de Banquet et de Souper; mais on les réunit tout de travers ; on ne tint pas compte de la suite de la moralité, du développement logique des actes : les scènes en restèrent toutes bouleversées ^.

Après la réorganisation de la justice par Napoléon 1'% la Cour d'appel reçut le local de l'ancienne Cour souveraine et, avec lui, elle hérita des belles tapisseries de Charles le Téméraire. Elle les garda jusqu'en 1861. Le 10 septembre 1860, le Comité du Musée lorrain lui avait demandé de s'en dessaisir en sa faveur. La Cour comprit fort bien que ces pièces, d'un si haut intérêt artistique et historique, devaient être mises sous les veux du public et, par un arrêt du 11 juin 1861^ elle consentit à les abandonner'. Depuis ce temps, elles ont formé le joyau du Musée lorrain ; de courageux citoyens ont réussi à les sauver lors de l'incendie de juillet 187 1.

Tous ces trophées, remportés sur Charles le Téméraire, étaient exhibés, chaque année, le 5 janvier, dans une fête instituée dès l'époque de René 11^, pour commémorer la bataille de Nancy. Ce jour-là des fanfares joyeuses et vingt coups de canon réveillaient les habitants de Nancy à quatre heures du matin. C'était le moment où René II avait ordonné de sonner la diane à Saint- Nicolas. A 9 heures, l'artillerie tirait de nouvelles salves, et une distribution de vivres était faite aux indigents de chaque paroisse. Puis, la foule se réunissait à la collégiale Saint-Georges, près du pilier à droite où était représenté en bronze le duc René II, la face tournée vers le grand autel, avec ce distique latin :

Erepiam patriam dux ensifer ense recepit. Qui, divina fovens, juris amator erats

I. Lkpaoe, Les Archive* de Nancy, t. II, p. 3i3. Le sixième panneau de la CondammUian aTait dès lors disparu.

a. Aujourd'hui encore, au Musée lorrain où l'on n'a pas fo. développer la tapisaerie d'une seule pièce, on a été obligé de rompre l'histoire. Les morceaux se succèdent dans l'ordre suivant : entre les deux fenêtres, le premier pan (/e repas chez Dîner) ; contre le mur du fond et contre celui qui le coupe à angle droit, le second [»an (/e repas chez Souper et Banquet)^ le troisièoie (/a baiaiile) et le cim^uième (/e Jugement) ; coatre le mur dans leijuel est percée la porte d'entrée, le quatrième (Dame Expérience convoquant ses serviteurs).

3. Toutes les pièces concernant la remise de la tapisserie par la Cour d'appel sont réunies dans une brochure : Lfi Tente de Charles le Téméraire replacée au palais ducal de Nancy, Extrait du J. S. A. //., juillet 1861.

l\. Testament de René II : « Voulons et ordonnons que toutes et quelconques fondations, que nous cl notre très chère et très aimée compaigne et e(>ouse nous avons faits par cj-devant stMent entretenues et observées à toujours la procession de la victoire qu'il a plu à Dieu, la TÎgille de l'Epiphanie, nous donner à l'cucontre de feu Duc Charles de Bourgongne tenant sièçye devant Nancy. • DoM Calmkt, t. Ili, Pr., col. 350-357.

5. Htoo, ms. cité, p. a3g. Lio.nmois, 1. 1, p. gg. CoLLic.'tON, Souvenirs, p. i4« Au-desaous de ce distique.

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