‹ Histoire de NancyChapitre 503 sur 642 · I. Nancy' Artiste, 1888, pi · texte numérisé non relu

I. Nancy' Artiste, 1888, pi

3. LiomTois, t. I, p. 594. n fut enterré le 6 juillet dans la crypte royale, à côté de sa femme.

'i, H. Thirio.n, Les Adam et Clodion, p. 168. En i8ao, Ton a fait graver par le marbrier Michel sur le socle de ce tombeau l'inscription suivante :

Ici repose

François-Maximilikn,

Comte de Tekczin,

Duc d'OsSOLINSKI,

chevalier de l'Ordre

du S^-Esprit,

Grand Trésorier de la

Couronne de Poloijiic,

Grand Maître de la Maison

de Stanislas I«' ,

Hoi de Polocjne,

Duc de Lorraine et de Bar,

Décédé à la Malghanuk,

le !•' juillet 1756.

Par erreur, Michel a (jravé Tenezin à la ligne 4 ; comme à la ligne suivante, Ossolenski au lieu de Otsolinski.

4. On voulut d'abord commander le tombeau à Pajou. Dwerot écrit : « Vassé, qui a bien autant de talent que Pajou et <)ui est plus leste que lui, lui a soufDé l'entreprise du tombeau du roi de Pologne. Le baron de Gleichen, qui s'y connaît, fait grand cas de sa composition. » Salon de 176g» Œuvres complètes, t. XI, p. 45g.

OCJ2 lUSTOlKK DE XANCY.

1771'; et Vassé mourut le 3o novembre 1772*, avaut que l'œuvre fût achevée. Un de ses élèves, Félix Le Comte ^ la termina et la fit mettre en pbce en Tannée 1774* Vassé, obligé de faire un pendant au monument de h reine, dut adopter, lui aussi, comme fond, une grande pyramide. Adoaié i elle, le roi Stanislas, vêtu à la polonaise, repose sur son tombeau, la muB de justice et le sceptre de paix à côté de lui. Son attitude est paisible et calâe; elle contraste avec celle des deux figures placées plus bas ; la ZorroHie le fixe avec douleur et s'appuie sur deux tablettes où est exprimée tovle it reconnaissance : Non recedet memoria ejus ; Et nomen ejus reqmuttmr a générations in generationem;\9L Charité est étendue sans force dans Patdtnde de la douleur la plus vive et de l'abandon le plus complet; tout entière à ion deuil cruel, elle ne se préoccupe plus de l'enfant qui cherche son aem^. Entre ces deux figures, le globe de la terre, à moitié couvert d'un long voile de deuil^ est le symbole de la douleur que causa la mort de Stanialas. Ces trois figures, dont certaines parties sont d'une exécution achevée, ne w combinent pas en un tout harmonieux, ce qui explique le jugement un pea wtftn de Diderot : « Composition maigre, trois figures formant un triangk de mauvais effets » Sur le soubassement, on a gravé sur une plaque de maibre l'inscription suivante :

Hicjacet Stanislaus I. cognomine beneficus, PervcuHas sortis humanœ vices jactatus, nonfraciiu.

Ingens orbi spectacnlum,

iJbif/ue, vel in exilio, Reœ, beandis populis natus,

Ludovici XV gêner i compleœu exceptas,

Lotharingiam, patris, non Domini rilu, rexit, fouit, eœortuwii.

Hune pauperes quos aluit, urbes quas instauravit, retigio

Quant eœempUs instituit, scriptis etiarn tutatus est,

Insolabiliter luxere.

Obiïi 23 Febr. An, 1766, œtat 88^.

et un peu plus haut, en dessous du globe, on lit:

Modicus opes sapienti adaugens Dispensatione, omnia publicœ rei Projulura prudenter excogilavit, Suscepit anirnose, magnijtce perfecifi.

Deux années après la mort de Stanislas, le 22 septembre 1768, on amenai

1. DiDKHOT, Salon de 1771, Œuvres complètes, t. XI, 1876, p. 533.

2. Hknri Stki.n, Le sculpteur Louis-Claude Vassé, Paris, Pion, 1886, p. i3.

3. Lio.NNois, t. I, p. 587. Félix Le (lomte, né à l'aris en 1737, acadcmicieu en 1771, et mort à l*aris en 181 7.

/». Lorraine-Artiste, i8y3, p. 002 et planche.

5. DiDKiioT avait écrit d'alwrd : « La composition m'en paraît sage, ncUc et propre à rendre clairement la pensée de Tauteur. »

6. C'est l'ancienne inscription un peu modifiée au début qui a été rétablie en 1807.

7. Cette inscription se lisait autrerois sur une table de marbre blanc près de l'autel. Le début en a clé modiûé et pou heureusement. Jadib il y avait : In modicis opibus sptendida parcimonia divts»

(l'ar Louia-(;bude Vtisw.)

LR MONUMRNT DE MARIE LESZCZINSKA. BqB

Bonsccours le cœur de sa fille, la reine de France, Marie Leszczinska, donl le

(far Louis-Claude Vasuc.)

corps avait i^U' enterré dans les caveaux de Saint-Denis. La cért^monie de translatiou fut très solennelle, et la maison de campagne du |H>intre Séné-

mont, d'où partit le cortège, a gardé longtemps le nom de Cœur-en-Côte '. Louis XV commanda à Vassé, chargé déjà du tombeau de Stanislas, un petit monument. Le sculpteur reproduisit les traits de la reine dans un médaillon que découvrent deuY génies en pleurs. L'un d'eux porte dans sa droite un cœur de marbre. Ce monument est fort gracieux et Diderot dans son Salon de 1771 lui donne la note très bien^. Au-dessous, Ton a copié l'inscription suivante :

MarUe Sophiœ,

Ludovici XV ujcoris, Staniêlcu Jilix,

Regno, pâtre, cœlo dignissimœ.

Cor ex festamento.

Obiit Verscdiis, 2ijunu ij68^.

En même temps que Stanislas ornait Téglise de Bonsecours du premier de ces tombeaux, il lui donna son élégante chaire à prêcher en stuc doré et polychrome. Elle est soutenue par quatre tôtes : aigle, ange, lion, et bœuf, attributs des évangélistes ; elle est décorée de jolis petits bas-reliefs représentant le Sauveur donnant les clefs à saint Pierre et trois évangélistes : Matthieu, Marc et Jean; sur la rampe, saint Pierre, saint Paul et saint Luc. L'ensemble s'harmonise bien avec le stvle de l'édifice^.

Stanislas consacra aussi à la Vierge de Bonsecours les trophées qu'il avait remportés. Les habitants de Dantzig lui avaient envoyé, en souvenir de la défense énergique de cette ville, un grand drapeau brodé à la main et un autre exactement semblable de plus petite dimension. On y voit représenté un arbre dont la tempête a brisé les branches. Un aigle aux ailes éployées sort des nuages et dirige son vol vers le soleil radieux.

Turbine discusso, par summis ferre serenum.

« Après la tempête, je puis apporter le calme dans les hauteurs. » Cette allégorie s'appliquait parfaitement k l'ancien roi du royaume turbulent de Pologne, devenu duc de la paisible Lorraine. Ces deux étendards furent placés plus tard près du tombeau de Stanislas ; un seul s'y trouve encore aujourd'hui ^

Le roi de Pologne aida l'église à se procurer ses quatre cloches ^ ; il fournit

I. Celle maison de campagne, appelée autrefois La Chatte, correspond au n* i3 de l'arenue de Boufllers. Sénemonl rappela ce souvenir par un tableau qui orne encore aujourd'hui l'une des salles de celte propriété. Cr. l'article : Dépôt da cœur de la reine Marie Leceins/ca dans réalise de Bon- Secours, dans le J. S. A. L., i86a, p. 65.

a. Salon de 1771» Œuvres complètes, t. XI, p. 533.

3. L'inscription ancienne a été un peu modifiée en 1807. Autrefois, on yoyait sur le monument les armes de France accolées à celles de Louis XV. Lionnois, t. I, p. 588. Voir, sur ces tombeaux de Bonsecours, Auguin, La Meurthe dans la Lorraine illustrée, pp. 534-535.

4. Celte chaire a été dessinée par C. Martin dans la Lorraine illustrée, p. 53a.

5. Le plus (jrand fut donné en 181 5 à Sokolnicki. Cf. infra, p. 60a.

6. Une seule subsiste aujourd'hui. Elle eut pour parrain Stanislas et pour marraine sa femme, Catherine Opalinska. Elle fut fondue à Nancy par Jean Queyrat en 1741*

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