‹ Histoire de NancyChapitre 510 sur 642 · Le procès-verbal publié par Lbpage, o. /., pp. a8-3a · texte numérisé non relu

Le procès-verbal publié par Lbpage, o. /., pp. a8-3a

5 M. l'abbé Morel protesta contre cette allégation par une lettre adressée aux journaux de Nancy. Elle se trouve au dossier : Notre-Dame de Bonsecours, à la bibliothèque du Musée lorrain. Sokolnicki était mort à Varsovie le a3 septembre 1816; lors d'une revue, il avait été renversé par un cheval ombrageux. Après l'insurrection de la Pologne de i83o-i83i, la Société des sciences de Varsovie fut dissoute, ses collections scientifiques et littéraires confisquées. La caisse qui renfermait les souvenirs de Stanislas fut ainsi transportée en i834 à Saint-Pétersbourg où elle resta inaperçue pendant plus de vingt ans. Retrouvée en 1867, elle fut envoyée au ministre de l'intérieur. Celui-ci la fit placer dans un caveau de l'église Sainte-Catherine, où elle est encore aujourd'hui. Le 10 novembre 1880, M. Stanislas Thomas est descendu dans le caveau royal et a constaté qu'il était en parfaite conservation. Le caveau de la nef où sont enterrés quelques religieux Minimes a été visité de son côté pour la dernière fois le 17 janvier 1881. /. S, A» L,, 1881, p. la.

Go4 IIISTOIHK DE NANCY.

pauvres, sans armes, proscrits, mais pourtant forts '. » Au haut du marbre ils f|ravèrent divers emblèmes polonais : la faux des faucheurs de lygS, l'étendard des clievau-légers, le bonnet de confédéré que surmonte la plume de héron, en faisceau entre Taigle de Pologne et le cavalier d la poursuite At Lithuanie. Au-dessus, en un médaillon de bronze, est représenté un homme qui, Pair farouche, traverse le monde, traînant à ses pieds une chaîne brisée el dégageant sa main d'une autre chaîne, image du Polonais qui préfère Texil à la servitude. Que ces souvenirs sont aujourd'hui lointains ! En dépit de ces belles protestations, les nationalités, hélas ! meurent comme les individus.

Toutes ces cérémonies, une nouvelle visite du comte d'Artois en novembre i8i49 de ce même comte d'Artois, devenu Charles X, le i4 septembre i8a8, du roi Louis-Philippe, le i4 juin i83i^, signalèrent la chapelle à l'attention publi(iue. Elle continuait d'être desservie par le curé de Sainl-Pierre ; mais, en iS4i, M»' Menjaud, coadjuteur de Nancy, créa, près de la chapelle, une maison de retraite pour les prêtres du diocèse infirmes ou trop âgés, incapables de remplir leur ministère '. Ces prêtres, qu'on a pris l'habitude d'appeler

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