‹ Histoire de NancyChapitre 524 sur 642 · Cf. supra, p. $6(i · texte numérisé non relu

Cf. supra, p. $6(i

auteur un imagier de Toul, maître Pierre, et qui datait de i49o'* On se rappelle que telle était l'image représentée sur Tétendard du duc à la bataiUe de Nancy. C'étaient ensuite les divers papes ayant appartenu à Tordre de Saint-François, tiare en tête. Des traces de ces peintures sont encore visibles. Sur l'un des piliers, devant la chapelle de saint Bonaventure, on a retrouvé une image de saint François qui a été repeinte avec des couleurs très vives; on a aussi découvert sur un pilier de la chapelle de la Vierge une représentation eflacée de la Mère de Dieu, entourée de deux branches de lis, avec cette devise : C'est mon refuge^.

Outre ces peintures faites sur la pierre nue, Téglise possédait un assez grand nombre de tableaux. La plupart d'entre eux étaient dus à un peintre célèbre du temps de Léopold, CJaude Charles. Sur les deux autels, placés aux extrémités de la table de communion, se trouvaient du côté de l'Évangile un saint François d'Assise, du cAté de IVpttre un saint Antoine de Padoue'. De même, on admirait dans la nef la copie faite au quart des Noces de Cana de Paul Véronèse. Le duc Léopold envoya son peintre favori k Venise pour y prendre copie de cette toile célèbre, dans l'église Sainl-Ceorges-le-Majeur; il lui avait promis 5,ooo écus de Lorraine pour son travail; mais, dit Lionnois, il en fut si enchanté, qu'il doubla la somme^. L*original, la plus grande des toiles de Paul Véronèse, rapporté d'Italie par Bonaparte, est aujourd'hui au Salon carré du Louvre; quant au tableau de Claude Charles, qui a le mérite de l'exactitude, il se trouve au musée de notre villes

Actuellement, l'église contient (pielques toiles du même artiste au pinceau très fécond. Dans la salle ;\ manger de l'hôtel Lunati-Visconti, situé rue de Cuise au n^ 4 actuel^, Claude Charles avait représenté deux grands sujets d'histoire sainte7, l'arrivée d'Eliézer en Mésopotamie et la rencontre qu'il lit de Rébecca, d'une part, le mariage d'Isaac et de la fille de Bathuel

I . G uiLLAUME, Cordeliers et chapelle ducale de Nancy, p. a6, d'après les comptas rendns du recevrur général de Lorraine. Pierre de Toul est difTcrent de Pierre de Strasbourçi cité plus haut, p. i63, n. s.

a. L'on ne voit plus qu'une partie de la robe bleue de la Vierge. Puis on lit sur un |4iylaclëre ces nuits: « C'est mon refuge u, et entre deux branches de lis se trouvent en un cartouche ces Tvni

La fleur de lys plaisante, nette et pure, Marie h droit représente et figure.

Des désolez la consolation^ C'est mon refuge en tribulalion.

Ablx^ GuiLLAUMK, Sur (quelques changements opérés en dernier lieu aux Cordeliers, dans le /. S. A, L., iHCyii, p. ao8. Sur les autres traces de peinture qu'on voit en montant A la tribune et sur les arcs de la chapelle des Rois, lire un article de M. (j.vkton Save, Les Fresques de l'église des Corddien, J. S. A. L., i84j7, p. la. Solou M. df Souiiesmks, les écussons qui sont représentés dans cette chndle sont ceux de Pierre Le (Herc, marchand de Xancy anobli le i'^ mars i5i3, el de Catherine de Trêves, sa femme. J. S. A L., i8<)7, p. 3i.

3. LioNNois, t. I, p. lia. Guillaume, Cordeliers et chapelle ducale de Nancy, p. sa. On roît anjourd'hui à notre église Saint-Nicolas un autre saint Antoine de Padoue, de Claude Charles. L'inventairP de i7<jo constatait dans l'église des Cordeliers la présence de i6 tableaux. A. D., Q, 355.

i^. LiONNOis, ibid.

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