‹ Histoire de NancyChapitre 54 sur 642 · Ms. cité, ft> i · texte numérisé non relu

Ms. cité, ft> i

6. Ms. cité, (^ 274. L'on a écrit par erreur 1787 au lieu de 1788.

7. Registre de l'Évêcbé de Nancy, cité par Lepage, 0. /., p. 34, note.

8. Cf. le procës-vcrbal de cctle réunion, Bibl. de Nancy, ms. 594 (56), P» 5.

9. Voir sa su[iplique « à leurs Majestés et leurs Altesses électorales cl sérénissimes les Rois, princes, électeurs, états et membres du g** empire romain assemblés par leurs ambassadeurs et députés à la diète de Ratis}>onne s. Bibl. de Nancy, ms. SgO [hiZ^], F° a35.

FIN DU CHAPITRE DE BOUXifeRES. f) 1

Elle traversa les orages de la Révolution, vint s'établir sous TEmpire à Nancy et y mourut paisiblement le lo avril 1826, à Tâge de 80 ans'.

Le 2 septembre 1792, Ton vendit aux enchères tous les objets mobiliers qui étaient restés à Bouxiëres; plus tard, le 7 pluviôse an VI — 26 janvier! 798 — l'église et les bâtiments des chanoinesses furent adjugés et divisés en une série de petits lots*. Cette église n'était plus celle de saint Gauzelin. Le temple avait été rebâti au xm* siècle et, en Tannée i244> le pape Innocent IV avait accordé des indulgences aux personnes qui contribueraient de leur bourse à la réédification ^ Seulement à l'église gothique demeuraient accrochées des parties plus anciennes. Aujourd'hui l'on voit encore deux pans de mur se coupant à angle droit ; à l'intersection se trouve une colonne cylindrique dont le tailloir carré supporte les nervures d'une voûte*. Ces débris appartiennent incontestablement à un édifice du xi^ siècle ; ils faisaient partie d'une chapelle placée sur les flancs de l'église plus récente. Celle-ci s'élevait non au sommet de la colline, mais un peu en contre-bas, sur la plate-forme appelée Beauregard. Là où était son portail se dresse aujourd'hui une croix de mission. Elle se composait d'une nef, d'un transept et d'un chœur ; mais des chapelles disposées fort irrégulièrement, soit plus anciennes, soit plus récentes, en faisaient un édifice très irrégulier. Le cloître était parallèle à l'église du côté nord ; le centre en était marqué par un puits très profond qui existe encore. Les maisons des chanoinesses se trouvaient au sommet de la montagne ; un grand escalier leur permettait de gagner directement le chœur de l'église. Aussitôt après la vente, l'église qui menaçait ruine fut démolie ; du côté du portail se sont élevées d'humbles maisons de paysans, et, là où était le parvis poussent à grand'peine, au milieu des décombres, de maigres légumes. Disparu aussi l'escalier qui menait de l'église au sommet I Les maisons des chanoinesses sont devenues des demeures rurales ; une seule a belle apparence, celle qui est située à l'extrémité du plateau et dont les murs très blancs limitent l'horizon de Nancy : c'est l'ancienne abbatiale.

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