Voir notre Éloge de Lionruns, pp
3. Mort d'Elyange, Relation de ce qui s*est passé à Nancy, à la mort de S, A. R. Madame Anne- Charlotte de Lorraine, abbesse de Remiremont. Strasbourg, in-12 de i4 pages. M. l'abbé Guillaume a publié une autre Relation de V enterrement de la princesse Charlotte de Lorraine (par Pierre de Sivry) dans les M. S, A, L., ï96^, p. 242. Gilbert a composé à propos de cet enterrement une poésie sur laquelle M. C. Pèlerin a récemment attiré Taltention, A. />. E., igoo, p. 597.
4> Procès-verbal cité par l'abbé Guillaume, Cordeliers et chapelle ducale, p. 164.
5. Voir sur ce prince un article de E. Langlois, Un évêque de Verdun ensorcelé.,., dans les A. D. E., 1895, p. 277.
6. Ou du moins ce qu'ils prenaient pour les restes d'Isabelle d'Autriche. Cf. supra., p. C5i, n. 2.
7. Les procès-verbaux ont été publiés en partie par l'abbé Guillaume, Cordeliers et chapelle ducale, pp. 207 et ss.
être descendus plus tard dans le caveau '. Mais à ce moment l'esprit révolutionnaire soufflait ; on faisait disparaître les vestiges du passé ; MM. Simonin père et (ils, appartenant à une illustre lignée de chirurgiens de Nancy, s'emparèrent des caisses et les mirent en lieu de sûreté. Ils se procurèrent aussi les boîtes de plomb qui contenaient les cœurs de François I*% de Christine de Salm, et de la mère de celle-ci, Marie le Veneur, et qui étaient réunies daas un tombeau à l'église Notre-Dame*. Tous ces restes ont été unis, en 1826, à ceux des anciens ducs.
Ceux-ci devaient subir d'étranges vicissitudes. Le 9 août 1798, le conseil général de la commune de Nancy décida que les armoiries et ornements qui décoraient les tombeaux des « ci-devant » princes et rois à la Chapelle ducale, seraient démolis pendant la fête de la Fédération, fixée au lendemain ^ A la fin de cette année, le comité de salut public donna l'ordre de rechercher les cercueils de plomb pour en faire des balles. C'est alors qu'on viola les tombes de la chapelle ducale. Pourtant, cette \dolation se fit avec un certain ordre, si l'on peut réunir ces deux mots. Beaucoup d'urnes funéraires, incrustées dans la muraille, ne furent pas dérangées. La poussière recueillie dans les anciens cercueils fut versée dans une fosse soigneusement creusée dans le caveau même. Quant aux ossements tirés des tombes plus récentes, ils furent transportés dans la fosse commune du cimetière des Trois-MaisonsS }\ l'emplacement où s'élève aujourd'hui l'imprimerie Berger-Le\Tault. Mais ces restes demeurèrent séparés de tout alliage étranger, en un endroit que connaissaient bien les vieux Lorrains. Aussitôt après le Concordat, on songea à les restituer à la chapelle ducale. Quand, en 1810, l'impératrice Marie- Louise, descendante des ducs lorrains, passa à Nancy, on lui communiqua ce dessein ; mais il ne fut pas exécuté tout de suite ; la chapelle restait désolée, abandonnée complètement ; on ne pouvait s'en approcher qu^avec peine, et, en i8i4, l'empereur d* Autriche François I*' fut obligé de regarder par une ouverture des murs l'endroit où avaient reposé ses ancêtres.
Sous la Restauration, on songea enfin à rendre les honneurs aux reliques jetées dans le cimetière des Trois-Maisons. Une commission les reconnut le 22 décembre 1817. A cette date, il était question de les transporter dans la cathédrale, où une chapelle serait devenue chapelle expiatoire. Mais une pétition des habitants de la ville demanda le rétablissement de la chapelle ducale ; elle fut entendue en haut lieu. Louis XVIII accorda pour les réparations une somme de 5oo,ooo francs 5. La chapelle ducale reçut une parure
1. A la Bibl. nationale, ms. fr. i453i, on trouve un Précis du mémoire adressé à S. M, VEmpereur et à S, A. R. M^' l'archiduc Ferdinand, grand-duc de Toscane, touchant la profanation de la chapelle Royale et la violation du caueau où reposaient les autres ducs de la maison de Lorraine it Nancy, L'auteur est l'abbé de Rulie : il y raconte les recherches faites, en 1791, à VarangéTÎUe, à IV'aupré et à Clairlieu. Nous avons publié ce Précis dans le /. S. A. L», 190a, mars.