‹ Histoire de NancyChapitre 546 sur 642 · Nancy, Histoire et Tableau, p. ia4i note i · texte numérisé non relu

Nancy, Histoire et Tableau, p. ia4i note i

3. Ouverture du caveau ducal et cérémonie funèbre du y novembre i856 dans le J, S. A, L.^ i85C, p* 171 (on a imprimé à tort la novembre).

Royaumont gisaient abaudonnés les trois cercueils de Henri de Lorraine, comte d'Harcourt, le premier gouverneur français de TAlsace, f 1666, el ceux de ses fils, Louis de Lorraine, comte d'Armagnac, et François- Armand de Lorraine, évêque de Bayeux'. On apprit ces faits à Tarchiduc Maximilien, qui venait de visiter le tombeau de ses aïeux, et, sur ses ordres, les cercueils de Royaumont furent apportés à Nancy. On rechercha en même temps dans les maisons qui avaient remplacé le couvent des Carmélites à Pont-à-Mousson, le corps de la princesse lorraine qu'on eut la chance de retrouver, et, le g novembre, trente ans après la précédente cérémonie, quatre cercueils s'ajoutèrent aux onze autres, déjà déposés dans le caveau ducal *.

En 1867, lors de la visite de l'empereur d'Autriche, François-Joseph, le caveau fut ouvert pour la seconde fois. L'abbé Guillaume profita de celle circonstance pour rechercher si dans l'église même des Cordeliers il ne trouverait pas quelques ossements des princes lorrains qui jadis y avaient reçu leur sépulture. Il découvrit en efTet, entassés dans l'ancien caveau où avait été enterré le cardinal de Vaudémont, divers ossements jetés là après les profanations de 1793 et ayant appartenu, selon toute apparence, au cardinal, à son père, Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont, et à son frère, Philippe- Emmanuel. Il enferma le tout dans une caisse qu'il déposa, le 3o octobre, sous le caveau ducal, après avoir récité les prières des morts 5. Ce fut la seizième et dernière caisse de la sépulture. Sous le caveau se trouvent ainsi les débris de 80 princes dont 78 ont appartenu à la maison de Lorraine^.

En i885, après la mort de l'abbé Guillaume, les caveaux ont été ouverts sur la demande de l'empereur d'Autriche et les cercueils ont été trouvés en bon état.

Nous avons dit quels morts augustes reposaient sous la chapelle* Pour achever cette histoire, il nous faut encore indiquer les noms des visiteurs illustres qui ont prié sur ces tombeaux. Avant la Révolution, le 17 mai 1770, Marie-Antoinette, se rendant à Paris où elle devait épouser le fils du dauphin, le futur Louis XVI; le 5 mars 1776, l'archiduc Maximilien-Frauçois, voyageant incognito sous le nom de comte de Burgau ; le 12 avril 1777» l'empereur Joseph II lui-même, s'arrêtèrent à Nancy, et ces enfants de François de Lorraine éprouvèrent une vive émotion en s*agenouillant sur cette

1. Lettre du préfet Albeht Lkkglic à la Société d'archéoJogie, /. S. A, L,» i855, p. 49- Dans cette lettre, il est question d'une boite en farmc de cœur qui avait clé trouvée à Royaumont vers i8s4 ou i8a5 et envoyée à Nancy. Cette boite renfermait le cœur du prince (Camille de Lorraine dont il a êlê question plus haut, p. 655.

'j. Procès-verbal cité dans p. 655, n. 3.

3. Abbé Guillaume, Translation des restes mortels de Charles de Lorraine, cardinal de Vaadé" mont, 8j^ évêque de Tool, et des princes de Mercœur dans le caveau de famille, sotu la chapelle ducale, le 3o octobre 1867, dans le J. S. A. L., 1867, p. 171.

4. Voir la liste dressée à la fin du petit guide de l'abbé Guillaume, Nancy, i885. Dans cette liste de 7<j nunis, les n<» 52 et 74, 53 et 73 font double emploi. Restent 77 auxquels il faut ajouter les débris du cardinal de Vaudémont et des deux princes de Mercœur, qui y ont été placés en 1867. Le< deux personnages n'appartenant pas à la famille ducale sont Charles le Téméraire et Marie le Veneur, mère de Christine de Salm.

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