Lettres du 3i janvier i477* (Lkpaoe, /. l,, p. 3a
10. Lettres du 29 septembre i477* (Lepage, /. L, p. 44*) Landécourt, c. de Bayon; Franconville et SéranviUe, c. de Gerbéviller. C'étaient les dépouilles du seigneur André d'Uaraucourt.
II. Lettres du 4 juillet 1477. (Lepage, /. /„ p. 54-) Cette terre fut confisquée sur Gaspard de Koville.
la. Lettres du 3 juillet i477f publiées par L. Quintard, Bayon et ses seigneurs, dans les M. S. A. L., 1900, p. a4*
i3. Lepage, /. t., p. 99. Cet engagement fut repris dans la suite par Oswald de Thierstein. Jean de Bidofl avait déjà obtenu précédemment la terre et seigneurie de Hemicourt. Il devint aussi capitaine de Marville. Cf. supra, p. 5oo.
seigneur de Damvillers et Chauvency '. Dans l'histoire locale des seigneuries lorraines, la bataille de Nancy marque une ère nouvelle : beaucoup de villages changèrent à ce moment de maître.
Il fallait récompenser non seulement les particuliers qui étaient demeurés fidèles, mais aussi les villes et villages qui avaient combattu le bon combat et souffert dans la lutte. René II remercia avec effusion les bourgeois de Toul qui lui avaient prêté quelques deniers, tandis qu'il fondait diverses oraisons perpétuelles à la cathédrale de Toul, parce que, pendant la guerre, les chanoines n'avaient cessé de prier pour le succès de ses armes'. Il exempta de tailles pour un certain nombre d'années les habitants de Laxou, de Villers, de Laneuveville et des villages du Vermois, parce qu'ils avaient perdu, ces trois dernières années, leurs meubles et leurs bestiaux, que leurs maisons étaient démolies, que quelques-uns avaient dû payer rançon pour recouvrer leur liberté'. 11 renouvela aussi en bloc les privilèges de la noblesse^; mais la ville de Nancy surtout, qui avait résisté avec tant d'énergie, reçut des privilèges considérables ^ Nous avons déjà vu que, par un premier acte daté de Toul le i4 février i477j elle fut exempte de toute taille pendant la vie de René II et que, par un second acte du i3 juin 1497» ^^^^^ faveur fut déclarée perpétuelle et irrévocable. Nancy était affranchie de tout impôt direct, et jouit de ce privilège jusqu'à la Révolution. Cet avantage attira dans la cité de nombreux étrangers ; la population ne tarda pas à s'accroître et, certes, dès le xvn" siècle, Nancy serait devenue une grande cité, sans les épouvantables calamités qu'allaient faire peser sur elle les diverses occupations françaises.
Une seule catégorie de citoyens devait être frappée par le vainqueur ; ce furent les israélites. Les juifs obtinrent souvent des ducs des autorisations de séjour dans la Lorraine ; mais leur situation était précaire. Ainsi, d'après une source, un peu suspecte il est vrai, le duc Simon II (i 176-1205) aurait expulsé les juifs du duché, comme coupables de parodier dans leurs synagogues les cérémonies de la religion chrétienne^. Le chroniqueur Richer de Senones, qui vivait au début du xm"" siècle, nous apprend que de son temps une multitude de juifs vivaient à Saint-Dié^. Un jour l'un d'eux, qui avait l'habitude de se livrer à toutes sortes de sortilèges, fut accusé d'avoir enlevé
I. Lettres du lo avril 1477. (Lepage, Commentaires sur la Chronique de Lorraine, p. 84.) Chauvency, c. de Montmédy. Ajoutons encore que René donna ]e gourernement de Daroey à Geoflroi de Dassompierrc, celui de Marvillc à Vautrin de Nettancourt, et la prévôté du même liea à Philbert du Ilautoy. (UuGO, Vie de René II, p. a^a.)
a. Lettres du i^ novembre iA77> citées par Lepaoe, p. 74.
3. Hugo, Vie de René II, p. a4a. La charte pour Laneuveville du i3 janvier i477f ^^^ P^^*'' Villcrt et le Vermois du 8 avril i477f ^'^'^ Lepage, pp. 70-71.