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DEUXIÈME PIÈCE

Grandisonum rébus, Moratum gente, diebus JVancei/um privai me. Car Lotaringia vieil?

« (irandson me piive de mes biens, Morat de mon peuple, Nancy de ma vie. Pourquoi la Lorraine a-t-elle vaincu? » (Le mot Lolaringia semble mal scandé.)

On trouvera d'autres vers et dictons sur la mort de Charles le Téméraire dans l'ouvrage anonyme suivant : Ausfuhrliche und grundrichtige Besckreibang der Herlzogthûmer LoUringen und Savoyen, dess obern und untern Elsasses, der Franche-Comté oder Grajfschaffl Burgund und desz ganlzen S chweitzer landes, Franckfurt und Leipzig bey Christoff Riegel, a. 1G90. Voir p. 278-280. Nous citons les vers allemands :

Bey dreyen Slùdlen yieng zu Grand

Dein Prachl, Fursl Carol von Buryund!

Murlen nahm Leul, Gransee das Gui, Vor Nanse lagsl du selbsl im Blul.

P. [^']b, n. 5. — Depuis que ces lignes ont été écrites, Tédition de la Desconjilune par M. Mugnier a été publiée, Paris, H. Champion, 1901, 29 pages. M. Mugnier complète les lacunes du manuscrit de Chambéry à Taide de celui de Lille et aussi de celui de la Bibliothèque nationale, fonds français, n^ 1707. M. B. de Mandrot a aussi publié récemment dans la Collection de textes pour servir à l'étude et à l'engeignement de Chistoire une nouvelle édition de Commines « d'après un manuscrit inédit et complet ayant appartenu k Anne de Polignac, comtesse de La Rochefoucauld, nièce de Tauleur ». Paris, Alphonse Picard, 1901. Le premier volume, le

seul paru, s'arrête en 1477» après le livre V. L'annotation est faite avec beaucoup de soin et est intéressante. Il s'y est pourtant glissé des erreurs. Page 871, n. i, les dates des prises d'Épinal et de Lunéville par René II sont fausses. Page 386, n. 3, il faut lire : « I/armée arriva h Saint-Nicolas-du-Port, le samedi 4 janvier 1877 », au lieu de « le samedi, i*' janvier ». Page 887, Condé, dont parle Gommines, n'est pas Gondé-Northen, au canton de Boulaj (Bolchen), au confluent des deux Nieds, mais Gustines sur la Meurthe, près de Nancy. L'exposition que fait M. de Mandrot de la bataille de Nancy, page 388, note, est, en ses traits généraux, exacte. Il identifie fort bien les deux capitaines français qui engagèrent le combat et nous avons pu le suivre, page ^g^- La note i de la page 389 est erronée. Le jeune Colonna n'accusa pas le comte de Gelano d'avoir tué Gharles le Téméraire. Le texte de la besconfiture porte simplement que le page était attaché à la personne du comtf de Gelano.

F. 507. — Nous n'avons pas mentionné la légende, jadis racontée par Tabbc Jean-Baptiste Descamps, Lta Vie des peintres flamands, allemands et hollandais, Paris, 1753-68, 4 volumes in-8^, d'après laquelle le peintre Hans Memling aurait combattu dans les rangs de l'armée du Téméraire, à Nancy, et y aurait été blesse; puis, recueilli à l'hôpital Saint-Jean de Bruges, il aurait peint par gratitude pour ses bienfaiteurs la « châsse de sainte Ursule » et le c mariage de sainte Gatherine ». Absolument aucun document ne prouve que Memling ait combattu k Nancy. Cf. James Weale, Hans Memling, Londres, 1901.

P. 507, ligne 17. -- Effacer de la liste des morts k la journée de Nancy le capitaine Troylo. Le personnage fut simplement blessé, comme il est dit p. 5o8. Cf. |>. 5i6, n. 5.

Page 5 10. — Dans les différents Musées suisses, une série d'objets sont indiqués comme provenant du butin conquis sur Gharles le Téméraire. Mais la provenance n'en est pas toujours sûre ; ainsi les belles tapisseries du Musée de Berne représentant l'histoire de Gésar et la légende de Trajan sont bien d'origine flamande ; mais il est prouvé aujourd'hui qu'elles n'ont jamais appartenu au duc de Bourgogne. Seules deux tapisseries de ce Musée ont été prises dans les guerres bourguignonnes : l'une où sont reproduites, en couleurs vives, les armoiries complètes de Bourgogne: l'autre où, sur un fond noir parsemé de fleurs diverses, ressortent les armes de Philippe le Bon ; dans chaque coin le briquet lançant des flammes et deux e (peutêtre le briquet stylisé) liés ensemble. 11 est question de cette dernière tapisserie dans l'inventaire de la chambre des comptes de Lille de mai 1466-67 : « La chambre (le tapisserie de fine verdure faicte aux armes et devise de M. le duc avec « et f el à fuzils. » (GuiFFREY, MuNTz et PiNCHART, IHstoire générale de la tapisserie, 6* cahier, p. 34.) De même on conserve encore k Berne une série de bandes de soie verte, portant en lettres d'or la devise de Gharles le Téméraire : Je Vay emprins, avec un dessin où sont réunis la croix de Saint-André, le briquet et le« deux e. Ces bandes étaient sans doute attachées aux sièges et aux baldaquins du duc de Hourgogne.

Mais une fois qu'il est prouvé qu'un objet a appartenu au Téméraire, reste à déterminer de quel champ de bataille il provient, de Grandson, de Morat ou de Nancy? Cette détermination est très délicate, et on ne peut que reproduire la tradition, sans la garantir. A l'Arsenal de Soleure huit drapeaux bourguignons' sont conservés; trois d'entre eux ont été conquis, dit-on, k la journée de Nancy. I>eux

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