‹ Histoire de NancyChapitre 75 sur 642 · LlOMiOIS, t. I, pp · texte numérisé non relu

LlOMiOIS, t. I, pp

8. La cliapelle Notre-Dame-la-Ronde fut surajoutée à l'église. Voir le plan. Aux Archi¥9t nititmalf 1 N^, i3i, Seine, on trouve un autre plan très bien fait dans le volume : Plan des séinintureM, coUèfts et dépendances de l'Oratoire, Sur l'état de ces chapelles au xviii* siècle, voir un mnniucrit et

LE PRIEURÉ DE NOTRE-DAME. 8l

voyait un célèbre tableau de Bellange, qui représentait la Vierge s'élevanl vers les cieux. L'église, surtout depuis qu'elle fut devenue paroissiale en iSgS, reçut de nombreux tombeaux plus ou moins somptueux élevés à des conseillers d'Etat, à des membres de la (^our souveraine, à des ofliciers'. Les anciens fonts baptismaux, remontant sans doute à l'origine, ont été conservés et se trouvent aujourd'hui pittoresquement entourés de lieire, dans la cour du Musée lorrain *.

Derrière l'église, du côté nord, s'élevèrent les bâtiments du prieuré, entourés sans doute à l'origine de jardins et de champs à perte de vue.

Le prieuré une fois fondé, il fallait régler sa situation et lui procurer des ressources. Thierry I" décida qu'il resterait à perpétuité soumis à l'abbaye de Molesme et qu'il devait, en signe de cette sujétion, lui payer chaque année un marc d'argent. Le prieur était choisi par l'abbé de Molesme et, s'il était nécessaire, révoqué par lui. Les moines de même étaient agréés par cet abbé et pouvaient être envoyés à sa volonté dans une autre maison de l'ordre. Si jamais l'abbé venait à Nancy, il gouvernerait en personne la maison et les pouvoirs du prieur seraient suspendus 5. Thierry I"" confirma la charte de donation à la prière de Tabbé Widon (entre un et 1 1 15 *), successeur de Robert de Molesme. Il accorda aussi au prieuré Notre-Dame les revenus de divers alleux ; il lui assura un avantage plus considérable, en lui cédant l'autel paroissial de Nancy K En vertu de ce privilège que confirma l'évéque de Toul Riquin ^, le prieur de Notre-Dame obtint le droit de patronage sur l'église paroissiale de la ville, dont le siège était à Saint-Evre. Aussitôt après le décès d'Albéric, le curé de l'époque, le plus ancien dont le nom soit arrivé jusqu'à nous, il devait entrer en possession du droit de nommer à son gré le chef spirituel de Nancy. On lui accordait les deux tiers de tous les produits de l'autel : messes de mariage, d'enterrement, droits de sépulture, anniversaires, etc. 7. Les deux tiers des dîmes menues et grosses de toute la banlieue de Nancy, que jusqu'alors levait le duc, lui étaient abandonnés. Un tiers seulement de tous ces revenus restait au curé comme portion congrue. Plus tard, en 12 12, les religieuses de Bouxières cédèrent aux

F. VuiLLEMiN, Mémoires historiques pour servir à Chistoire des duchés de Lorraine et de Bar à la Bibl. de Hancy (provenant de M. Beaupré), pp. 266-27 1. Au xiv« siècle, l'on trouve d'autres noms de chapelles. Cf. Documenté sur le prieuré Notre-Dame de A'riAiry (Extrail des A, D. t\, 1897), n® 5o.

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