‹ Histoire de NancyChapitre 76 sur 642 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

5. Rappelé dans une diartc de Mathieu 1"^ de iiA5, Documents, n^ 2. De même, l'autel paroissial de Gommercy était cédé aux moines de Breuil. Cf. Dumo.nt, Histoire de Commercy, pp. 10 et 11.

6. Nous avons deux chartes de confirmation de Riquin, Tune publiée par nous (Documents, n© 1), sans doute la plus ancienne ; l'autre où les droits sacerdotaux sont énumérés plus au long. (L'Abbaye de Molesme, n« 4.)

7. Riquin stipulait seulement ([ue, si le curé célébrait une messe sur la demande spéciale d'un habitant de Nancy, il garderait toute la redevance. Mais, le 22 août iiGi, l'évéque de Toul, Henri de Lorraine, décida que même les deux tiers de ces messes privées reviendraient au prieuré. (L'Abbaye de Molesme, n9 b,)

moines de Notre-Dame le droit de patronage sur le village de Saînt-Dizier et, selon toute apparence, les deux tiers de la dîme de la banlieue*. A une époque inconnue, les moines ont obtenu pareils droits sur l'église et la banlieue de Laxou. Mais, peu à peu, ils cessèrent de nommer des curés spéciaux pour Saint-Dizier et Laxou, faisant desservir les églises de ces villages par de simples chapelains^. Le curé de Nancy, nommé par eux, étendait son autorité sur les trois banlieues et gardait le tiers de la dîme, tandis qu'eux prélevaient les deux autres tiers. Et voilà pourquoi Ton a souvent dit que les territoires de Nancy, Laxou et Saint-Dizier ne formaient à l'origine qu'une seule paroisse '.

Des droits que nous avons énumérés, l'un des plus importants est celui de sépulture. Aussi, d'assez bonne heure. Tunique cimetière de la ville fut établi autour de l'église Notre-Dame^. Pour les morts de Tintérieur de la ville, de la fermeté, comme l'on disait, le service funèbre se célébrait à Saint- Èvre; les morts des faubourgs, des bourgets, selon l'expression de Tépoque, et môme, pendant un certain temps, ceux de Laxou étaient portés à l'église Notre-Dame ; mais les premiers, aussi bien que les seconds, étaient enterres dans le voisinage du prieuré ^ Au début (xn*-xvi* siècle), le cimetière se trouvait à l'ouest du couvent, à l'endroit où Charles III construisit son arsenal. En 1700, lorsque fut percée la rue de la Manutention, l'on mit à jour un grand nombre d'ossements provenant de ce cimetière, appelé le TeiTcau ^. Au milieu de ce champ des morts se dressait une chapelle dédiée à saint Claude et dont les fondateurs furent, le 4 septembre i439, Génin des Moines, secrétaire du roi René, et Claude, sa femme 7. Au début du xvi* siècle, le cimetière fut porté à l'est de l'église et longeait la rue dite rue des Morts qui prit, en 1867 seulement, le nom de rue des États ^. Georges des Moines, descendant de Génin, y éleva (mars i535) en l'honneur de saint Jacques une chapelle qui remplaça la chapelle Saint-Claude 9. En ce cimetière furent enterrés presque tous les morts de Nancy jusqu'à la fondation

I. Cf. notre brochure : Donation de t église Saint-Dizier au prieuré Notre-Dame de Nancy, (^x\T9à\. des M. S. A, L. 189O.)

a. Brochure cilce, p. 11.

3. On a souvent prétendu que la paroisse primitive était Saint-Dizier. Cf. le Mémoire du chanoine de la Primatiale de 1O19, dans Dom Calmkt, Notice de Lorraine, t. II, col. 17 ; les factums de M.de Barancjer et du grand doyen de la Primatiale de 177C (Bibl. de Nancy, fonds lorrain, n»" C64i cl 7667); LiON.Nois, I, 319. Mais cette opinion est tout à fait contredite par les documents. Cf. notre brochure.

4. Sans doute, à l'origine, il y avait un cimetière autour de Saint-Evre même. Il parait avoir div pam au xii** siècle, après la fondation du prieuré Notre-Dame.

5. Acte de \Zl\o entre le prieuré Notre-Dame et la collégiale de Saint-Georges. Chanoine de 1619 dans Dom Calmkt, Notice de Lorraine, II, col. 21. Cet usage est indiqué dans le document comme étant déjà ancien.

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